Le St Martin’s Week s’attache largement à ce que l’image de Saint-Martin ne se borne pas à des lieux communs généralement complètement erronés et qui au delà de nous être globalement néfastes, touche tous ceux qui ont notre société à cœur.

En ce sens, lire dans les colonnes du Parisien le témoignage d’un fonctionnaire anonyme qui aurait rappelé aux journalistes sur site que “Saint-Martin est historiquement une île de pirates (…) Le sport, ici, c’est de repérer la règle, pour mieux la contourner…” a le don d’irriter notre émotionnel…

Tout comme il est quelque peu aberrant pour ceux qui ici œuvrent au quotidien pour que l’activité redevienne une réalité rapidement, même si le principe de réalité ne nous échappe pas et que le mot “rapidement” est tout symbolique, d’entendre d’un haut fonctionnaire, en charge de la reconstruction (!), sur BFM TV qu’il “faut mettre une croix sur la saison touristique qui commence traditionnellement le 1er novembre, pas de relance économique avant novembre 2018 donc…”.

On en viendrait presque, émotionnellement et arbitrairement, à éprouver l’envie de venir en aide à Michel Vogel, historique Président de la FIPcom et représentant local du MEDEF, lorsque le même haut fonctionnaire le tance vertement sur Radio Classique parce qu’il s’est autorisé à considérer que l’aide aux entreprises est insuffisante et en tous cas inefficace… la Préfète Anne Laubies considérait elle-même la semaine dernière que le dispositif de la DIECCTE, pilier de ce soutien aux entreprises, “ne fonctionnait pas”.

Et ces moments où le discrédit, la dépréciation, l’approximation et autres caricatures vis à vis de ce que nous sommes et de ce que nous vivons n’ont de cesse de se multiplier depuis que NOUS avons subi le cyclone du siècle, ne suscitent de la part de nos décideurs AUCUNE RÉACTION !!!

Sur le confetti voisin, le moindre mot de travers entraîne une levée de boucliers immédiate et très virulente, preuve de la maturité et de la responsabilité qui sont forcément inhérentes et vissées à la volonté et capacité d’autonomie. Ainsi, lorsqu’au mois d’octobre dernier, dans le “Quotidien” avec Yann Barthès, Hugo Clément a décrit Saint Barth comme “une île de milliardaires (y a pire…) n’attendant aucune aide de l’Etat”, c’est toute une île, menée par son Président en premier, qui s’est insurgée.

Pendant ce temps, et rien que cette semaine, nous avons eu droit sur les médias outre-Atlantique, à des descriptions et des qualificatifs aussi courts que dangereux tels que “à Saint Martin, on repart d’une page blanche sur la nécessité de définir des règles qui n’ont jamais été respectées.” (Petit clin d’oeil à ceux, parce qu’il y en a, qui s’efforcent d’être civiques et dans la loi, que ce soit par obligation ou par culture…).

Nous devons cette dernière phrase à notre délégué interministériel en charge de la reconstruction, Philippe Gustin, dont on se demande s’il est conscient des conséquences de tels propos sur un territoire qu’il semble pourtant avoir embrassé (dans le cadre de sa mission, en tous cas) surtout lorsqu’il clôt son intervention sur : “Il va falloir sonner la fin de la récré”

Pour tout cela et aussi pour ce que l’on a préféré ne pas voir ni entendre, Nous… Enfants turbulents de ce “bout de la République le plus proche des Etats-Unis” qui avons eu l’outrecuidance de subir l’ouragan le plus puissant de l’Histoire, qui nous a placés sous les feux des projecteurs sans qu’on ait eu le temps de passer par la loge maquillage, vous demandons de vous arrêter !

IR

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