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Chers habitants de Saint-Martin, Bonjour à tous,
Merci à vous qui nous suivez tous les lundis, depuis le 6 avril, pour ce 8ième point d’actualité sur Facebook dédié à la gestion de la crise de Covid19.  

Ma première vice-Présidente, Valérie Damaseau, est à mes côtés. Bonjour Valérie. 

Nous présentons ensemble cette séquence d’information en français et en anglais, pour vous tenir tous informés des actions de votre collectivité.

Avant de passer aux sujets d’actualité qui nous concernent cette semaine, permettez-moi de faire un point rapide sur la situation sanitaire de notre territoire, placé en vert sur la carte nationale Covid19. 

La campagne de dépistage PCR conjointe qui a été pilotée par notre hôpital, a permis selon les chiffres communiqués par l’ARS, de tester 150 personnes symptomatiques, entre le 4 et le 18 mai. 

Les tests réalisés dans les quartiers et ouverts à toutes personnes volontaires, ont permis de détecter un seul cas de Covid19. Une personne est aussi hospitalisée à Marigot, en attente des résultats de son dépistage. 

D’autres tests sont réalisés hors campagne et se poursuivront dans les semaines à venir. 

Cette campagne démontre que le virus est toujours présent sur l’île, même s’il circule désormais très faiblement.  

L’enjeu est donc de maintenir notre territoire en couleur verte et une circulation du Covid19 la plus faible possible. 

Les mesures de distanciation physique dans l’espace public, le respect des gestes barrières dans notre quotidien, sont une nécessité absolue dans cette phase de déconfinement et nous savons compter sur votre bon sens pour ne pas relâcher la pression.

Restons concentrés sur nos objectifs communs et continuons à appliquer les gestes barrières en tout temps et en tout lieu.

L’entrée dans les îles du Nord depuis la Guadeloupe est réglementée dans le cadre de cette crise. 

Dans la mesure où le système de quatorzaine a été levé entre les îles des Antilles Françaises, vendredi dernier, l’Etat a annoncé que des tests PCR sont dorénavant proposés aux voyageurs à l’aéroport de Pointe-à-Pitre ou à l’arrivée à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Si nous ne portons pas de jugement sur la décision de l’Etat de lever la quatorzaine entre nos îles, nous nous interrogeons d’autant plus sur le maintien des contrôles de nos frontières avec Sint Maarten. 

Alors que l’enjeu localement est dorénavant bien une lutte commune, avec Sint Maarten, contre la propagation du Covid19 sur cette petite île que nous partageons depuis bientôt 400 ans, les autorités étatiques semblent vouloir maintenir un principe de séparation nord-sud, que les Saint-Martinois ont du mal à comprendre. 

Nous devons saluer la volonté mutuelle des autorités de Sint-Maarten et de Saint-Martin d’harmoniser autant que possible les modalités de gestion de crise, et ce dès les premiers temps.

J’encourage l’avancée qui se profile, annoncée par la Préfecture, consistant à trouver un terrain d’entente au travers d’une coopération plus étroite entre autorités sanitaires.

Ce fut l’objet d’un échange entre la directrice de l’ARS Valérie Denux et moi-même, il y a une dizaine de jours.

La Collectivité appelle donc l’Etat à agir et à appliquer son plan de déconfinement sanitaire conjoint avec Sint Maarten, au risque de voir nos économies insulaires s’affaiblir encore plus et les tensions s’exacerber.  

J’espère que ce message sera entendu ! Il en va de notre avenir commun.

L’industriel américain Henry Ford disait : « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite !». 

C’est tout l’objet du United Congress French and Dutch que j’appelle de mes vœux. 

Loin d’être une utopie, c’est une urgente nécessité pour solutionner des problématiques conjointes et surtout donner un cadre juridique et des bases solides à notre coopération avec Sint Maarten. Cela est d’autant plus pertinent en période de crise.   

Chaque jour passé nous prouve que ce United Congress French and Dutch est devenu une impérieuse nécessité dans l’esprit du Traité de Concordia.

 A ceux qui piétine la valeur de ce traité, à tous les observateurs irrespectueux des valeurs qu’il porte, j’aimerais rappeler l’importance de l’histoire des peuples et des terres qui les voit naître. 

Nous devons nous montrer à la hauteur de notre héritage et le faire fructifier, non l’anéantir.

Thème 1 : La réouverture des écoles

Venons-en maintenant à l’ouverture des établissements scolaires. 

Après la réouverture, lundi 18 mai, des écoles élémentaires pour les niveaux de CP, CE1 et CM2, nous avons travaillé avec les services du Rectorat, à la réouverture des collèges pour les classes de 6ème et 5ème

Cette décision de réouverture pour 2 niveaux d’enseignement répond aux besoins éducatifs spécifiques de nos élèves, conformément aux préconisations de l’Education nationale.

