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Le  MJP préconise avec véhémence l’intégration des agents embauchés en 2014.

Le conflit social à la Collectivité qui dure depuis un mois, risque de se prolonger et confirme au passage l’étendue de la crise sociale qui pèse sur notre territoire.

Je tiens à  préciser que mes engagements syndicalistes du passé me condamnent à être solidaire des salariés de la Collectivité qui présentent une liste de revendications  légitimes. Je profite pour ajouter que d’une manière générale, je me positionne toujours, et tout naturellement du côté du peuple du monde entier qui souffre et qui  est victime de toute forme d’oppression, de discrimination ou de racisme.

Après lecture de certaines pièces administratives relatives au conflit, force est de constater qu’il y a eu des engagements politiques assez forts. Le protocole d’accord du 28 juillet 2018 signé par le Président Gibbs, n’est certes pas un contrat de travail, cependant, il  faut reconnaître que ce document a une valeur politique et morale incontestable qui crédibilise l’action du syndicat.

Il  n’est pas raisonnable aujourd’hui de faire l’impasse sur la pièce en question, d’autant  plus qu’un courrier favorable à l’intégration des agents a été signé au niveau de la CTOS.

Dans  le même ordre d’idée, il n’est pas concevable d’ignorer le fait que certains agents  grévistes sont en poste depuis 2014. Hier, on leur a annoncé qu’ils ne faisaient plus partie  de la COM/CTOS. Imaginez l’état d’esprit de ces jeunes mères de famille, face à des dettes et charges pesantes, qui ont appris cette information déstabilisante et déconcertante.

Pour régler ce  conflit, il importe à mon avis que les deux principaux protagonistes (l’Etat  et la COM) fassent preuve d’humanité et de lucidité.

Je peux comprendre la démarche du Président de  la COM qui cherche à redresser la situation financière de la COM et de se donner de la marge budgétaire. Vouloir disposer  d’une certaine autonomie financière est une bonne stratégie à préconiser face à l’Etat qui se désolidarise de notre territoire, frappé de plein fouet par un ouragan dévastateur et où la désespérance sociale gagne du terrain.

Si  je peux admettre que l’effort de redressement consenti par l’équipe en place est recevable, je dois toutefois condamner avec la plus grande fermeté, la décision de mettre un terme au contrat des  salariés qui sont dans un contexte de précarité indéniable.

On n’a pas le droit de faire l’impasse sur la réalité sociale du territoire. Face à une situation exceptionnelle, des mesures exceptionnelles s’imposent.

Selon nos informations, le contrôle de la légalité s’oppose fermement à toute intégration des agents, ce qui traduit une certaine indifférence à l’égard des préoccupations de ces mères de famille. Se soucier en priorité de résultats comptables au détriment des familles qui  sont dans la souffrance n’est pas à mon sens, une attitude digne de la République française.

Le gouvernement, à travers le protocole d’accord, a promis une reconstruction exemplaire du territoire. L’accent est mis sur le développement durable dont l’un de ces piliers reste l’équité sociale. Compte tenu des promesses faites, est-il normal de traiter cette  situation sociale aussi délicate avec légèreté voire insouciance ?

Pour sortir de la crise, il faut impérativement humaniser la négociation et écarter de la discussion les considérations comptables qui paralysent tout dialogue constructif.

Je préconise une réunion dans les meilleurs délais entre la COM, l’Etat et les 2 syndicats afin d’examiner le dossier des agents qui ont été embauchés depuis 2014, afin de préparer leur intégration à titre définitif. Cet effort est nécessaire voire indispensable afin de ramener le calme voire l’apaisement au sein de la Collectivité.

Louis Mussington, leader du MJP

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