A la base, nous avions envie de vous parler de bœuf local… et nous allons le faire, mais pas seulement !

Aux professionnels du tourisme : que vaut cette image de Saint-Martin, qui n’existe que parce que des activités dîtes “anecdotiques” se battent pour persister en marge du lobby “Tourisme”, en termes de promotion de la destination ?

L’allégorie du bœuf…

Comme nous le savons tous, la CCI Saint-Martin sous la houlette de Julien Gumbs et en phase avec les quelques éleveurs locaux œuvrent pour que la filière du “bœuf local” soit suffisamment structurée pour que les étals de vos bouchers favoris puissent vous permettre de déguster ce produit rare. Cela passe naturellement par la difficile gestion d’un abattoir dont la rentabilité reste à construire, dirigé par Emmanuel Gimenez Richardson, lui-même aujourd’hui éleveur.

Une image écornée

On vous voit venir… l’évocation du bœuf local vous fait venir en mémoire l’image de bêtes en vadrouille sur les routes ou en mauvais état pour cause de tique du Kenya… Si l’on ne peut nier que ces images sont encore dans les esprits, il est juste de reconnaître que cela est aujourd’hui moins vrai.

Du sang neuf…

Emmanuel Gimenez Richardson incarne depuis son retour à Saint-Martin le renouveau de cette filière, il vous dira le contraire puisque l’humilité est une de ses qualités.

Il est vrai qu’il fait partie des éleveurs chanceux ou plutôt qui ont la chance d’appartenir à une famille qui a su sauvegarder et développer son patrimoine dans un espace particulièrement favorable, en l’occurrence, la vallée de Colombier. Dans la lignée, il accepte en fait notre rencontre avec ces mots :“Je le fais pour mon fils et ma fille”.

D’ici… et beaucoup d’ailleurs

Retour à Saint-Martin donc en 2011, Emmanuel, après y avoir naturellement passé son enfance a aussi depuis 1995 “bourlingué” dans le bon sens du terme, puisqu’il est acté que les voyages forment la jeunesse. La Yougoslavie, l’Irlande et Carcassonne… Ces voyages, il les doit certainement à son père.  A ce moment, rien ne prédispose l’homme à une carrière agricole puisque c’est pour Amazon qu’il s’emploie essentiellement, faisant partie des 200 cadres européens du géant de la vente en ligne. Des territoires formateurs et un job qui ne l’est pas moins…

L’âme rivée à la terre familiale

Et puis vient la paternité en 2012 (puis en 2015)… ce moment intense qui réveille beaucoup de choses et qui donne l’envie du meilleur pour ses enfants. Et pour grandir, Saint-Martin et ses plages, Colombier et ses espaces, ce n’est pas mal !

Emmanuel Gimenez Richardson et son incontournable grand-oncle, maître des lieu, Monsieur Vere Richardson

Les choses n’arrivent que rarement par hasard et Emmanuel trouve à St Martin, au delà d’un emploi nécessaire, un espace qui n’attend plus que lui (et cette fibre là, il la tient de sa mère)… Vere Richardson, son grand-oncle qui a pris soin de la propriété pendant des décennies et que vous avez forcément croisé route de Colombier coiffé de son couvre chef, peine de plus en plus à assumer cette charge.

Donner de la perspective à l’héritage

La palmeraie, les murets de pierres sèches, les arbres vastes et aux essences improbables, les mornes et la lumière au levant comme au couchant… les racines prennent le dessus. Emmanuel, en plus de son emploi, prend en charge la relève dans le respect du passé et avec son expérience personnelle… une chose est certaine, ce n’est pas dans la pantouffle de Vere qu’il s’installe (sorry), la tâche est lourde.

The beast … un taureau importé de Guadeloupe pour assurer l’apport génétique nécessaire à la pérennité du cheptel

Le troupeau reprend de la vigueur, du sang neuf est importé de Guadeloupe, du matériel aussi et sur les flancs des mornes de Colombier, on peut à nouveau voir ce troupeau plein de vigueur évoluer à souhait. La transformation est totale et profonde pour celui qui retrouve le diapason de son histoire puisqu’il perd 60 kilos (certes en trop !) au passage…

Créer une nouvelle voie et obtenir l’adhésion du plus grand nombre

Ce n’est sans doute pas suffisant pour permettre à la filière de vivre mais c’est un début et un bel exemple de ce que “possible” peut avoir de sens. Nous avons eu l’occasion de goûter à ce produit rare autour duquel peu de publicité est faite faute de pouvoir produire suffisamment pour répondre à la demande… mais nous pouvons vous l’assurer, le boeuf local a un goût que l’on ne croise plus assez souvent et ceux qui ont eu l’occasion de le travailler, qu’ils soient bouchers ou chefs cuisiniers savent sa qualité.

Pendant ce temps, Emmanuel poursuit son investissement pour la filière et pour la vallée de Colombier, pour ceux qui y étaient avant lui et ceux qu’il espère voir grandir après lui.

Le Cheval, pour l’instant invité sur la propriété mais bientôt résident pour le plaisir de conduire le troupeau…

Transmettre une histoire, un patrimoine, une terre en bon état, c’est aussi cela la permaculture

D’autres projets verront le jour, Emmanuel est un manager, il sait composer avec le droit français et conserve des perspectives d’un développement raisonné, respectueux de ce que cette propriété porte en elle… ne pas dénaturer, connaître son histoire, se souvenir de sa grand-mère qui était une “ninja du jardin”, penser différemment, ne pas répondre à l’appel des sirènes… ce sera sans doute la première expérience saint-martinoise de permaculture à laquelle il se forme pour que de la vallée de colombier émergent aussi des goûts de fruits, de légumes, de guavaberry, de cabri, de ouassous… une idée qu’il a su nourrir en s’inspirant encore de ce qui se fait de mieux ailleurs, dans les pas de Geoff Lawton (Un nom à Googleliser durgence !).

IR

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3 Commentaires

  1. OMG YOUR A MIRACLE DREAM, STILL NO LOVE LOST NOR HOPE, THERE WAS COYBOYS, COYGIRLS,
    WELCOM YOU, DZTWEBLUXURYS, OUT GRAND CASE, AND END DEAR .
    I’M MISS, VICTOIRE, IN GREAT NEED OF NATURE, STOCK IN FRENCH QUARTER TO LONG, NO CAR, PEEPS, SO IF POSSIBLE, KEEP US PRIVATE,
    CHECK [email protected] +590690219345 🎉GREAT IS MY GRATITUDE IN ADVANCE WE MEET SOON

  2. Ah les sacrées belles vaches et cabris dans les savanes de notre St-Martin pastoral ! Vision bucolique, paysages pastoraux modelés par le travail constant et durable. Grand bravo pour vouloir faire perdurer cet état d’esprit.

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