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Petit message d’espoir à tous ceux qui se morfondent quant au décès de l’activité touristique à Saint-Martin : Non le tourisme n’est pas mort, il est juste… différent.

Le tourisme catastrophe

Dès que les liaisons aériennes et maritimes l’ont permis, le territoire a accueilli de nombreux visiteurs venus jauger la catastrophe. Entre ceux dont le billet était déjà réservé, les habitués venus témoigner de leur solidarité, les simples curieux, ceux qui rendent visite à leurs familles et amis, le touriste (au sens littéral : Voyageur, personne qui voyage pour son agrément. Syn. : visiteur) est bien là. Celui ci repart sans doute un peu déçu de ne pas avoir (re)trouvé l’offre de loisirs habituelle et/ou bien plus conscients de la difficulté à être joignable et connecté.

Le tourisme d’assistance

Difficile de compiler les chiffres de tous les services de secours et autres organisations ayant investi le territoire pour nous porter assistance et secours mais nous les savons nombreux… très… Difficile également de recenser leurs modes d’hebergement, aussi multiples que leurs natures, mais une chose crève les yeux : ils font le bonheur (et les choux gras) des restaurateurs locaux, de toutes sortes, des BBQ de trottoir aux “tables” ouvertes.

À ceux là s’ajoutent les hordes d’experts de tous horizons dépêchés sur place pour constater les dégâts et livrer des verdicts que l’on espéraient rapides. Pour ceux la, l’offre hôtelière locale étant réduite à un niveau proche de zéro, il a fallu se rabattre sur des logements Dutch side voire sur des commerces pour qui la réouverture est donc de fait reportée.

Le tourisme institutionnel

Nous avons rapidement eu le Président de la République et des ministres. Avant lui était passée rapidement une délégation de la Région Guadeloupe. Après lui, sont venus le Premier ministre et d’autres ministres. Celui-ci nous a annoncé la visite d’un membre du gouvernement tous les deux mois. En attendant, c’est le Président de l’Assemblée qui vient ce week end voir de ses propres yeux.

Et à chaque fois, ces éminences sont bien évidemment accompagnées d’une cohorte de conseillers, agents de sécurité et autre porte bagages qu’il faut nourrir et héberger.

Les prochaines venues sur lesquelles il faudra compter sont celles des membres de la mission d’enquête parlementaire créée cette semaine par l’Assemblée nationale sur “la gestion des événements climatiques majeurs” qui voudront eux aussi pouvoir constater de visu l’ampleur du phénomène.

IR

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