Je rappelle que l’accès aux cours se fait sur le volontariat des parents et que l’enseignement à distance est maintenu, même pour les niveaux concernés par la reprise physique.

La rentrée des collégiens a eu lieu ce matin, elle s’est très bien déroulée. 

Je me suis rendu au collège Soualiga à la Cité scolaire, en compagnie de monsieur le recteur Mostafa Fourar que je remercie de s’être déplacé pour l’occasion.


Nous avons constaté ensemble les dispositifs déployés par nos équipes respectives, pour sécuriser les élèves et les personnels encadrants. 

Les services de la Collectivité et de l’Education Nationale ont travaillé sans relâche pour préparer les établissements et mettre en place le protocole obligatoire de distanciation physique. 

La Collectivité a achevé la désinfection des bâtiments scolaires, vendredi dernier, et tout était donc prêt pour accueillir les élèves dans des conditions sanitaires optimales.

Les collégiens et les personnels enseignants disposent de masques de protection remis par les services de l’état, conformément au protocole sanitaire national.

Nous remercions tous ceux qui se sont impliqués dans ce dispositif. 

Et dans ce contexte pour le moins particulier, nous souhaitons à tous les élèves, qu’ils soient à l’école ou dans le dispositif d’enseignement à distance, une bonne fin d’année scolaire.

Nous aussi profité de la présence de Monsieur le recteur d’académie pour signer la convention de renouvellement du partenariat Collectivité/Rectorat/Office de tourisme qui consiste à permettre aux collégiens de bénéficier d’un programme pédagogique dédié au tourisme et à la connaissance de l’histoire de Saint-Martin.

Avant de conclure sur le thème de l’éducation, n’oubliez pas que la collectivité a ouvert les inscriptions scolaires du 1er degré pour la rentrée de septembre 2020, en format dématérialisé. 

La marche à suivre est détaillée sur le site Internet de la Collectivité www.com-saint-martin.fr

Vous y trouverez les formulaires à retourner une fois remplis, à la direction de l’Education. 

Pour le 2nd degré, les inscriptions se font directement auprès de la direction du collège ou du lycée de votre enfant.  

Thème 2 : L’organisation de la collectivité

Nous l’avons annoncé la semaine dernière, la Collectivité a mis en place son Plan de Reprise de l’Administration, depuis lundi 18 mai. 

Il s’agit d’une reprise adaptée des services publics, selon un protocole strict de distanciation physique au sein des bureaux administratifs et avec le public. 

Pour éviter les attroupements et protéger nos administrés, au même titre que nos agents, les services au public vous accueillent uniquement sur rendez-vous. 

Vous trouverez sur cette page d’information tous les contacts nécessaires pour prendre vos rendez-vous avec les services de la Collectivité.

Je voudrais également ajouter un point fondamental sur les défis auxquels doit faire face notre administration. 

La Directrice générale des services de la Collectivité, Christiane Ayache, aura l’occasion prochainement de présenter les réformes profondes qui sont engagées pour restructurer l’administration territoriale et réorganiser la commande publique. 

La Collectivité de Saint-Martin se doit d’être une administration performante au service des Saint-Martinois et de monter en puissance dans le cadre de l’article 74, en vigueur depuis 13 ans.

Les personnels territoriaux doivent travailler dans une administration solide, organisée, qui leur permet de promouvoir leurs compétences au service de l’intérêt général. 

C’est la promesse que nous avons faite en 2017, et nous nous y attelons. 

Pour cela, nous nous appuyons d’abord sur nos forces vives – et nous en avons ! 

Nos ressources humaines ont déjà démontré leur efficacité et leur valeur. Et les événements récents nous le démontrent à nouveau. J’en veux pour preuve la mise en œuvre toute récente du Plan de Reprise de l’Administration, un document exemplaire et protecteur.

Je pense aussi à la mobilisation en faveur de la réouverture des établissements scolaires dont la préparation a été là aussi exemplaire. 

Cette intelligence collective va nous permettre d’aller plus loin et plus fort au service de nos administrés. 

Notre unique objectif est d’offrir aux habitants de Saint-Martin un service public de qualité, porté par une organisation structurée, à la hauteur des compétences qui sont les nôtres depuis 2007. 

Thème 3 : Les décisions du conseil territorial du 20 mai

Pour acter le soutien à notre population dans le cadre de cette crise, le Conseil territorial s’est réuni, mercredi 20 mai, en visioconférence diffusée en direct sur notre page Facebook. 

Nous avons voté une délibération fondamentale qui a entériné financièrement la réponse forte de la Collectivité à la crise sanitaire que nous traversons.

Sur le plan du social, la délibération que nous avons votée prévoit la somme de 106 000€ au titre du Pacte de solidarité mis en œuvre depuis le début de la crise de Covid19, pour accompagner les personnes les plus vulnérables. 

