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La crise du COVID devrait nous amener, pendant cette longue période de confinement, à réfléchir sur les principes premiers de la démocratie, l’exercice du pouvoir et des libertés en se souvenant de cette phrase de Machiavel : « Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes. »

Dans ce concert d’information, ces multiples annonces, différentes stratégies, et comportements sont à méditer et à analyser et préfigurent les rapports entre nations et l’organisation politique des nations.

La « solidarité chinoise »… Un échange marchand

En premier lieu, la politique d’expansion de la Chine, l’étendue de l’épidémie dont elle est la cause, lui permettent de se porter en alliée, venant en aide pour de nombreux pays, en particulier les pays d’Afrique et du Maghreb.

Cette stratégie n’est pas nouvelle mais s’accentue dans une période où le continent africain est très mal armé pour répondre à la crise…

Cette « solidarité chinoise » se traduit principalement par des accords commerciaux au détriment de ces mêmes pays…

L’arrivée en Italie des experts chinois ou la livraison de masques n’est pas un don du grand timonier… mais un échange marchand.

L’internationalisation médicale cubaine… Une belle affaire !

L’arrivée dans différents pays, dont l’Italie, de médecins cubains, et bientôt peut-être en Guadeloupe, répond à la même logique.Il faut se référer à un article du magazine Le Point qui explique l’internationalisation médicale cubaine.

Il faut d’abord rappeler que le système hospitalier cubain est vétuste, sous équipé, même s’il est gratuit avec quelques cliniques réservées aux dignitaires du régime et  aux étrangers.

L’exportation des services médicaux rapporte à l’état cubain 6 milliards d’USD, plus que le secteur du tourisme. Le coût moyen que facture l’état cubain aux pays d’accueil s’élève à 4 200 USD par mois et par médecin, seuls 400 USD sont reversés au médecin et en partie à Cuba ! A titre d’information, le salaire moyen d’un médecin à Cuba s’élève à 50 USD.

La crise  du corona virus ouvre, en conséquence, un nouveau marché sous couvert de solidarité et surtout d’idéologie…

Etonnant que nos politiques affichent une satisfaction béate, considèrant la venue de médecins cubains comme une grande victoire , victoire d’un système semi-esclavagiste.

En France… Restriction des libertés et multiplication des mesures coercitives, guerre oblige !

La gestion de la crise en France repose sur la même construction intellectuelle. Le Président de la République devient chef de guerre avec des accents gaullistes,  contre un ennemi invisible et sournois, alors qu’il aurait dû, à mon sens, faire appel à la responsabilité, au civisme, à l’engagement du corps démocratique.

Il utilise la posture guerrière développant un arsenal de mesures ou dispositifs, au nom de l’urgence sanitaire qui se fondent principalement sur la restriction des libertés et la multiplication des mesures coercitives sans aucun contrôle du Parlement et des élus…

Une guerre gagnée par la technocratie…

La gestion de la crise s’effectue par l’appareil d’Etat sous l’injonction de la Présidence. L’Assemblée Nationale, le Senat, ne sont guère consultés ou ne sont que des chambres d’enregistrement, la gestion de la crise confirme la primauté de la technocratie qui s’enferme dans une vision réglementaire de l’événement et l’épidémie.

L’exemple le plus frappant est peut-être celui des laboratoires publics qui possèdent matériel et réactifs pour réaliser des tests, et pourraient réaliser entre 150 000 et 300 000 tests par semaine, mais ce sont des laboratoires vétérinaires et s’impose la norme. Il a fallu plus d’un mois au Ministre de la Santé pour délivrer l’autorisation (le décret a été publié le 7 avril 2020).

Je pourrai citer un exemple plus proche sur notre territoire qui concerne la fabrication du gel hydroalcoolique… Quant à l’application du plan de soutien aux entreprises, il s’inscrit dans la même logique. Lorsque le dispositif sera effectif et opérationnel, de nombreuses entreprises, notamment les TPE, seront mortes…

Il est vrai que la France connaît une autre épidémie, incurable et qui prospère sans remède : la BUREAUCRATIE !

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