Economie post-Irma : St Martin/Sint Maarten, c’est sûr, ces deux images font très mal

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Merci à Jean Valette pour ces photos.

Jean Valette, photographe que l’on ne présente plus sous nos latitudes, nous “offre” (merci du cadeau !!!) un regard croisé sur l’île de Saint-Martin, deux clichés pris le Mardi 02 Janvier 2018, l’un de la plage de Great Bay chez nos voisins de Sint Maarten et l’autre de la toute française plage d’Orient Bay.

Ce n’est plus à démontrer, de belles images en disent souvent plus que de longs discours et là, c’est assez évident : une activité réelle et même plus réelle qu’à l’accoutumé pour le Dutch Side et Waterloo morne plaine pour ce qui est de la plage phare de notre activité touristique.

Sint Maarten, plages bondées et activités à plein régime (©Jean Valette)
Même jour, Orient Bay… No comment (©Jean Valette)

Un pavé supplémentaire dans la mare de ceux qui pilotent notre reconstruction mais aussi de ceux qui nous expliquent à quel point il ne faut pas s’installer dans un lutte concurrentielle avec nos voisins du Sud qui eux n’ont pas eu besoin de faire une pause et de réfléchir avant de lancer une opération Phoenix d’urgence dont on voit bien sur la photo qu’elle produit des effets plutôt rapides et plutôt bénéfiques à l’économie.

Oui… Mais

Il n’est pas à démontrer non plus que nos deux systèmes qui coexistent pacifiquement de longue date ne présentent pas du tout les mêmes piliers.

Le modèle Sint Maarten est bien plus libéral que le notre en ce sens que la richesse est autrement plus dépendante de l’activité que cde notre c^ôté de l’île où les minimas sociaux et les assurances et notamment les assurances perte d’exploitation mettent les intéressés à “l’abri du besoin”.

Sur un autre plan, ce regain d’activité formidable chez nos voisins répond-t-il aux canons de la durabilité ? Est ce qu’il ne s’agit pas plutôt et surtout de reconstruire au plus vite, et qu’importe la méthode, pour pouvoir sauver et capter une économie touristique qui ne supporte pas les plage déserte ?

Quoiqu’il en soit, le moment est spontanément pénible pour le côté français lorsque le côté hollandais prouve que le retour à l’activité économique est possible.

Vivement demain !

Enfin, et pour conclure sur une note d’espoir, peut être aurons-nous la bonne surprise de constater a posteriori que nos infrastructures touristiques à venir, que notre économie renaissante, issus d’une politique qui aura privilégié le temps de la réflexion se montreront plus résilients face aux agression du climat et s’installeront dans la droite ligne du développement durable dans un secteur très concurrentiel… en attendant, il faut avoir les reins sacrément solide pour supporter cette traversée du désert !

IR

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