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C’est ce que semble annoncer ce début d’année avec deux évènements très différents mais que le chauvinisme nous impose de livrer à votre connaissance ! Au delà de la fibre qui vibre forcément, il est aussi assez plaisant de pouvoir être vecteur de quelques “good news” !

D’abord, le premier roman de Robert Romney !

On ne présente plus vraiment l’auteur qui nous a gratifié au fil des années de deux ouvrages dédiés au “parler saint-martinois”.

Deux livres qui restent particulièrement d’actualité puisque le parler saint-martinois n’a toujours pas rejoint la liste très fermée des langues régionales de la République Française faute d’un lobbying suffisant. Un point de détail pour certains mais qui a son importance lorsqu’il s’agit d’intégrer la langue comme premier élément du patrimoine… dès lors sa sauvegarde est une priorité, encore faut-il avoir pris le soin de lui donner un cadre, d’en définir les codes. C’est en substance ce que «From Saint Martin Talk to Standard English» et «Saint Martin Talk» ont essayé d’initier. Une démarche qui est à profondément distinguer de l’initiative “classes bilingues” qui, si elle répond à certains besoins en termes d’enseignement, ne s’inscrit pas vraiment dans la sauvegarde d’un patrimoine culturel.

“le terme « langue » définit tout idiome remplissant deux fonctions sociales fondamentales : la « communication » (c’est au moyen de la langue que les acteurs sociaux échangent et mettent en commun leurs idées, sentiments, pensées, etc.) et l’identification (par son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l’individu et de ses appartenances sociales).

Cette fois Robert Romney s’éloigne de ses œuvres linguistiques, mais pas trop, pour vous inviter à découvrir ou redécouvrir le Saint-Martin des années 60 le temps d’un été pour partager la vie d’un groupe d’adolescents.

Si l’on y appréhende ce que Saint-Martin a pu être, l’auteur n’oublie toutefois pas sa “mission”, celle de sensibiliser à la sauvegarde de ce patrimoine linguistique. En ce sens, si le livre est rédigé dans un anglais oxfordien, il revient aux fondamentaux de la culture saint-martinoise et c’est le parler saint-martinois qu’utilisent ces jeunes saint-martinois lorsqu’ils s’expriment dans le livre… comme pour marquer l’importance de l’oralité et poser encore un peu plus les jalons vers une reconnaissance de la langue saint-martinoise en tant que langue vivante…

Skelet… la surprise de la semaine…

Vous ne connaissez certainement pas Luinel Telisma et pourtant son nom d’artiste, de manager lui ne peut vous être inconnu : Skelet.

C’est un boulimique, une pile électrique qui a toujours pléthore de projets en tête et cette énergie est particulièrement productive. Il est le créateur de Kalaboom Events, le Président de “We can give fondation”, de l’association “SXM Artists”, directeur artistique de “North Island records”…

RedEyeCrew, son groupe, enchaîne les succès de dimension internationale depuis plusieurs années, les clips dépassent pour certains le million de vues sur Youtube. Bref, Skelet est un homme comblé qui, malgré les tracas et les crises que traverse Saint-Martin, parvient à mener sa barque sans perdre de vue ses objectifs.

Comblé ? C’est ce que son cursus pourrait laisser penser mais cette semaine, Skelet lâche une petite bombe sur Facebook : en novembre, il sort son premier livre “UNHOLY SCRIPTURES” que l’on pourrait traduire par “écritures impies”…

L’ouvrage semble tourné vers la spiritualité ou en tous cas vers l’expérience de Skelet qui y retrace sa philosophie de vie, ses motivations au quotidien, sa montée en puissance, sa vérité et naturellement quelques secrets… Sa popularité et son public pourraient faire de ce livre une source d’inspiration. Can’t wait !

Le St Martin’s Week souhaite succès à l’ouvrage en devenir, succès plus large que les initiatives opportunistes qu’il nous a été donné de… ne pas lire.

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