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Le tribunal correctionnel a repris son activité jeudi 12 octobre pour une audience à juge unique, avec plus de prévenus et d’avocats absents que présents, Irma oblige.

Divorcée du père de sa fille, G.C.J. a la garde de cette enfant le week-end et le mercredi. Le vendredi 19 juin 2015, alors que l’enfant devait passer le week-end avec son père à l’occasion de la fête des pères, deux jours plus tard, elle va tout de même l’attendre à l’école et l’emmène chez elle. Le papa n’étant pas présent à l’audience, le tribunal n’a eu que le son de cloche de la maman. « Il ne s’occupe pas de sa fille, s’il ne va pas la chercher comment je fais? » se justifie-t-elle, en assurant le tribunal qu’elle ne se sent absolument pas coupable. Elle a pourtant été jugée coupable, mais dispensée de peine pour cette affaire déjà ancienne.

Traversée périlleuse

Le 20 septembre 2012 vers 17h30, sur la RN7 près du carrefour de Coralita, à Quartier d’Orléans, un bus s’arrête devant un passage protégé pour laisser passer G.L. Au même moment, le conducteur d’un scooter dépasse la file de voitures et heurte violemment le piéton, qui tombe. Le cyclomotoriste chute également, mais se relève tout de suite et prend la fuite. Une ambulance conduit G.L. à l’hôpital, où il sera soigné pour une fracture du radius et une autre de la main. Le conducteur du scooter, qui est tout de même allé voir sa victime à l’hôpital le soir même, est identifié. Il raconte aux gendarmes qu’il n’est pas resté sur les lieux parce que l’engin ne lui appartenait pas. Il roulait par ailleurs sans casque, sans freins et sans assurance. Il a été condamné à un mois de prison avec sursis et 600 euros de contravention. G.L. s’est porté partie civile et a demandé 2500 euros de dommages et intérêts parce qu’il n’a pas pu exercer sa profession de chauffeur de bus pendant un mois. Sa demande sera examinée le 9 novembre et basée sur les documents qu’il devra produire pour la justifier.

Conduire sans permis : pas grave…

Contrôlée à deux reprises au volant d’une voiture sans permis, en 2012 et 2016, D.D. a de nouveau été prise sur le fait, le 18 août 2017. Un ami lui a prêté la Picanto qu’il avait louée, en ignorant qu’elle n’avait pas de permis. Heureusement pour elle, le véhicule n’a pas été confisqué. Âgée de 42 ans, cette Dominiquaise vit seule avec ses cinq enfants, dont un est handicapé. Elle assure s’être inscrite à l’auto-école, mais n’a pas suivi les cours et considère que ce n’est pas grave de conduire sans permis. « On vous donne aujourd’hui un avertissement sérieux, » la met en garde le président, « la prochaine fois ce sera la prison et la confiscation de la voiture ». Elle a été condamnée à deux mois de prison avec sursis.

4 bateaux et 10 scooters volés : 8 mois de prison ferme

Il y a un an, le 16 septembre 2016, F.L. et quatre comparses volaient un bateau de type Contender à Saint-Martin, l’abandonnaient sur la plage de Corossol à Saint-Barth, et effectuaient une razzia de deux roues sur l’île voisine. Pour ramener à Saint-Martin les dix scooters dérobés, ils volaient deux autres bateaux à Saint-Barth. Tout cela de nuit. F.L., alors âgé de 19 ans, est le seul de la bande à avoir été identifié. Il a été condamné à huit mois de prison ferme. Déjà condamné pour vol à cinq reprises, dont une peine de trois ans par le tribunal de Basse-Terre quelques jours après les vols à Saint-Barth et libéré au bout de neuf mois, F.L. n’était pas présent à l’audience. Une chance pour lui : aucun des quatorze Saint-Barth lésés ne s’est porté partie civile.

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