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Sur une requête de la Préfète Sylvie Feucher, une équipe de 7 policiers de l’environnement est intervenue pendant 10 jours sur notre territoire.

Ces agents très spéciaux se focalisent sur tout ce qui concerne la préservation des milieux naturels marins et terrestres, la protection des écosystèmes et la lutte contre les effets du réchauffement climatique. Ils ont donc mené des enquêtes et de véritables actions de police judiciaire relevant 9 infractions graves impliquant 12 personnes et entraînant 6 procédures judiciaires. Les cas les plus fréquents concernent essentiellement des dépôts importants de matériaux ou autres déchets en pleine nature avec des risques de pollution majeure sur des zones telles que les sites de ponte des tortues ou les zones humides du milieu naturel qui constituent des espaces protégés de plus en plus vulnérables et fragiles.

Éduquer la population sur les bons comportements à adopter 

Tout en rappelant que les infractions au code de l’environnement peuvent être punies par de lourdes amendes ou par des peines de prison, les agents de l’AFB ont dû prendre en compte les spécificités locales comme l’existence de ravines assimilées à des cours d’eau, mais dont le bétonnage parfois excessif peut entraîner des conséquences irrémédiables sur la biodiversité, de même que la présence d’engins lourds dans ces mêmes ravines peut porter gravement atteinte à la faune locale. Selon eux, il est donc important de sanctionner les contrevenants, mais également d’éduquer la population sur les bons comportements à adopter pour préserver l’environnement et apprendre à gérer les déchets de manière citoyenne et éco-responsable.

Un écosystème qui se porte bien, c’est l’assurance d’une vie plus saine  

Toutes les formes de pollution ont des effets néfastes sur la nature mais également sur la santé ; un écosystème qui se porte bien c’est l’assurance d’une vie plus saine pour toute la population, et si les jeunes générations prennent désormais conscience du problème grâce notamment aux actions menées dans le cadre scolaire, il n’en est pas toujours de même pour toute une tranche d’âge qui semble se soucier bien peu du respect de la nature par habitude ou par manque d’informations. Sylvie Feucher reconnaît qu’il y a encore beaucoup à faire en ce domaine, et elle compte bien voir revenir les équipes de l’Agence Française de Biodiversité pour d’autres missions de ce type d’ici quelque temps, car Madame la Préfète aimerait bien pouvoir faire son jogging dans un environnement mieux préservé, et elle est bien décidée à employer tous les moyens dont elle dispose pour parvenir à ses fins.


L’Agence Française pour la Biodiversité, créée en 2016 va fusionner avec l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage qui existe depuis 1972. Ces 2 établissements publics à caractère administratif n’en feront plus qu’un pour devenir l’Office Français pour la Biodiversité au 1er Janvier 2020.

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