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C’est dans une interview consentie au Financial Times que le Président de la République a jeté hier un pavé dans la mare en considérant que toute la transparence n’a pas été faite par les autorités chinoises : “N’ayons pas de naïveté, on ne sait pas tout !”

On est cette fois loin des allocutions télévisées aux français mais cette prise de position n’a vraisemblablement pas étonné le commun des mortels dont la naïveté décroit avec l’évolution de la pandémie.

Le 10 Mars dernier, le Saint-Martin’s Week recevait le témoignage d’un ancien chercheur de l’Institut pasteur de Paris qui, en 1978 déjà, a eu l’occasion de travailler sur les virus de type coronavirus… comme quoi, le sujet n’est pas récent !

Son témoignage est assez éclairant quant à l’importance de la recherche internationale sur le sujet et quant aux objectifs de ces recherches :

Pas d’affolement !!! J’ai personnellement travaillé sur ces virus durant une année en 1978 au sein du laboratoire de haute sécurité (P3 le seul à l’époque en France) à l’Institut Pasteur de Paris.

Première réponse : OUI, l’armée travaille depuis des lustres sur ces virus dans le cadre des NBC (nucléaire , biologique et chimique) et ceci dans le monde entier ! ! ! ! !

Oui, ces armes dans leur conception sont faites pour paralyser ou tuer l’ennemi, évidemment. On cible souvent l’ eau potable à la portée de tous. En la contaminant, on disperse ces virus ou ces bactéries à grande vitesse sans contre-contrôle possible. Il faut évidemment pour le méchant disperseur avoir simultanément une méthode de protection !

En ce qui me concerne le but était la thérapie génique. Le virus a une cible unique . . .le poumon et en profondeur. Je désarmais le virus en lui enlevant dans son patrimoine génétique la partie virulente tout en gardant la partie cible vers le poumon. Par des manipulations génétiques, je lui insérais de quoi produire ce qu’il fallait pour dissoudre le mucus dans les poumons chez les enfants atteints de la mucoviscidose. On obtenait ce qu’on appelle un vecteur désarmé recombinant .. .. . . . Evidemment, au départ, on travaille sur le virus virulent… et on teste au fur et à mesure sa croissance et sa multiplication sur son organisme hôte habituel … dans ce cas la chauve-souris !

C’est ce qui s’est passé en Chine. Une fois la manipulation terminée, le matériel génétique est NORMALEMENT stérilisé et détruit. …. et ceci est strictement contrôlé en France.

D’ici qu’un technicien véreux vendent les animaux infectés sur le marché voisin …. C’est possible ! Mais évidemment tiré par les cheveux…

Ce que dit la presse, c’est que l’on a retrouvé dans le virus du matériel génétique venant d’un autre organisme. C’est donc bien un recombinant et pas un virus “naturel” nouveau.

Il y a une telle compétition au niveau mondial tant dans le domaine du médicament et de la santé ou de la Défense nationale que tout cela est entouré du secret.

Pour moi le danger est là mais à un niveau faible. Effectivement les personnes sous immunosuppresseurs et je pense surtout aux personnes traitées pour des maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaque, le diabète de type 1, le lupus etc… sont en premières lignes pour attraper ces virus …. Et passer l’arme à gauche !

Jean-Jacques Ederle

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