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Parent pauvre des volontés politiques de développement et des programmes dédiés… l’agriculture est néanmoins part intégrante de la culture locale et de l’histoire du territoire… Pour s’en convaincre, il suffit de remonter doucement la route qui mène à Colombier et d’observer à quel point l’élevage y a façonné les paysages et comment aujourd’hui encore, c’est le maintien de cette activité qui permet de conserver l’authenticité du lieu.

La CCI, cheville ouvrière de l’avenir du secteur

Depuis des années maintenant, la CCI Saint-Martin, qui exerce les compétences d’une chambre de l’agriculture, œuvre à ce que cette part d’activité perdure et se développe, notamment en participant activement aux efforts de structuration de celle-ci. C’est dans ce contexte qu’est né notamment l’abattoir et qu’il vous a peut être été donné de déguster ce boeuf local exceptionnel, encore trop rare naturellement pour être un produit facile à débusquer.

Un pas de plus vers la reconnaissance de l’agriculture saint-martinoise

Nous avions eu l’occasion de vous présenter Emmanuel Gimenez-Richardson il y a quelques mois, qui a pris la relève de Vere Richardson sur les terres de Colombier. Emmanuel est aussi le directeur de l’abattoir… l’agriculture et plus particulièrement l’élevage en tant que part de l’identité saint-martinoise sont devenus son quotidien.

Emmanuel Gimenez-Richardson vient d’intégrer par Arrêté du 16 octobre 2017 portant nomination des membres le conseil d’administration de l’office de développement de l’économie agricole d’outre-mer, Emmanuel Gimenez-Richardson est donc aujourd’hui membre du Conseil d’Administration au titre des représentants de la transformation, il y représente désormais Saint-Martin, mais aussi Saint-Barthélemy et Saint-Pierre et Miquelon… Emmanuel est donc aujourd’hui suppléant de Thierry Gaultier de St Pierre et Miquelon au Comité Sectoriel de concertation dédié aux filières de l’élevage et préside par contre celui dédié aux filières végétales. Cette position aus ein des deux Comités Sectoriels est fixée pour trois ans.

Les CS élaborent en leur sein les propositions d’orientation ou de développement stratégique qui seront transmises et étudiées par le conseil d’administration, donnent des avis sur les projets de textes réglementaires, favorisent et capitalisent les échanges d’expériences entre les dom/com et organisent des synergies entre les organisations professionnelles.

En marge de ces fonctions “officielles” Emmanuel Gimenez-Richardson fait partie de deux groupes de travail : l’un planchant sur le Préfinancement de projets agricoles (en partenariat avec les acteurs bancaires et de crédit) et le deuxième, vraiment d’actualité, qui se penche sur la gestion des risques pour l’agriculture dom/com.

ODEADOM… permettre la durabilité de l’agriculture ultramarine

Créé en 1984, l’Office œuvre au développement durable de l’économie agricole des cinq départements d’outre-mer et de trois collectivités d’outre-mer.

L’éloignement des outremer de la partie continentale de l’Union européenne et l’insularité occasionnent une augmentation du coût des importations et influent sur la compétitivité des productions. Leur climat, s’il favorise la croissance de la végétation, bénéficie aussi aux organismes nuisibles nécessitant des modes de production et de lutte adaptés dans le cadre d’un développement durable. Les phénomènes climatiques ou naturels violents viennent eux aussi compliquer la tâche des exploitants en provoquant des pertes de récolte et des dégâts matériels.

L’ODEADOM, établissement public administratif (EPA), placé sous la tutelle du ministère de l’agriculture et de l’alimentation et du ministère des outre-mer a volonté à répondre à ces contraintes notamment au travers de la formation des hommes, de l’organisation des filières ou des marchés.

Lieu d’échange et de réflexion sur les filières agricoles et agroalimentaires, l’ODEADOM a pour mission de renforcer la concertation entre les professionnels et l’administration. Il offre un lieu de discussion permettant de confronter les expériences des acteurs du monde agricole d’outre-mer au niveau régional, et d’adapter les soutiens nationaux et communautaires aux contextes technique, commercial et économique auxquels sont confrontés les producteurs locaux.

ODEADOM… bras armé des politiques communautaires et nationales à l’échelle des outremer

L’ODEADOM assure la gestion de la quasi-totalité du POSEI France composé d’une part, du Régime Spécifique d’Approvisionnement (RSA) et d’autre part, de Mesures en Faveur des Productions Agricoles Locales des départements d’outre-mer en compensation de leurs handicaps, des interventions communautaires à hauteur de plus de 260M€ par an.

En ce qui concerne les départements d’outre-mer, les aides nationales versées par l’ODEADOM peuvent constituer la contrepartie nationale nécessaire à la levée des financements communautaires versés au titre du FEADER ou relever de régimes d’aides autorisés par les services de la Commission européenne. Cette part représente environ 85 M€ annuels…

Et un autre pas vers le développement et la professionnalisation des filières locales

La représentation saint-martinoise au sein du CA de l’ODEADOM est une avancée notable pour l’économie agricole locale. Si Emmanuel Gimenez-Richardson a su au fil des années depuis son retour sur son sol natal prouver la qualité de son investissement au profit de la filière agricole, il va maintenant lui falloir faire exister Saint-Martin, entre autres, au cœur des interventions de l’ODEADOM.

IR

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