Pour enfoncer encore un peu plus le clou s’il le fallait, on est aujourd’hui dubitatif lorsque l’on considère les dispositifs mis en place pour tenter de sauvegarder ce qui peut l’être du tissu économique et cette insoutenable attente que vivent certains assurés…

La logique est pourtant simple et implacable. Bon nombre de commerçants et d’entrepreneurs attendent deux choses : le verdict de l’expert et le montant de la prime d’assurance sur laquelle il va pouvoir poser sa reconstruction et l’échéance à laquelle il pourra compter sur ces fonds.

En attendant l’assurance, essayer de trouver une “aide”

En attendant, que se passe-t-il ? Et bien c’est assez simple, il s’appauvrit et son moral décline au fil des jours qu’il égraine d’ailleurs…

L’effet est d’autant plus sournois que ne disposant plus de son outil de production, les chances d’engager les fonds lorsqu’ils seront mis à sa disposition dans une reconstruction locale s’amenuisent… plus le temps passe et plus cette manne financière, d’ailleurs généralement passablement rabotée par le boulot accompli par les experts successifs, ne lui servira pas à reconstruire mais à combler les trous avant de prendre le large !

Alors, pendant que l’Etat, les Associations ou la CCI se décarcassent avec plus ou moins de succès pour venir en aide aux entreprises locales, une part d’entre elles se contente de subvenir aux besoins essentiels faute de pouvoir clairement prendre une décision.

A ce rythme, l’assurance financera aussi de nombreux départs !

Le Président Gibbs l’avait évoqué il y a plusieurs semaines déjà, sa crainte vis à vis de l’économie est de voir “les forces vives continuer à quitter le territoire”.

On vous épargnera ici les conséquences induites d’un tissu économique qui disparaît en terme de chômage, de paix sociale, d’explosion des minimas sociaux, de nivellement par le bas d’une société qui a déjà un genou au sol…

Le risque ? Une société qui finira par “pêter les plombs”

Bref, la coupe est pleine pour beaucoup de citoyens, les débordements sont en vue et la sagesse voudrait que l’on ne se contente plus d’identifier “où cela coince” ou de “faire pression” mais que l’on tape sérieusement du poing sur la table pour que ceux qui en ont le plus besoin, hommes et entreprises puissent au moins compter sur ce pour quoi ils sont couverts, puisque l’on a bien compris que pour ce qui concerne le volet “aides”, cela restera très mesuré et bien en deçà de ce que les merveilleux discours retransmis sur le plan national ont pu annoncer.

IR

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