Nous avons décidé de poursuivre cet accompagnement social jusqu’à nouvel ordre. 

Nos services sont mobilisés depuis le début de la crise pour assurer cette aide prodiguée par la Collectivité. 

A titre d’information, nous avons distribué 338 colis alimentaires la semaine dernière ainsi que 22 repas préparés par la CTOS. Le portage de courses à domicile est également maintenu. 

Nous avons aussi inscrit la somme de 186 000€ pour financer l’opération Friendly Students qui vient en aide aux étudiants en difficulté avec une bourse exceptionnelle de 500€ par étudiant, dans le cadre de cette crise. Le Conseil exécutif a d’ailleurs acté ce dispositif par une délibération votée vendredi 22 mai. 

Depuis le début de la crise, la Collectivité a dépensé 332 325€ pour la protection contre le COVID19. Cette somme a été inscrite au budget et a permis l’acquisition d’un ventilateur de réanimation, d’un ventilateur d’anesthésie pour notre hôpital, mais aussi de machines de dépistage, de kits de tests sérologiques, de masques jetables, de masques en tissu destinés aux écoles et au grand public ou encore de produits sanitaires. 

Sur le plan économique, vous le savez, la Collectivité a débloqué un fonds exceptionnel de 5M€ pour les entreprises en difficulté. Ce fonds, qui vient en complément du Fonds de Solidarité de l’Etat auquel la collectivité participe financièrement, est distribué sous la forme de prêts d’honneur à taux O par le biais de l’ADIE et de la plateforme Initiative St Martin Active.  

Lorsqu’une collectivité de 37 000 habitants fait un effort de 5 M€ sur un budget déjà tendu pour aider ses entreprises, cela traduit une volonté forte d’accompagnement du secteur économique. Ce n’est pas le cas partout ailleurs. 

Sur ces 5M€, 2.5M€ seront débloqués, dès cette semaine, via des prêts de 15 000 euros maximum mis à disposition des entreprises locales par la Collectivité. 

Une autre partie du fonds sera dédiée à l’aide à l’investissement pour les commerces et les restaurants, grâce à l’élargissement du dispositif « Mon Beau Commerce ». 

Nous avons également travaillé sur la relance économique et le développement de la Commande publique pour soutenir notre économie.

Les investissements au titre du Plan pluriannuel d’Investissements – Le PPI – représentent 22 millions d’euros à engager d’ici la fin d’année 2020 soit :

  • 5,2 millions d’euros pour les établissements scolaires
  • 4,2 millions d’euros pour les infrastructures publiques comme l’éclairage ou la réhabilitation de la marina Fort Louis
  • 3,7 millions d’euros pour les infrastructures sportives comme la reconstruction du stade Thelbert CARTI ou la création du bassin nautique
  • 2,5 millions pour la réfection des routes et la signalétique routière 
  • 1,7 million pour l’espace public

Ces reports de crédits et l’inscription de dépenses liées directement à la réponse de la Collectivité à la crise sanitaire, donnent ainsi lieu à la première décision modificative du budget primitif 2020. 

Notre budget s’élève désormais à : 

  • 60 millions d’euros dans la section d’investissement
  • 157 M€ dans la section de fonctionnement. 

La délibération a été votée à l’unanimité des voix, c’est important de le souligner.

En deuxième point, le Conseil territorial a voté à l’unanimité la délibération sur la date de paiement de l’impôt sur les sociétés

Suite à la délibération adoptée lors du Conseil territorial du 14 avril ayant repoussé au 15 juin 2020 la date de dépôt de l’impôt sur les sociétés, les élus ont décidé de repousser la date de paiement de l’Impôt sur les Sociétés, au 30 juin 2020, donnant ainsi le temps nécessaire aux entreprises de réaliser leurs démarches.

Les entreprises en difficulté peuvent demander le report du paiement de l’Impôt sur les sociétés, au 31 décembre 2020. 

Nous rappelons que pour obtenir les reports de paiement de la TGCA, de la Patente commerciale et de l’Impôt sur les sociétés, les entrepreneurs en difficulté sont invités à remplir le formulaire en ligne sur le site de la Collectivité et à le retourner au centre des finances publiques.

Chers amis, 

Nous entrerons, le 1er juin prochain, dans la saison cyclonique

Comme chaque année, la Collectivité et ses partenaires se préparent ensemble. Nous organisons une réunion de travail, le mercredi 27 mai, pour finaliser les dispositifs que nous avons mis en place à notre niveau, dans le cadre de la préparation de la saison cyclonique. 

Nous aurons l’occasion de communiquer en détails sur ces dispositifs. 

