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Nous avions fait sa connaissance il y a un peu plus de 2 ans, mais le contact virtuel avait laissé notre reporter sur sa faim, il a enfin réussi à débusquer la demoiselle au détour d’une rue. 

Entre l’hiver et le printemps 2017, le St Martin’s Week avait mis en lumière cette jeune mannequin à l’occasion de sa participation au concours Top Model Europe pour lequel elle avait obtenu la troisième place avec le soutien de toute la population de l’île, puis elle était montée sur la première place du podium lors du Top International Model of the World. Les évènements climatiques de Septembre 2017 nous avaient quelque peu fait perdre sa trace, mais voici qu’elle fait sa réapparition depuis quelques semaines, alors ni une ni deux, nous sautons sur l’occasion pour tenter d’établir un contact afin de mieux cerner la demoiselle. 

Au diable les idées reçues comme quoi un top model de classe internationale ne se laisse pas approcher si facilement, bien au contraire : Cherline Charles, alias Cher Line, est tout ce qu’il y a de plus naturelle et se confie sur sa vie, ses joies, ses peines et ses aventures. Un petit resto créole, un jus de carotte, et plus rien ne l’arrête, nous allons enfin tout savoir.

L’aventure c’est l’aventure 

Née à Saint-Martin il y a moins de trente ans, elle a vécu à Quartier d’Orléans en rêvant de devenir avocate ou pilote de course ou informaticienne selon ses humeurs du moment. Au collège, elle se passionne pour le latin et voue une haine profonde à l’histoire-géo pour finalement se diriger vers une filière science et technologie de la gestion avec la ferme intention d’ouvrir son entreprise dans un futur proche.  

Alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente de 16 ans, elle participe avec des amies à quelques défilés de mode sur la plage du Waïkiki sans trop en parler à sa mère, et sans prendre cela au sérieux car elle est loin d’imaginer que les podiums seront bientôt son univers favori.

Le Bac en poche, elle prend son sac direction la métropole sans y avoir aucun contact et c’est parti pour l’aventure : elle atterrit à Toulouse où elle s’inscrit à l’université pour y passer une licence de droit puis s’oriente rapidement vers la restauration, un métier qu’elle a déjà pratiqué occasionnellement aux côtés de sa maman employée depuis de nombreuses années au Karibuni sur l’îlet Pinel. 

Cher Line se perfectionne dans le service hôtelier grâce à une formation spécialisée puis navigue entre Nice, Antibes et St-Raphaël où on l’arrête régulièrement dans la rue pour lui proposer des séances photos ; il faut dire qu’avec son mètre quatre vingts, sa plastique, sa démarche et son style, elle ne laisse personne indifférent, mais elle se montre peu intéressée par le fait de devenir une icône sur papier glacé. 

Paillettes, jet-set et champagne 

Au bout de quelque temps, elle finit tout de même par céder à la tentation et est intégrée au fichier de l’agence Enjoy grâce à laquelle elle participe à son premier vrai défilé sous les ors de Monaco devant toute la jet-set tropézienne. C’est un premier déclic qui lui donne envie d’aller voir si les flashes des photographes crépitent mieux ailleurs.

Direction Miami, LE temple fashion international, mais la concurrence s’avère redoutable et Cherline manque un peu d’expérience alors elle retourne en France métropolitaine où sa rencontre avec deux photographes de renom va être décisive. 

En effet, Nass Gaya et Gaël Vaurin vont la propulser sur le devant de la scène et l’on va commencer à voir ses photos un peu partout dans le monde, ce qui va l’amener à enfin participer à ces fameuses compétitions dont nous avons déjà parlé. A partir de ce moment, elle court les castings et les shootings, notamment avec le photographe Jeremie Nassif jusqu’à atteindre le graal en fréquentant assidûment le célébrissime club VIP de St-Trop’ où Jean Roch en personne la débauche pour l’emmener avec lui travailler à Paris. 

Mais Cher Line commence à s’ennuyer dans ce monde de paillettes où le champagne coule à flot, elle garde la tête froide et décide de tout plaquer pour revenir à des valeurs plus authentiques, et après un voyage au Brésil, la voilà qui retrouve sa terre natale avec une émotion non feinte, cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas foulé le sol saint-martinois qu’elle semble soudain plus épanouie et heureuse. 

Le chemin de la vie 

Fini les séances de poses interminables et les sourires crispés, ici elle est chez elle et compte bien y rester un moment consciente que sa bonne étoile ne la laissera pas tomber quoiqu’il arrive. 

Sa beauté et sa grâce naturelle lui ont permis d’intégrer l’équipe de IO TV où on la voit régulièrement présenter la rubrique “Good’îles” avec une facilité déconcertante. 

Oh, il lui arrive encore parfois de poser pour des photographes tels que Elvis Harrigan ou pour Dono Eyes, mais c’est juste pour le fun et pour ne pas perdre la main. 

On verra bientôt resplendir son sourire au sein d’un célèbre restaurant qui rouvrira bientôt ses portes à Grand-Case. Mais n’allez pas croire que Cherline Charles a posé définitivement ses valises sur le sable de Saint-Martin, car elle nourrit déjà des projets de voyage en Australie avec un working visa.

Il suffirait d’un coup de tête pour qu’elle disparaisse à nouveau, affichant une devise qu’elle a fait sienne depuis bien longtemps : “Aut inveniam viam aut faciam” autrement dit : “Je trouverai le chemin ou je le créerai moi-même”.

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