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Mercredi 25 mars, le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé l’envoi de deux porte-hélicoptères de la Marine nationale pour apporter une aide sanitaire dans l’océan Indien et aux Antilles-Guyane.

« Opération résilience »

Le Dixmude se rendra ainsi aux Antilles-Guyane début avril, tandis que le Mistral va rejoindre immédiatement Mayotte et La Réunion, dans l’océan Indien, dans le cadre de l’opération militaire dite « résilience » mise en place dans la perspective du pic de l’épidémie à venir.  

« Résilience sera entièrement consacrée à l’aide et au soutien aux populations, ainsi qu’à l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie, en métropole et en Outre-mer », a affirmé le chef de l’Etat. 

Or, en termes de capacité à assumer le service public de la Santé, les outre-mer inquiètent particulièrement en raison de capacités hospitalières moindres notamment.

C’est d’ailleurs en raison de ces capacités moindres que le Directeur Général de la Santé, Jérôme Salomon, avait demandé le 20 mars dernier aux ultramarins souhaitant regagner leurs terrioires d’origine d’y réfléchir à deux fois :

« Ce sera vraiment difficile de prendre en charge de façon optimale un nombre important de malades dans ces territoires.« 

Le Dixmude en renfort

Début avril, les professionnels de santé des Antilles pourront compter sur du renfort… de taille :  200 m de long, et 32 m de large, capacité de transport de plus de 21 500 tonnes, c’est le Dixmude, 3ème porte-hélicoptères amphibie (PHA) de la Marine Nationale qui sera affecté à la zone.

Pourvu d’’hélicoptères mais aussi de catamarans et chalands, le Dixmude dispose également à bord d’un véritable hôpital embarqué avec, en configuration standard, 2 blocs opératoires, 69 lits médicalisés, une salle de radiographie, un scanner et un service de grands brûlés… un arsenal initialement destiné à la prise en charge des  blessés de guerre.

Le Dixmude devrait donc avoir pour missions principales d’assurer le transfert de patients entre les îles et/ou jouer à quai le rôle d’un hôpital conventionnel à 69 lits, pour décharger les structures hospitalières de leurs urgences et les laisser se concentrer sur le COVID-19.

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