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Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, la préfète a suivi les recommandations de la Chambre Territoriale des Comptes (CTC) et décidé de régler le budget de la CTOS par voie d’arrêté.

Un déficit chronique

Cela fait des années que la CTC alerte la CTOS quand à son déficit budgétaire et cela fait autant d’années que le conseil d’administration de cette dernière n’entend. Il faut dire que les recommandations de la CTC sont porteuses de grogne sociale, or nous avons encore tous en mémoire la grève de plusieurs mois de ce début d’année.

Mais peu importe les considérations humaines, les chiffres sont têtus et l’établissement public en charge de la restauration scolaire et des activités périscolaires n’est pas viable en l’état : -751 527 € sans qu’aucune mesure de réduction ne soit mise en oeuvre alors même que la CTC en a identifié de nombreuses.

Parmi celles-ci, viennent en premier lieu :

  • la limitation de la non facturation des repas
  • l’augmentation des tarifs de la restauration
  • l’augmentation des tarifs de l’accueil périscolaire

En l’absence de réaction de la CTOS, la CTC a donc demandé à la préfète de prendre le relais.

Dont acte…

Le 4 novembre 2019, Sylvie Feucher a donc arrêté le règlement du budget de la CTOS en déséquilibre et conformément aux observations de la CTC.

En outre, l’arrêté restreint désormais la pratique de la gratuité des repas aux seuls agents oeuvrant directement à leur confection et acte l’augmentation des tarifs de la cantine scolaire à hauteur de 1€ / repas, et de l’accueil périscolaire à hauteur de 25€ / mois (au lieu de 50 par an), de quoi compliquer une gestion déjà scabreuse tant en termes de stocks que financier dans la mesure où la part périscolaire annuelle notamment est réputée déjà réglée. 

Entre conseil d’administration récalcitrant, préfète déterminée, bénéficiaires divers et variés, agents échaudés, parents ayant affronté lors de l’inscription des heures d’attente dans des conditions déjà largement évoquées en début d’année, candidatures associatives peu nombreuses à l’externalisation souhaitée par la COM, la balle est au centre…

En attendant que quelqu’un veuille bien se pencher sur la qualité nutritionnelle et gustative des repas d’une part et le contenu et la sécurité de l’accueil périscolaire d’autre part.

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