La venue du Premier ministre a été l’occasion de formaliser une convention de partenariat entre l’Etat et la Collectivité, un “partenariat de confiance et d’exigence” mais surtout un pacte d’engagements réciproques. 

Dans ce cadre, l’Etat exige logiquement des garanties de la bonne utilisation des fonds publics, de respect des politiques publiques et de mises aux normes et de transparence. Mais l’Etat inscrit également un renforcement de sa présence sur le territoire à plusieurs niveaux, des forces de sécurité (gendarmerie, police, PAF) au “contrôle” de l’état d’avancement qui sera effectuée sur place tous les deux mois sous la houlette d’un membre du Gouvernement.

Ce renforcement passe également par la prise en main de la coopération transfrontalière par le délégué interministériel à la reconstruction, Philippe Gustin, qui “entretient des contacts réguliers avec son alter-ego nommé par le Gouvernement des Pays-Bas.” Renforcement encore des services de l’Etat localement (Direction de l’aménagement, de l’environnement et du logement ; état-major pour la prévention des crises et la gestion de crise) mais aussi à Paris (services dédiés dans les ministères et chez les opérateurs).

Au-delà de ces usuelles prérogatives, ce que le texte ne précise pas mais qui semble évident, c’est que cet accompagnement renforcé de l’Etat se traduira également par plus de contrôle et pas seulement des actes de la Collectivité. Ainsi, le citoyen pourrait bien voir le cadre républicain s’imposer un peu plus clairement à lui. Par exemple, même si l’usage de la route reste encore toléré pour des véhicules improbables, aucun moratoire n’est prévu sur les contrôles routiers. De même, les petits malins qui misent sur un cumul “activité partielle (voire chômage) / travail au black” pourraient bien avoir quelques surprises…

IR

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire