On pourrait minimiser, se dire qu’il faut bien que jeunesse se passe (à condition que l’auteur soit jeune) même si être jeune aujourd’hui peut durer très longtemps faute de perspectives suffisamment durable pour débuter une vie d’adulte… mais de petits actes ont aujourd’hui un effet papillon bien plus lourds qu’hier.

Evitons les grains de sable quand les rouages eux-même manquent…

Le grafitti punis d’une contravention de 5e classe (1 500 euros ou plus) si le dommage est considéré comme léger (Article R.635-1 du Code Pénal). Considéré plus lourd, on peut atteindre une amende de 30 000 euros et une condamnation à 2 ans d’emprisonnement (Article 322-1 du Code Pénal)
Mais, alors que la plupart des commerçants qui sont l’âme de nos rues, ceux qui y amènent la vie, peinent à trouver les moyens et l’énergie de réouvrir leur boutique, la tolérance à la dégradation volontaire, fusse-t-elle l’œuvre d’un prodigieux artiste, est très réduite…

C’est ainsi que rue Kennedy, au petit matin, deux de ces commerçants ont eu le plaisir de découvrir le store de leurs boutiques largement décorés par un Tag aussi laid qu’inexpressif…

Rien de grave en soi mais suffisamment néanmoins dans ce contexte où le moral sera une clef de la survie pour que celui ci en prenne un coup sérieux, après des mois de nettoyage, de remise en état pour atteindre le moment de la réouverture.

Pour le commerçant, la réouverture est aussi un acte socialement responsable…

Ce cheminement porté à bout de bras par les commerçants les plus acharnés se fait de plus dans un contexte où, en toute connaissance de cause, le retour à l’activité ne se fait pas forcément et uniquement pour des questions financières tant on sait qu’en l’absence de touristes et avec une clientèle locale qui pour une bonne partie entame la longue période de la perte de pouvoir d’achat, le chiffre d’affaires sera souvent symbolique.

Non, la vraie raison de ces réouvertures est aussi collective, le témoignage d’une responsabilité sociale, celle de redonner vie à ce qui aujourd’hui encore, trois mois après le cyclone, semble mort.

Si tu n’as pas de talent, garde le pour toi…

Nettoyer un store maculé par un artiste sans talent pèse aujourd’hui bien plus lourd qu’hier… et ne pas en avoir conscience témoigne d’un certain manque de responsabilité et de solidarité… voire d’intelligence.

IR

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1 commentaire

  1. A l’île de la Réunion, les voitures et les murs peints par de jeunes talents sont des oeuvres d’art, parfois éphémères parfois durables. Peut-être devrions nous nous en inspirer… et également remplacer cette pitoyable fresque murale face au marché de Marigot.

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