Nous avons présenté notre nouveau Plan Territorial de Sauvegarde, lors du Conseil territorial du 20 mai dernier. 

Le plan territorial de sauvegarde de la Collectivité regroupe l’ensemble des procédures et mesures de protection du territoire en cas de crise. Il a été fortement mis à jour ces dernières années, notamment suite au passage de l’ouragan Irma.

Le Conseil territorial a acté les changements de ce plan que vous pourrez consulter sur le site Internet de la Collectivité d’ici quelques jours. 

N’oublions pas que si les autorités ont leur rôle à jouer, la préparation de la saison cyclonique est l’affaire de tous ! 

Chacun à son niveau doit se préparer, faire les stocks nécessaires, consolider son habitation, nettoyer sa propriété. IRMA nous a démontré combien cette préparation est décisive en cas de phénomène majeur. 

Certains centres spécialisés annoncent une saison active. 

Une préparation attentive reste essentielle pour appréhender un potentiel phénomène cyclonique. 

Voilà pourquoi nous vous invitons d’ores et déjà à débuter vos préparatifs et à vous renseigner sur les mesures à prendre et les provisions à faire. 

Vous trouverez toutes ces informations sur notre site Internet, dans la rubrique Gestion des Risques Majeurs.  

Thème 4 : L’accompagnement économique

Cela nous amène à apporter quelques précisions sur l’accompagnement des entreprises.

Nous avons été alertés par un grand nombre d’entreprises qui auraient reçu une notification de rejet de la part de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) suite à leur demande d’aide au titre du Fonds de solidarité-Covid19, pour le mois de mars 2020. 

Le Fonds de solidarité national relève du ministère français des finances et du budget, et localement de la DGFIP. Nous nous sommes donc entretenus avec Monsieur Alain Contant, payeur des finances publiques pour disposer des éléments de compréhension face à ce nombre élevé de rejets.

Lors de la l’instruction des dossiers par les services du Centre des finances publiques, il est apparu que la majorité des refus était lié à l’absence de paiement du droit de licence et contribution des patentes (DLCP) en 2019.  

Comme dans tous les territoires français, les entreprises qui sollicitent des dispositifs publics doivent attester d’une situation fiscale à jour pour bénéficier d’une aide publique. 

Par conséquent, pour pouvoir bénéficier de l’aide au titre du fonds de solidarité pour le mois d’avril 2020 et pour le mois de mai 2020, et au titre de l’aide complémentaire versée dans le cadre du Volet 2, nous ne pouvons que conseiller aux entreprises concernées de régulariser leur situation, en remplissant le formulaire DLCP 2019 à télécharger sur le site de la Collectivité et à déposer dans la boite aux lettres du Centre des finances publiques ou en demandant un moratoire. 

Par ailleurs, nous invitons les entreprises à jour de leurs contributions fiscales mais dont la demande a été rejetée à se rapprocher du Centre des finances publiques pour obtenir des informations sur leur dossier. 

L’adresse email de contact est : cfip.sxm-pole.recouvrement@dgfip.finances.gouv.fr

Thème 5 : Le Cadre de Vie

Comme chaque semaine, nous vous présentons un point d’actualité sur les actions de la délégation Cadre de Vie, présidée par notre collègue vice-président Steven Patrick. 

En fin de semaine dernière, la délégation a réceptionné les travaux de plomberie et d’électricité dans l’ensemble des bâtiments scolaires. 

La délégation met en place, dès cette semaine, le planning des travaux programmés dans les écoles durant les grandes vacances de juillet et août. Il s’agit essentiellement de travaux de remise aux normes obligatoire et de rénovation des bâtiments. 

L’enveloppe prévue au budget 2020 pour la réhabilitation des établissements scolaires s’élève à 5. 2M€. 

Après 32 mois de travaux, la Collectivité a réalisé 95% du chantier d’enfouissement des réseaux électriques et fibrés. 

C’est un aboutissement majeur pour notre Collectivité, qui au lendemain d’Irma, a choisi de miser sur l’enfouissement de 100% des réseaux pour offrir un meilleur service à ses administrés et aussi protéger la population en cas de phénomène cyclonique.

Nous arriverons bientôt au terme de ce chantier d’envergure réalisé avec nos partenaires, l’Etat et EDF. 

Nous aurons ainsi réalisé l’enfouissement de 80km de câblages. Ce chantier achevé, Saint-Martin deviendra alors le premier territoire ultramarin détenant un réseau électrique et fibré entièrement souterrain. 

Notons également la reprise de certains chantiers publics : le chantier d’aménagement de la ravine Paradis à Quartier d’Orléans a repris, lundi 18 mai, dans le respect des mesures barrières et de la distanciation physique.

D’autres chantiers de la Collectivité, à l’instar de celui du pont de Sandy Ground et celui de la Marina Fort Louis, vont reprendre progressivement ces prochaines semaines.

