Comment s’organiser pour rattraper les heures d’enseignement perdues en septembre et octobre? C’est pour tenter de trouver la meilleure réponse à cette question essentielle que l’ensemble des chefs d’établissement de Saint-Martin, de la maternelle au lycée, se sont retrouvés le vendredi 24 novembre.

Tous réunis dans la salle de La Chapelle, au village de la baie Orientale, les chefs d’établissement avaient dans un premier temps envisager les solutions possibles pour rattraper les heures perdues au premier trimestre avec leurs enseignants, invités à faire des propositions. Bien sûr, le rattrapage est particulièrement important pour les classes avec examen à la fin de l’année, soit les troisièmes, les premières et les terminales et, selon Camille Galap, le recteur de l’académie, “on mettra tout en oeuvre pour que les élèves soient préparés” avec des enseignants “qui ont bien compris cette nécessité”.

Les chefs d’établissement réunis en séminaire…

En coopération avec le recteur et le corps d’inspection, différentes pistes ont été explorées. Des cours de vacances, dispensés les deux ou trois premiers ou derniers jours des vacances scolaires, verront le jour et seront assurés par les enseignants sur la base du volontariat. Également, des documents du CNED, l’enseignement à distance, seront mis à disposition des élèves.

8700 jeunes étaient attendus à la rentrée de septembre et 80% d’entre eux sont aujourd’hui accueillis à l’école, alors qu’ils n’étaient que 65% le 6 novembre. Côté enseignants, 85% sont présents et un nouveau pointage a eu lieu cette semaine.

Comment faire autrement?

Pour le recteur, la réponse en matière de rattrapage sera adaptée à chaque établissement. Certaines écoles fonctionnent en rotation, avec des élèves présents le matin et d’autres l’après-midi, ce qui ne facilite pas les heures supplémentaires. Au lycée professionnel, le rectorat a le pouvoir de réduire le nombre de semaines obligatoires en période de formation professionnelle, ce qui sera certainement le cas.

Par ailleurs, des travaux sont ou vont être entrepris dans les écoles, ce qui va perturber le quotidien, “mais comment faire autrement?” demande M. Galap, qui espère voir ces travaux se réaliser le plus rapidement possible, en évoquant le chiffre de 50 millions d’euros pour venir à bout de la reconstruction. L’idée d’installer des classes sous des tentes climatisées a été abandonnée, “parce qu’il vaut mieux investir dans du dur que dans du provisoire”.

Parallèlement, le choix de garder les écoles maternelles ouvertes, plutôt que d’y accueillir des classes élémentaires, a été fait en pensant aux familles et aux apprentissages, essentiels dans ces classes pour une meilleure réussite au CP.

“On est obligés d’innover” face à ces circonstances exceptionnelles termine le recteur. Une certitude : les élèves sont heureux d’avoir repris le chemin de l’école, retrouvé leurs copains et surtout de sortir chaque jour de l’environnement déprimant dans lequel ils sont plus ou moins confinés depuis le 6 septembre.

BD

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