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Plus de peur que de mal Samedi soir à bord du Voyager 1 alors qu’il effectuait la dernière rotation de la journée entre Saint-Martin et Saint-Barth sous une pluie battante et sur une mer légèrement agitée.

31 passagers se trouvaient à bord ainsi que 3 membres d’équipage, la traversée s’était bien passée comme d’habitude mais alors que le bateau se trouve pris dans un grain particulièrement violent, la visibilité de plus en plus réduite le fait se détourner de sa trajectoire. Par prudence, le capitaine décide alors de réduire la vitesse afin de mieux contrôler le navire pour arriver sans encombre au port de Gustavia tout proche, mais peu avant 19h30, Voyager 1 heurte la roche “le Bœuf”, un îlot situé à 1,5 mile marin (soit moins de 3 kilomètres) de la côte au nord-est de Saint-Barth.

NI VOIE D’EAU, NI BLESSÉ GRAVE

Le choc est brutal mais atténué par la faible allure et 4 personnes sont légèrement blessées. Aussitôt un appel est lancé au CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) et l’équipage évalue rapidement la situation : aucune avarie ne semble être présente en dessous de la ligne de flottaison et aucune voie d’eau n’est détectée ; la décision est donc prise de rejoindre au plus vite la rade de Gustavia où les pompiers aussitôt alertés attendent afin de prendre en charge les passagers, dont les 4 blessés qui sont transférés au centre hospitalier de Bruyn. Le lendemain matin, Voyager 1 est autorisé à regagner Saint-Martin sans passager afin d’être examiné par des experts.

Les voyageurs qui avaient réservé un billet pour Dimanche au départ de Saint-Barth ont tout de même pu faire la traversée avec le Great Bay Express, sauf les rares ressortissants qui ne possédaient pas de passeport et ceux qui étaient accompagnés d’animaux. Le Voyager 1 avait repris du service juste pour quelques jours pendant la réparation programmée du Voyager 3 qui assure la liaison Saint-Martin / Saint-Barth habituellement.

EXPERTISE ET ENQUÊTE EN COURS 

Dès Lundi matin, Jean-Claude La Tournerie, le gérant de la société s’est tenu informé de l’état de santé des blessés et il a également pris soin de contacter chacun des passagers qui étaient à bord lors de l’incident afin de s’assurer que le choc émotionnel n’ait pas été trop important, il s’est déclaré favorable à la mise en place d’une cellule psychologique si toutefois le besoin s’en faisait sentir.

A l’heure où nous mettons sous presse les conclusions des experts dépêchés sur place ne sont pas encore connues, et l’état d’avancement des réparations du  Voyager 3 ne permet pas pour le moment de prévoir une date de reprise des liaisons entre les 2 îles.

Le parquet détaché de Saint-Martin et Saint-Barthélemy a émis un communiqué pour faire savoir qu’une enquête préliminaire a été ouverte par la brigade nautique de la Gendarmerie de Saint Martin pour vérifier le respect de la réglementation maritime relative à l’équipement du navire (radar, GPS, AIS) et aux conditions de son utilisation. JMC

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