Questions de la presse

Du Soualiga Post

Depuis Irma, il s’agit de la 2e crise que traverse l’aéroport international Princess Juliana, avec des conséquences graves sur sa gestion. Ne serait-il pas judicieux de réfléchir à une gestion partagée de Juliana entre la partie hollandaise et la partie française et de demander une réduction temporaire des taxes aéroportuaires afin de faire baisser les prix des billets d’avion et ainsi de relancer le tourisme ? Est-il aussi possible de le faire à Grand Case ?

Princess Juliana est l’aéroport international de l’île de Saint-Martin. Il est situé sur la partie hollandaise ce qui fait que sa gestion, tout comme son financement, dépendent directement des autorités de Sint Maarten. On ne peut pas changer l’histoire. 

Réduire les recettes d’exploitation en période de crise pourrait représenter un risque pour l’équilibre financier des aéroports. Les sociétés gestionnaires de nos aéroports pourront vous expliquer plus en détails comment sont fixées les taxes aéroportuaires, qui sont généralement établies en fonction des coûts d’exploitation des sites aéroportuaires. 

Néanmoins, le sujet de la coopération concernant ce type de structure se pose de façon légitime, notamment à travers une réflexion conjointe sur les stratégies de relance post crises.

Dans ce domaine, le trafic aérien, les capacités d’accueil et la stratégie de développement touristique des deux territoires sont interdépendantes. L’Office de tourisme de Saint-Martin travaille déjà sur ces aspects avec l’aéroport Princess Juliana et les acteurs du secteur touristique des deux parties de l’île. 

Je rappelle que nous avons signé un Protocole avec Sint Maarten, qui nous permet de mutualiser nos stratégies de promotion touristique à l’international. Madame Damaseau, en sa qualité de présidente de l’Office de tourisme, a déjà tenu plusieurs réunions dans ce domaine d’intervention. Ce travail conjoint est donc en cours. 

Le week-end dernier, la distribution de l’eau a été perturbée. Dans le dernier communiqué, il est précisé que la production est de 6 700 mètres cubes par jour alors que sur de nombreux documents officiels, il est indiqué que la capacité de production est de 9 000 mètres cubes. Comment explique-t-on cette différence ?

Il faut toujours garder à l’esprit, et singulièrement sur un territoire sans points d’eau naturels (ou si peu) comme Saint-Martin, que l’eau est une denrée précieuse et qu’il faut la préserver. 

Dans ce contexte, nous sommes par définition, en flux tendus permanents. 

Je remercie l’Etablissement des Eaux qui nous a apporté des éléments concrets pour vous répondre :

  • La progression des besoins par rapport à 2019 est passée de 5300 m3 à 6600 mpar jour aujourd’hui. Depuis Irma, nous avons constaté une augmentation significative du nombre de consommateurs, certainement liée à la reconstruction. 
  • S’agissant de la capacité de production d’une usine de dessalement comme la nôtre, on admet généralement un abattement de 20% pour la maintenance de l’installation, ce qui porte la capacité de production à 9000 – 20%, soit 7200 m3 /jour.
  • Notre usine a besoin d’être rénovée. Les travaux ont débuté et vont durer jusqu’au deuxième trimestre de 2021. La fourniture des membranes de production, à elle seule, demande 6 mois à un an de délais. Ce marché de 4,5 M€ va permettre de renforcer les moyens existants de l’usine.
  • Nous avons aussi un projet d’extension nécessaire pour augmenter la production qui permettrait de produire 3000 m3/jour, supplémentaires. Ce projet est au stade de l’appel à candidature, son coût a été estimé à 3 M€.

Je profite de cette question pour remercier l’implication de la SAUR qui dépêche en permanence une équipe de recherche de fuites et 2 équipes d’intervention sur les casses de réseaux. Ces équipes travaillent essentiellement de nuit pour gêner le moins possible les usagers. 

Cet équilibre entre production et distribution est effectivement tendu. Il faut dire que les réseaux de canalisations sont vétustes ce qui provoque des fuites à répétition. 

Ces travaux sont à nos yeux prioritaires et nous avons acté avec l’EEASM un programme de réhabilitation sur les 3 années à venir. Ce chantier n’a jamais été entrepris par nos prédécesseurs. Et c’est l’un des grands actes de notre mandature.

DU JOURNAL LE PELICAN

La Collectivité devait réceptionner un automate de dépistage PCR la semaine dernière. Cette machine est-elle déjà en fonction ? Qui sera testé prioritairement et quel en sera le bénéfice ? 

La machine de dépistage commandée par la collectivité pour l’hôpital est arrivée en Guadeloupe et devrait être acheminée sur le territoire cette semaine.

Le laboratoire BIOPOLE a réceptionné sa machine de dépistage et 25O tests. 

