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Une fois par an, l’Union Nationale des Syndicats Autonomes fait le point avec les différents acteurs du secteur concerné. 

Vendredi dernier, Michel Letapin secrétaire général de l’UNSA Guadeloupe et Patrice Toma secrétaire général de l’UNSA territoriale de Saint-Martin ont rencontré des chefs d’établissements de différentes écoles de l’île en compagnie de Jérémie Huot, représentant de l’UNSA des Îles du Nord. L’ordre du jour était donc :
les mauvaises conditions de travail auxquelles le corps enseignant doit faire face quotidiennement. 

Chacun a ainsi pu exposer les problèmes rencontrés, parfois depuis trop longtemps et pour lesquels aucune solution n’a encore été apportée. Certains établissements scolaires possèdent un réseau d’eau en piteux état, ce qui entraîne de nombreuses infiltrations d’eau et des fuites, ce qui a pour conséquence une mauvaise hygiène des élèves qui ont parfois du mal à simplement se laver les mains correctement après les travaux pratiques ou avant d’aller à la cantine. 

Des questions toujours sans réponses 

Le manque de vestiaires, les ateliers qui ne fonctionnent pas par manque de matériel, les défauts d’isolation, l’absence de climatisation et/ou de ventilation dans certaines classes s’ajoutent à la déjà très longue liste des anomalies constatées depuis maintenant plus de 2 ans (organisation du personnel de maintenance, manque de locaux, qualité des repas, etc…). 

Selon les participants présents, tout ceci a été signalé plusieurs fois aux services de la Collectivité concernés mais aucune réponse n’a encore été donnée, il semblerait donc que le problème principal soit l’absence totale de communication que déplorent les représentants de l’UNSA qui n’écartent pas un éventuel futur mouvement de grève pour dénoncer tous ces dysfonctionnements, même s’ils reconnaissent volontiers de pas vouloir être obligés d’en arriver là pour se faire entendre.

Des suppressions de postes trop nombreuses

Jérémie Huot a également mis le doigt sur un point sensible : en effet, il semblerait que pour des raisons inconnues, l’académie de Guadeloupe dont font partie les îles du nord, batte systématiquement les records de suppressions de postes au niveau national alors que nous manquons cruellement de professeurs. 

Horsmis le fait que ces derniers soient de moins en moins nombreux à se porter volontaires pour venir enseigner sur nos territoires, notamment à cause des difficultés à trouver des logements décents à des prix convenables, on n’explique toujours pas pourquoi cet acharnement à vouloir absolument réduire les effectifs de Saint-Martin et Saint-Barthélemy qui, dès la rentrée prochaine, seront directement impactées par une ou plusieurs des 72 suppressions de poste de l’année.

Un vice-recteur, pour quoi faire ?

Parallèlement à cela, une question a été soulevée en rapport avec la prochaine nomination d’un vice-recteur pour les îles du nord, dont l’intérêt ne semble évident pour personne puisque qu’il n’est pas prévu  qu’il soit accompagné d’un vice-rectorat. 

Il s’agirait donc, selon les participants, de la création d’un poste de complaisance sans que le fonctionnaire concerné ait les réels moyens d’assurer sa mission par manque de compétences évidentes. 

Le mécontentement de l’UNSA à ce sujet est d’autant plus marqué par le fait que les bureaux du nouveau vice-recteur sont actuellement en cours d’aménagement au sein du centre commercial West Indies, un lieu qui paraît bien peu adapté à cet usage sans parler des questions budgétaires allouées. De l’autre côté, les enseignants se voient régulièrement refuser l’attribution de billets d’avions pour aller participer à des stages de formation en Guadeloupe par manque de moyens ou encore les augmentations de salaire auxquelles ils prétendent. Affaire à suivre…

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