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Ni le discours du Président de la République, ni l’acte de repentance ne changeront ma vision de la crise actuelle et l’a

Les conséquences majeures pour le pays, la société, son économie relèvent de la responsabilité d’une caste, la technocratie, se réfugiant dans l’improvisation et comptable de l’improvisation.

Celles et ceux qui sont aujourd’hui en première ligne, ce sont les soignants, les employés des supermarchés, celles et ceux qui assurent la logistique nécessaire au fonctionnement du pays, qui ne sont ni en télétravail ni en chômage partiel…

Les représentants de cette classe ont montré et montrent leurs limites, enfermés dans ce concept technocratique, celui de la raison et de la puissance publique, multipliant les interventions et discours paternalistes, et les sermons moralisateurs.

L’heure n’est pas à la recherche, à la rationalité, au pragmatisme, mais à la chasse au jogger et au banc public (Merci BRASSENS !)

Les services publics comme La Poste et d’autres, n’assurent que des missions partielles, alors que les éboueurs, caissiers, les camionneurs sont à la peine.

Le Premier Ministre annonce une prime pour les fonctionnaires, pour remercier ceux qui auront assuré leur mission. Hormis les soignants pour des raisons évidentes, le rôle des fonctionnaires n’est-il pas d’assurer le service public, d’être au service d’une population ?

Pourquoi pas une prime pour les vigiles, les agriculteurs, les agents de nettoyage qui participent au fonctionnement et à la logistique du pays ?

De la même manière, faut-il effacer du paysage les commerçants, artisans, PME qui, demain, seront en faillite,  les milliers de demandeurs d’emploi victimes d’une gestion calamiteuse de la crise ?

Un pays développé, en rupture de masques, de médicaments, de tests… Vous m’opposerez, bien sûr, l’effort national, le plan de soutien national aux entreprises, aux particuliers, l’attribution de montants de prêts garantis, etc…

Certes, si les chiffres sont considérables, il ne s’agit que de la création d’une dette nouvelle, qui aggravera le déficit de la nation et qui sera un héritage complémentaire pour les futures générations…

Dette, planche à billets, l’Etat providence distribue et se dédouane face à sa propre responsabilité et sa gestion.

Le risque épidémique se prépare, se gère, s’anticipe en se référant aux avis des scientifiques et aux études, ne serait-ce que celles du Professeur RAOULT datant de 2003 !

Lorsque que le Ministre de la Santé déclare que « nous n’étions pas un pays préparé à une crise sanitaire du point de vue des masques et des équipements de protection, en raison d’une décision prise il y a neuf ans… » il faut s’interroger sur la capacité de gestion et d’anticipation de la technocratie qui nous gouverne.

Sur nos étranges lucarnes, nous avons tous les jours, une autorité politique qui nous informe et qui définit l’évolution de l’avenir, sur le nombre de décès, les essais thérapeutiques, le  plateau de la pandémie, la situation des autres pays… Avalanche d’annonces et d’informations avec cette tentative permanente de légitimer les positions officielles.

Lorsque le Professeur RAOULT annonce une possible fin de l’épidémie en citant les chiffres de sa circonscription, le représentant de l’ARS se prend à démentir les propos du médecin en mélangeant chiffres et faits.

Je vous suggère, pour appréhender une vision plus planétaire de l’épidémie et pour avoir une vision technique et chiffrée du COVID-19, de vous rendre sur le site « worldometers.info/coronavirus » qui donne, pays par pays, l’évolution de la maladie, ou différents ratios dont le nombre de décès par million d’habitants.

Il n’y a aucune logique de comparer les chiffes absolus des USA à ceux de la Belgique, sans prendre en compte le chiffre de population. Le tableau du site vous donne une indication précise sur tous les pays, y compris Saint-Martin.

A titre d’exemple, et pour vous permettre d’appréhender la pertinence des choix politiques, je vous citerai quelques éléments, en prenant  le ratio, nombre de décès par habitants.