Les matériels ainsi que les tests sont délivrés au niveau national en fonction des priorités et non pas des commandes faites. Ainsi, même si nous avons passé commande des machines, nous n’avons pas forcément de visibilité sur leur date de livraison.

Concernant les dépistages à réaliser en priorité, cela fera l’objet d’une concertation sur le public prioritaire, comme pour la campagne de dépistage qui a été faite par l’hôpital en lien avec la Croix-Rouge et les conseils de quartier pour mesurer le degré de circulation du virus sur le territoire, durant les 15 jours derniers. Même si un seul cas a été dépisté positif, il faut poursuivre les efforts collectifs et maintenir les gestes barrières.

Toutefois, la gestion et le protocole d’utilisation du matériel commandé par la Collectivité seront de la responsabilité exclusive de l’Hôpital et de sa directrice Mme Lampis. 

Quelle stratégie sera mise en place pour favoriser et dynamiser l’économie locale et le tourisme régional ces prochains mois ?

La dynamisation de notre économie est l’une de nos priorités. D’une part, nous renforçons les programmes que nous avions déjà initiés. Nous l’indiquions tout à l’heure, sur les 5M€, que la collectivité a engagés dans l’aide directe aux entreprises, une partie du fonds sera dédiée à l’aide à l’investissement pour les commerces et les restaurants, grâce à l’élargissement du dispositif « Mon Beau Commerce ». 

Nous avons également travaillé sur la relance économique et le développement de la Commande publique pour soutenir notre économie.

Par ailleurs, nous travaillons avec l’Office de Tourisme sur des actions de redynamisation du secteur touristique. 

Ainsi, dès le début du mois de juillet, l’Office devrait mettre en place le concept de staycation ou comment passer des vacances au « pays ». 

Il s’agit de proposer une aide directe à la reprise du secteur, via la consommation d’offres touristiques et de loisirs localement.  

En effet, le contexte sanitaire et économique rend difficile, voire impossible les déplacements durant la période de juillet/aout. La plupart d’entre nous ne pourra pas envisager de déplacement en famille. 

Afin de répondre à cette situation tout en apportant une aide significative aux acteurs locaux du tourisme, l’office de  tourisme  de Saint-Martin a choisi de consacrer 500 000 € de son budget à cette opération qui vous  sera présentée en détails dans les prochains jours.

Cette somme sera directement injectée dans les entreprises locales par le biais de coupons utilisables, sous conditions, par les résidents de Saint-Martin désireux de profiter d’un séjour à l’hôtel, d’un repas au restaurant, d’une activité de loisirs durant cette période de l’année. Cette opération permettra également aux résidents de découvrir ou redécouvrir les atouts de notre territoire et les incitera à se positionner en premiers touristes de Saint-Martin.

Le programme est en train d’être finalisé. La semaine dernière, l’Office de tourisme a eu un premier échange avec des entrepreneurs des différentes catégories d’hébergement, de la restauration et des activités de loisirs.

Il se sont montrés très favorables quant au principe de ce projet qui  est conçu pour les aider eux, ainsi que toutes les professions qui gravitent autour.

Toutefois, beaucoup d’entre eux s’interrogent sur le fait d’ouvrir leurs structures durant cette période ou d’attendre la haute saison prochaine. En effet, nombreux sont les établissements qui ne parviennent réellement à fonctionner qu’avec une clientèle extérieure. Selon les discussions en cours, le « Staycation » devrait permettre de mobiliser au moins 30% des établissements ouverts.

Une campagne de sensibilisation sera menée auprès des habitants de Saint-Martin sur les atouts touristiques disponibles localement. Le secteur touristique est l’affaire de tous et chacun doit pouvoir en profiter à son niveau. Nous avons tous un rôle à jouer pour que l’économie touristique survive et se relève, et cela commence naturellement par la connaissance de nos atouts, naturels, culturels, de loisirs ou d’évasion .

Le plan vous sera dévoilé dès que les échanges avec les acteurs seront clos.

Sur le plan du tourisme régional, bien que le contexte demeure incertain, un travail concerté se fait entre les territoires des Antilles et la Guyane mais aussi avec nos voisins anglophones. Nous partageons des problématiques et des enjeux similaires.

De nombreuses discussions sont en cours et des besoins émergent à plusieurs niveaux notamment en termes de protocoles aériens.

L’office de tourisme d’est d’ailleurs entretenu avec l’aéroport de Juliana et les iles avoisinantes qu’il dessert. L’objectif est, dans un premier temps, de reconstruire une opportunité de tourisme entre les territoires de la région. 

