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Le Président de la République, dans son allocution du 16 mars 2020, nous a annoncé que nous étions en état de guerre sanitaire…

Cette guerre dite « sanitaire » n’est pas très éloignée de la guerre réelle, et de l’utilisation des armes bactériologiques ; le COVID 19 a fait l’objet de différents travaux depuis 1978 au sein du laboratoire de haute sécurité (P3) de l’Institut Pasteur dans le cadre de recherches NBC (Nucléaire, bactériologique et chimique). Ces armes bactériologiques sont élaborées et utilisées dans leur conception pour paralyser ou tuer l’ennemi.

Dans un deuxième temps, l’objectif peut être aussi de transformer le virus en le manipulant ou en le combinant, dans le cadre de la thérapie génique pour en faire un moyen de traitement médical.

Ces travaux secrets, menés par différents laboratoires pour le compte des armées, s’effectuent sur des animaux, la souris, le furet et la chauve-souris…

Au terme de l’expérimentation, le matériel génétique était stérilisé et détruit. Ce processus est strictement contrôlé en France. Par contre, l’explosion du virus en Chine peut être l’objet de différentes interprétations, ne serait-ce que par l’attitude des autorités chinoises qui ont volontairement minimisé l’infection et fait pression sur les praticiens pour qu’ils ne révèlent pas la nature de la maladie et surtout, ne communiquent pas sur l’apparition de « cette nouvelle forme de pneumonie » et cela pendant des semaines.

Or, tous les experts l’indiquent, le coronavirus n’est pas un virus naturel nouveau, mais un virus recombinant avec un matériel génétique venant d’un autre organisme… Dès lors, toutes les interprétations peuvent s’imposer car le domaine de la recherche bactériologique militaire, voire civile reste du domaine du secret…

Mais quelle que soit l’origine du virus, il faudra en mesurer les effets sur la gestion politique de la crise, sur l’économie, le modèle économique et sur la capacité de nos sociétés occidentales de répondre à ce défi, aux enjeux à venir. Différentes réflexions s’imposent et requièrent une analyse, sans mise en cause de la responsabilité de nos dirigeants, en premier lieu l’incapacité de nos dirigeants d’évaluer le phénomène et de l’anticiper.

Or, ce risque d’épidémie était parfaitement évalué et connu.

La deuxième réflexion relève de notre capacité à accepter le risque, au nom du principe de précaution et de l’État providence, garant de toutes les protections, la gestion de l’épidémie ne relève pas de l’État ou du Président de la République, ni du corps hospitalier, mais de la responsabilité de chaque citoyen.

Il suffit d’analyser le traitement et la réduction de l’épidémie en Corée du Sud, à Taiwan, voire au Japon, pour comprendre que la maîtrise du phénomène en appelle à nos comportements et à notre responsabilité.

Le troisième facteur à considérer est celui de l’absence de coopération européenne, voire internationale, en matière de prévention, de traitement, de recherche, alors que le virus ne s’arrête pas à une frontière.

Il faut enfin souligner la fragilité et l’interdépendance du système ou des systèmes économiques avec la mise en cause du modèle de production et la division internationale du travail.

Malgré les déclarations tonitruantes du Président TRUMP, il s’impose que les États-Unis et l’Europe sont devenus dépendants de la Chine, de sa production et de sa croissance…

Va-t-on remettre en cause ce modèle ? Cela supposera le changement des modèles de consommation, une inversion des concepts économiques ainsi qu’une révolution économique, sociologique, sociétale, etc… et peut être philosophique : ou est-il trop tard pour inverser ce modèle économique et cette organisation politique mondiale qui réfute les valeurs premières d’une société ?

L’épidémie de grippe dite « espagnole » qui en réalité provenait d’un virus chinois, a eu comme effet une prise de conscience mondiale de la menace bactériologique. Concevoir qu’une épidémie débutant en Chine pouvait menacer la population mondiale, y compris les États-Unis, a créé un choc politiques qui a amené  la création d’une Agence de Santé et de surveillance internationale qui est devenue l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé).

L’épidémie est apparue en 1918, pendant la grande guerre, et a provoqué plus de 30 millions de morts entre 1918 et 1919, plus que la guerre de 1914/18.

A rapprocher de la pandémie dite « de la peste noire » de 1348 à 1352 qui fit plus 25 millions de morts en Europe, accélérant la chute de l’empire romain et favorisant l’expansion de l’empire ottoman.

Si les historiens sont partiellement en désaccord sur l’origine de la peste noire, ils sont unanimes à admettre qu’elle est arrivée par la Route de la Soie. La mortalité liée à la peste noire est sans commune mesure avec les pertes de vies humaines de la guerre de cent ans.

Certes, nos sociétés ont évolué, progressé avec des systèmes politiques plus démocratiques, avec des systèmes de santé élaborés, des avancées médicales, mais il reste que les conséquences de cette épidémie changent fortement dans un terme court, les rapports de forces économiques et remettent en cause les modèles et cadres politiques comme elles remettent en cause notre modèle de société et de production.

Elle provoque une large prise de conscience relative au modèle de développement, à l’organisation de nos sociétés, et de la démocratie sociale.

Peut-être le progrès ou le niveau de développement d’un pays ne s’analyse plus que par le seul critère du taux de croissance, voire du P.I.B.

Ces quelques rappels et cette réflexion n’ont pas pour objet une conclusion, une certitude                         définitive. Ils posent pour principe l’émergence d’un changement de modèle économique, social et politique. Si nous ne sommes pas en capacité d’imposer cette reconstruction citoyenne, les réalités climatiques, sanitaires l’imposeront.

Il reste que dans cette vision ou cette projection, nous devons appeler à la maitrise des comportements et à la responsabilité citoyenne, en rappelant les propos d‘Alain TOURAINE :

« Le changement du monde n’est pas seulement création, progrès. Il est d’abord et toujours décomposition, crise »

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