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Cette année, pas de doute possible et cela a été formellement acté par les ministères de l’intérieur, de la Culture, de l’Education nationale, des Outre-mer, le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (à travers la circulaire du 4 mai 2018) et relayé par la préfecture déléguée et la Collectivité : la date de commémoration de l’abolition de l’esclavage a été fixée au 28 mai 2019 !

Par conséquent, “les dispositions de l’article L. 3422-2 du code du travail s’appliqueront pour cette date retenue, le 28 mai 2019 étant considéré comme un jour férié”, a confirmé la préfecture. Claire et sans ambiguité, cette communication locale posait ce 17 mai donc les termes d’une commémoration “en toute cohérence avec l’histoire” et mettait, aurait-on pu penser, un terme à une épopée débutée dès 2009 lorsque le Comité Pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage a sollicité le conseil territorial pour la fixation de “sa” date commémorative suite à l’évolution statutaire (demande à laquelle le CT a finalement répondu en 2015…).

C’était sans compter sur la puissance des liens (qui a dit chaînes ?…)  qui nous rattachent encore à la Guadeloupe en termes administratifs notamment et qui auront donc remis en question la cohésion affichée dans les textes. Ainsi, un certain nombre d’agents publics saint-martinois rattachés à des administrations centrales guadeloupéennes, telles que La Poste, les Douanes ou le Pôle Emploi, ont chômé lundi 27 mai conformément à la législation en vigueur en Guadeloupe… et ont eu le “choix” de poser une journée de congé s’ils souhaitaient s’associer aux célébrations locales, ou tout simplement se mettre en phase avec l’emploi du temps du reste de leur famille.

Certains de ces agents ont saisi leurs syndicats pour rectifier cette aberration, en espérant que le délai d’examen de leur demande ne sera pas calqué sur celui qui a été nécessaire à la fixation officielle de la date de commémoration à Saint-Martin…

S’assumer, assumer notre partielle autonomie… pas à pas… et malgré les réticences.

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