Avec nos homologues guadeloupéens, martiniquais et guyanais nous travaillons sur les modalités mises en place sur nos territoires respectifs en lien avec le déconfinement et la circulation entre nos îles. Mais pour l’instant nous avançons au gré des  annonces du  gouvernement et de ses représentations locales. Nous espérons y voir plus clairs dans les toutes prochaines semaines, mais il y a une volonté claire de travailler ensemble. 

Et ne dit-on pas que là où il y a une volonté, il y a un chemin.

DU JOURNAL 97150

Vous avez annoncé lors du dernier Conseil territorial que 22 M€ du PPI seraient engagés d’ici à la fin de l’année 2020, dont 3.7M€ pour les équipements sportifs. Qu’en est-il de la construction d’une base nautique à destination des scolaires que vous aviez annoncée pour septembre 2020 et qui devait s’inscrire dans le cadre du contrat de convergence avec l’Etat ? 

Nous nous apprêtions à signer le contrat de convergence Etat/COM avec la ministre des outre-mer avant le confinement. Ce projet a été retardé et nous devons maintenant rediscuter ce contrat afin d’y intégrer les besoins liés à la crise de Covid19. Le projet de centre nautique et de loisirs n’est pas remis en cause ; seuls les délais pourraient être modifiés. 

Le budget du centre nautique Concordia est actuellement de 4,5M€. Nous sommes en train de finaliser le programme. Il n’a par contre jamais été prévu que cette opération soit terminée en septembre 2020. 

A cette date nous avions prévu de clôturer le concours d’architectes et de lancer les appels d’offre pour un début des travaux fin 2020. Le COVID 19 risque de nous retarder mais nous mettons tout en œuvre pour respecter notre calendrier.

Nous devrons aussi intégrer dans ce projet conjoint les préconisations gouvernementales dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, avec notamment de nouveaux protocoles sanitaires stricts. 

Les opérateurs nautiques de Day Charter sont fortement impactés et pour certains en péril, à cause des crises successives. Bien que ce secteur relève des compétences des Affaires Maritimes de l’Etat, la Collectivité a aussi son rôle à jouer dans le cadre de la relance économique. Ce secteur peut-il espérer une reprise de leur activité dans des délais raisonnables ?  

Nous avons constaté comme vous, vendredi 22 mai, la levée de l’arrêté préfectoral qui interdisait la plaisance dans le cadre de la crise de Covid-19. Désormais, la navigation à voile est à nouveau autorisée dans un rayon de 3 miles autour des côtes de Saint-Martin. L’accostage sur les îlets est également autorisé. Nous sommes bien évidemment entièrement favorables à cette reprise d’activité. 

Nos entreprises locales, toutes activités confondues, doivent pouvoir reprendre leurs activités, dans un cadre sanitaire sécurisé et dans le respect des gestes barrières. Après deux mois à l’arrêt, il est aujourd’hui vital pour ces entrepreneurs, au même titre que tous les autres, de pouvoir relancer leur activité professionnelle. Le contexte économique est déjà très difficile, n’ajoutons pas des difficultés aux difficultés.  

QUESTIONS DU JOURNAL ST MARTIN’S WEEK

La Collectivité a introduit une requête en référé suspensif auprès du Tribunal Administratif pour que l’arrêté appliquant le PPRn par anticipation tombe et que le PPRn de 2011 soit à nouveau applicable jusqu’au nouveau PPRn. Pouvez-vous nous éclairer sur l’issue de ce moment juridique qui avait lieu aujourd’hui ? Ce bras de fer avec l’Etat n’a-t-il pas eu pour premier effet de maintenir la version “dure” du PPRn en application ?

La justice a été saisi d’un nouveau référé pour obtenir la suspension de l’arrêté appliquant par anticipation le PPRN. Madame la Préfète a contesté la recevabilité de notre demande mais sur le fond aucune des erreurs que nous avons soulevées de manière détaillée et étayée n’a été contredite. La procédure est donc en cours, avec une clôture fixée pour ce jour. Le tribunal a décidé qu’Il n’y aura pas d’audience comme le lui permet l’ordonnance n°°2020-305 du 25 mars 2020.  

Tout d’abord, cette procédure confirme que l’application anticipée du PPRN a été précipitée, et que le travail a été mal fait. C’est si vrai que depuis cette procédure, une mission d’évaluation et de dialogue a été confiée autour du PPRN, pour trouver de meilleures solutions. 

Un premier rapport aurait été rendu. Nous savons déjà, sans en avoir son contenu précis que compte tenu des erreurs substantielles constatées, c’est toute la procédure qui doit être relancée avec une nouvelle enquête publique.  C’est la manifestation éclatante que le PPRN appliqué par anticipation n’est pas bon et que nous avons raison d’en contester sa légalité. Mais aussi qu’il y a nécessité à obtenir la suspension d’un tel document que l’Etat a renoncé à approuver tant il pose de difficulté. 

