C’est un peu notre état général, un état bien connu des coureurs du VCG, La tête dans le guidon, les dents serrées, dans l’attente du moment où la relever sera possible, concentré sur l’effort avec le souhait de ne pas craquer et que celui-ci nous mène le plus loin possible.

Relever la tête pour voir de quoi demain doit petre fait

C’est depuis un peu plus de deux mois la position qui est globalement la nôtre et qui impose de courber l’échine le temps du retour à une certaine normalité qui sera forcément profondément différente de la précédente et avec laquelle il faudra savoir composer.

Mais, les cyclistes vous le diront, c’est aussi une position qui n’offre qu’un champ de vision très court, celui du bitume et qui ne permet pas de porter le regard très loin. Relever la tête s’avère une nécessité si l’on veut appréhender la situation avec un peu de perspectives.

Rien de présomptueux ici, mais c’est ce que nous vous proposons dans ce numéro… prendre un peu de distance avec notre quotidien, si présent, lui laisser la possibilité de s’effacer pour que l’émotionnel ne trouble pas notre capacité de décision, ne nous aveugle pas, faire en sorte que ces décisions n’appartiennent effectivement qu’à la raison même si elles requièrent un courage sans précédent.

Concilier urgence et anticipation

Car si nos situations personnelles prédominent, si nous sommes effectivement rivés sur nos guidons, le monde lui n’en a que faire et poursuit son évolution, nous assurant malheureusement d’autres moments sévères, et vu d’en haut, c’est bien à cela que devrait nous préparer la reconstruction et la solidarité nationale… à défaut, à une échelle certes pas générationnelle mais suffisamment courte néanmoins, ce qui pourrait bien dominer le territoire serait une vaste étendue d’un espace rendu progressivement à sa naturalité.

IR

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