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Hier, Ary Chalus à l’instar de quasiment tous les Présidents de Région de France et de Navarre déployait un panel de mesures que la Région Guadeloupe prévoit de mettre en place pour soutenir l’économie locale qui va, comme partout ailleurs, accuser sévèrement le coup de cette pandémie.

Les grandes lignes de l’intervention de la région :

  • La région participe à hauteur d’1 million d’euros au fonds national de solidarité
  • La Région porte un fonds de garantie de 10 millions d’euros
  • La Région met en place un dispositif de prêts rebonds doté de 5 millions d’euros
  • La Région met en place une aide exceptionnelle afin de soutenir la filière maraichère
  • Dans le secteur de  la pêche et de l’aquaculture, la Région mobilise un dispositif d’aide spécifique et adapté aux besoins

What about US ??????

La question commence à se poser puisque la crise “covid-19” est là et qu’elle était par ailleurs assez prévisible. Notre Collectivité dispose d’un arsenal de réponses à la crise bien plus vaste que celui dont disposent les Régions ou les Départements puisque nous disposons des compétences des deux plus d’autres, dévolues à l’Etat, depuis l’évolution statutaire.

Si certaines mesures nationales s’appliqueront de fait à Saint-Martin, même si le sommet de la pyramide de certains satellites de la COM en revendique l’application locale, il n’en reste pas moins que beaucoup de ces dispositifs devront être adaptés localement au titre de nos spécificités et du pré carré de nos compétences.

La CCISM se pose en relais des inquiétudes des entrepreneurs et a mis en place une “cellule de crise” pour animer un guichet unique.

Mais de la part de l’exécutif local, les messages se bornent à un relais en français et en anglais des consignes nationales, messages certes nécessaires puisqu’il est important de toucher aussi largement que possible et que le multilinguisme complique la tâche des autorités compétentes.

Pour autant, aucune mesure spécifique ne semble vouloir venir de la Collectivité alors même que la compétence fiscale est nôtre et qu’elle est le levier le plus évident pour accompagner entreprises et particuliers dans ce moment de flottement et maximiser les chances d’un après qui ne soit pas trop catastrophique.

On devine aisément que les décisions ne doivent pas être faciles à prendre, “on devine” car rien ne transpire de la Collectivité : y a-t-il une cellule de crise ? Est-ce que des réunions exceptionnelles du Conseil Exécutif ont lieu ? Est-on mobilisé autour de celles et ceux qui sont les plus sensibles, les plus isolés, les plus démunis ? Comment vont nos élus dont certains ont récemment beaucoup voyagé ? Quels budgets la COM pourra attribuer à la crise et à l’après ? Quel impact sur le budget 2020 ?

Bref… alors que notre champ d’actions possibles est bien plus vaste que celui dévolu aux Régions, il semble qu’il faille attendre encore pour avoir la chance de peut-être découvrir l’éventail des mesures que proposera la Collectivité partiellement autonome de Saint-Martin à ses administrés et à ses entrepreneurs.

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