Les écoles de la deuxième chance ont été créées à l’attention des jeunes qui sortent du système scolaire, chaque année, sans diplôme et se trouvent confrontés à la difficulté de rentrer dans le monde du travail.

Osons proposer des solutions !

L’échec scolaire, l’absence de formation, voire l’illettrisme constituent un handicap majeur pour le développement de l’île et la cohésion sociale. Pour répondre à ce défi, nous proposons de créer une école de la deuxième chance à Saint-Martin. 

Cette école a pour objectif d’assurer l’insertion professionnelle et sociale par l’enseignement, la formation de jeunes adultes sortis sans qualification du système scolaire. 

Elle propose en partenariat avec le monde de l’entreprise et les organisations professionnelles de concourir à l’adéquation des besoins et des attentes des jeunes avec la réalité du monde de l’emploi. 

L’école prend aussi en compte, avec le soutien de différents partenaires spécialisés, les problématiques sociales des jeunes qu’elle accueille.


Qu’est-ce qu’une école de la 2ème chance ?

Créées suite au livre blanc “Enseigner et apprendre : vers une société cognitive” d’Édith Cresson, alors commissaire européenne, les écoles de la deuxième chance (E2C) sont des établissements destinés à accueillir des jeunes “décrocheurs” de moins de 26 ans, sortis du système scolaire classique sans diplôme ni qualification professionnelle.

Quels parcours de formation sont proposés par les E2C ? 

Les E2C proposent au jeune un parcours de formation individualisé, à durée variable et à l’action pédagogique souple et innovante permettant :

  • l’acquisition (ou la mise à niveau) de connaissances dans les matières fondamentales (français, mathématiques, informatique),
  • l’acquisition de compétences sociales et civiques qui permettent l’insertion dans la vie professionnelle mais aussi citoyenne,
  • la construction d’un projet professionnel, une formation en alternance dans des entreprises partenaires,
  • la construction d’un portefeuille de compétences et la remise d’une attestation de compétences acquises au terme du parcours, un suivi personnalisé par un formateur référent unique, pendant et après le cursus.

La durée des parcours au sein des écoles n’est pas limitée. Elle est variable, de 6 à 7 mois et plus, en fonction du temps dont le le jeune a besoin pour acquérir les savoirs et les compétences nécessaires à la concrétisation durable de son insertion professionnelle.

L’État devrait investir 12 millions d’euros dans le programme de formation et de modernisation des E2C, a annoncé Muriel Pénicaud en avril 2018, à l’occasion des 20 ans du dispositif.

“Le but des écoles de la deuxième chance, c’est que le jeune puisse trouver soit un emploi, soit une qualification.” Muriel Pénicaud, Ministre du Travail

En 2017, on comptait 51 Écoles de la 2e Chance en France et 124 sites, répartis dans 12 régions, 56 départements et 4 ultrapériphériques. Leur financement varie d’une école à l’autre ; il peut être assuré par les régions, le FSE, la taxe d’apprentissage, les entreprises partenaires, etc.


Ne réinventons pas la poudre… le dispositif existe et fonctionne

Enfin, l’école de la deuxième chance répond à un dispositif institutionnel et labellisé.

Il existe 2 écoles de ce type en Guadeloupe, 107 en France.

Afin de créer ce dispositif à Saint-Martin, nous lançons un appel aux bénévoles et aux organisations professionnelles qui voudraient s’engager sur ce projet en créant une association qui assurerait  le montage du projet et le soumettrait aux différentes institutions.

Si ce projet vous intéresse et que vous êtes prêts à vous mobiliser, si vous pensez que cela peut répondre aux besoins de notre jeunesse, je vous invite à me contacter par l’entremise du SAINT MARTIN’S WEEK, Ecole de la 2ème chance, par téléphone au

0690 10 00 00

ou par e-mail :

[email protected]

JPF


Article L214-14 Code de l’éducation

Les Ecoles de la deuxième chance participent au service public régional de la formation professionnelle et proposent une formation à des personnes de seize à vingt-cinq ans dépourvues de qualification professionnelle ou de diplôme. Chacune d’entre elles bénéficie d’un parcours de formation personnalisé. 

Ces écoles délivrent une attestation de fin de formation indiquant le niveau de compétence acquis de manière à faciliter l’accès à l’emploi ou à une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles. 

Le réseau des écoles de la deuxième chance tend à assurer une couverture complète et équilibrée du territoire national, en concertation avec les collectivités territoriales.
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