Je ne prends en compte qu’un nombre limité de pays au regard de leur développement. Les chiffres qui figurent dans cette analyse datent du 15 avril et représentent le nombre de cas rapportés au million d’habitants, pour avoir un élément réel de comparaison. Ces chiffres sont les suivants :

Ces chiffres traduisent une réalité très différente par pays ; il faut dès lors s’interroger sur les raisons, causes, vecteurs de ces différences alors que l’Allemagne, l’Autriche, les Pays Bas, le Danemark lèvent progressivement le confinement. Notons que la Suède qui n’a pas pratiqué le confinement présente un ratio largement inférieur à la France et que dans ces différents pays, le confinement était beaucoup moins strict qu’en France… avec des conséquences beaucoup moins lourdes pour le tissu économique et l’emploi.

Signalons enfin, les chiffres particuliers de la Guadeloupe, de la Martinique, de Saint-Martin et l’importance de l’épidémie pour Sint Maarten.

Bien sûr, pour toute explication rationnelle, on m’opposera les différences culturelles entre l’Europe du Nord, l’Allemagne, l’Autriche et la France… Contrairement au discours officiel, l’épidémie n’est pas une fatalité, et si d’autres pays la maîtrisent progressivement, il faut s’interroger sur la pertinence des décisions, le pragmatisme des interventions de ceux qui nous gouvernent.

On pourrait aussi, à titre comparatif, analyser brièvement le fonctionnement des systèmes de santé… Il est vrai selon les déclarations gouvernementales que la France a le meilleur système de santé du monde, comme en 1940…

Il faut, de manière rapide, faire l’analyse comparative des deux systèmes de la France et de l’Allemagne ; quelques chiffres rapides et quelques éléments permettent de mieux appréhender l’efficacité des organisations sanitaires.

L’Allemagne et la France consacrent le même pourcentage du P.I.B. à la santé, environ 11%, sauf que le P.I.B. de l’Allemagne est supérieur à celui de la France  avec certaines différences : 56% des dépenses publiques en France couvrent 78% des dépenses de santé, le solde est à la charge du particulier.

En Allemagne, 44.6 % des dépenses publiques couvrent 83% des dépenses de santé avec une couverture complémentaire des assurances privées. Par contre, en Allemagne, chaque salarié a la possibilité de choisir sa caisse d’assurance y compris les caisses d’assurance privées !

La France a un système de santé centralisé et hyper-administré avec une multitude d’acteurs et de structures (DGOS, DSS, DEES, ARS… et j’en passe). En Allemagne, le système est libre et décentralisé.

Cherchez l’erreur…

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1 comment

  1. Mr Rousselot Jean Louis vous devriez ouvrir vos yeux car ce que nous dit Mr FISCHER Jean Paul nous parle de la Réalité de la gestion de la crise sur le COVID-19. En toute franchise, c’est la première fois que quelqu’un nous parle du ratio par apport au nombre d’habitants. C’est encore une réalité car cette gestion de la crise en France a valeur pour moi de Genocide de notre société par une gouvernance sans Nom et sans qualification. Nous sommes hélas dirigez par une techno-structure qui n’a aucunes connaissances de la population et du peuple. Ces gens sont placés par affinité et par copinage et surtout pas pour leur qualité.
    La liste est longue : la Ministre de la santé qui fait scandale sur des discours et des décisions Non prises…. La liste est longue……
    Les hauts fonctionnaires qui connaissent les Saintes Écritures et qui nous écrasent d’Ordre totalement absurdes pour cacher les erreurs et les crimes des politiciens. Voir le scandale des EPHAD en France, où nos pauvres vieux qui ont construit notre société, sont tués par une injection de Rivodril….. Veuillez respecter Mr FISCHER Jean Paul car il est le seul à dire bien haut La Vérité…..
    Vous entendez qui d’autre dans l’ile ? Tous se cachent par peur de notre Président ou du Covid-19…..
    Joël SOBODKER

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