1er Janvier 2018… 4 OVNIS nous rendent visite, l’année démarre sacrément bien !

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Quel incroyable destinée que la notre, que celle de l’île de Saint-Martin : cyclones, tremblements de terre, submersion, visites présidentielles et ministérielles d’une rare fréquence et… apparition d’objets volants non identifiés dans notre ciel.

Les premiers témoignages nous sont parvenus dès le lundi en fin de journée, mais rien de très tangible… des points blancs auraient été aperçus au Nord Ouest…

Mardi 2 janvier 2018, le doute n’est plus permis, la porte de la rédaction s’ouvre, Monsieur Maccow est là et visiblement surexcité, le casque encore sur la tête : “Look in the sky, there’s things not normal”.

Et Monsieur Maccow n’a pas tort, des points lumineux très visibles et quasiment statiques sont là, au dessus de Saint-Martin. On en dénombre 4. Au travers de jumelles prêtées par une voisines que nous remercions d’ailleurs, on parvient un peu mieux a discerner leur forme, quelque chose comme une citrouille, translucide et d’un blanc opalescent assez lumineux dans le soleil.

Le trauma collectif

Lorsque l’on a essuyé Irma, que Maria a ravivé la peur très vite après ce petit- matin d’horreur du 6 septembre, que l’on vit comme englué, entouré par un monde qui ne ressemble plus a rien, qui est touché par un immobilisme morbide, une société qui n’est plus définissable à force de départs et d’arrivées… Une trace s’installe dans la conscience collective. Cette trace est mise en lumière très clairement le 24 décembre dernier avec cette secousse sismique de 5.8 sur l’échelle ouverte de Richter. Des tremblements de terre, nous en vivons régulièrement, certes celui là était très présent, très clair, mais jamais cela ne provoque de réelle panique.

Celui du 24, qui surprend une population qui tente de surmonter son trauma, ravive instantanément la peur : on court, on sort des bâtiments à la hâte, on entend des cris, on se regroupe dans la rue…

Alors… au point où on en est, ce sont forcément de visiteurs extra-terrestres !

De notre côté, on enquête… l’activité classique de Météo-France ou de l’ARS qui auraient pu avoir lâché quelques ballons sondes ne nous permet pas de trouver une réponse de ce côté. D’autres ballons dont la responsabilité relèveraient de services étrangers ? Peut être. En attendant, la rumeur se répand… certains sont convaincus : ce sont de “lémuriens” ou des “êtres de lumières”, la souffrance psychologique ouvre facilement la porte à l’ésotérisme et au mysticisme. Pour d’autres, “On nous envoie des trucs depuis le ciel, on nous vaporise quelque chose”, les adeptes avides de la théorie du complot alimentés largement par leurs lectures internautiques  notamment autour des “Chemtrails”. Mon fils lui même, de 13 ans, m’envoie un message “Papa, on nous attaque, va voir sur facebook !”.

Les humoristes, qui usent de ce paravent pour mieux masquer leurs réelles craintes, s’emparent du sujet : “Ce sont les assureurs qui vont lâcher les indemnisations.” ou encore “Ce sont des investisseurs martiens appelés en renfort par Daniel.”… Bref, l’espace de quelques heures, le buzz grossit, d’autant plus facilement que notre société ne dispose plus de ses repères rationnels habituels.

Merci Google pour ce moment !

Enfin, une explication rationnelle apparaît (Merci Gaëtan De Polo de nous l’avoir fournie) : ce sont des ballons énormes envoyés par Google, le king du Web, au dessus des caraïbes ! Un grand OUF pour la plupart même si les plus sceptiques s’accrochent encore à des versions moins pragmatiques.

Le géant Google donc, au travers du projet LOON, a effectué un lâcher de ballons géants qui ont effectivement la forme de citrouilles, 10 mètres de haut, 15 mètres de large.

Ils sont le fruit du laboratoire Google X qui y travaille depuis 2012 et ils créent entre eux un maillage qui permet d’établir depuis le sol des communications téléphoniques ou data. Il sont stratosphériques, ce qui signifie que leur altitude de croisière avoisine les 20 km, bien au dessus des  couloirs aériens empruntés par les avions de ligne.

L’objectif de Google avec ces Loon est de permettre la reconnexion de Porto Rico qui suite au passage de Maria est purement et simplement coupée du monde en termes de télécommunications avec des infrastructures détruites à 83%.

“En collaboration avec AT&T, le Projet Loon délivre maintenant des possibilités basiques de communication et d’accès à Internet comme l’envoi de messages écrits et la visite d’informations en ligne pour certaines personnes ayant des téléphones compatibles LTE” annonce Alastair Westgarth, le patron de Google Loon. Il s’agit donc d’une solution temporaire qui pourrait bien être adaptée aux situations d’urgence, le temps que les infrastructures terrestres soient à nouveau fonctionnelles, pas question de faire du haut débit et de répondre au besoin des super consommateurs de datas.

Au regard de ce que nous avons vécu nous, ici, en terme de fin de communications après Irma, et même si nos opérateurs locaux se sont donnés au maximum pour rétablir une pseudo normalité… pas certain qu’une pétition sur le web ne prenne suffisamment d’ampleur pour que Monsieur Alastair étende la grande mansuétude de Google jusqu’au dessus de nos têtes lorsque l’urgence viendra… car elle viendra encore.

IR

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