Monsieur le Président, vous avez dû faire face à Irma dans des conditions d’anthologie et vous êtes plus que bien d’autres responsables de Collectivités conscient du risque et du chaos. La saison cyclonique est là, la Collectivité travaille à sa préparation, mais Saint-Martin affiche encore de nombreux chantiers privés qui ne seront jamais terminés avant la nouvelle saison. N’y a-t-il pas des mesures que la Collectivité pourrait prendre dans son périmètre de compétences, notamment au niveau de la police de l’urbanisme, pour que ces chantiers sortent de l’impasse au bénéfice de leurs occupants et éviter qu’ils ne se transforment en projectiles en cas d’ouragan ? 

Chaque année, au démarrage de la saison cyclonique, la collectivité met en place une communication spécifique à l’égard des responsables des chantiers privés pour les inviter à prendre toutes les précautions d’usage et les mesures de consolidations des matériaux présents sur les chantiers. 

On ne peut que réitérer cette mise en garde et leur demander de se préparer pour une sécurisation maximale de leurs chantiers, en fonction de l’évolution de leurs travaux. En cas de non-respect de ces avertissements, la Collectivité pourra procéder à la mise en demeure de ces propriétaires ou entrepreneurs. Chacun doit prendre sa part dans la préparation de la saison cyclonique, chacun doit procéder aux vérifications nécessaires pour une sécurité maximale. En cas d’alerte cyclonique, le service des Risques Majeurs et la police territoriale se déplacent sur le terrain pour sensibiliser les responsables des chantiers ou les copropriétés. 

Le sujet des frontières s’impose depuis quelques jours aux élus et trouve un écho profond au sein de la population. Le Traité de Concordia est inscrit dans l’ADN de Saint-Martin mais l’obsolescence de son contenu a aussi donné lieu à de larges abus tant en termes d’opacité fiscale, de fraude aux dispositifs sociaux et de commerce, d’adresse de résidence par exemple ? Est-ce que ce sujet d’importance ne risque pas faute d’être assumé par les exécutifs locaux de devenir un prétexte politique alors qu’il est essentiel à l’identité de Saint-Martin. N’est-il pas urgent que les exécutifs de l’île dans son ensemble s’en saisissent pour l’imposer à l’ordre du jour de Paris et de La Haye ? 

Si le fond de la question semble simple, la réponse est bien plus complexe. C’était précisément mon souhait dans le cadre du United Congress de pouvoir trancher ensemble sur les failles du Traité et leur exploitation par certains, sans en dénaturer les fondements.

Cette instance aurait donc aussi pour objectif d’harmoniser les politiques locales et d’agir sur les mécanismes propres aux compétences de nos nations. Mais il est important que chaque acteur soit mis face à ses devoirs envers ce territoire. Le problème n’est peut-être pas l’outil mais ce que chacun accepte de mettre en place pour le faire fonctionner.

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Address on the 172 Anniversary of the Abolition of Slavery

M. le president we have reached the end of our updates but before closing, permit me to remind everyone that on May 28th, more specifically this coming Thursday, we will be COMMEMORATING the 172ND Anniversary of the Abolition of Slavery.

But beyond recalling the abolition, I wish that the day be used by everyone to engage in a general reflection on the whole memory of slavery, long repressed, to finally accept it as part of our history. 

This day of remembrance should also be an opportunity to question how the memory of slavery can find its rightful place in what contributes to the definition of our Saint-Martin identity.

If everyone seeks to do this, the duty of remembrance will become a solidarity effort in the quest for a better knowledge of this conflicting history long crossed, but so necessary for the construction of a shared citizenship.

We must come out of this silence, even if we express ourselves with a lot of passion. 

What is important is to establish dialogue and to provide proof that we have acquired and conquered certainties about our identity, that we have found peace, that we are now driven by a will to have a better hold on the future, which would take root in a common ethic and a lucid memory.

A special thought goes out to the late Mrs. Daniella JEFFRY, thanks to her hard work and research permit us to celebrate this day on May 28th and not the 27th as the other overseas territories. 

So, remember not to let the date go by in vain, take pride and be grateful for the road that many have paved for our freedom.

Message Abolition PRESIDENT

Mais Mesdames et messieurs, avant de conclure, je voudrais vous dire quelques mots supplémentaires. Chaque année, le 28 mai, Saint-Martin commémore l’abolition de l’esclavage.

Commémorer, c’est se souvenir, collectivement. C’est faire vivre la mémoire à travers les âges. 

Nous formulons le vœu qu’en ce jeudi 28 mai, chacun consacre le temps à la réflexion sur ce que fut l’esclavage et la traite négrière dans nos régions. Cette réflexion doit permettre à notre société saint-martinoise d’avancer et de se développer dans le respect et la considération de l’autre, de sa culture, de ses héritages. Vivre ensemble sur cette île suppose d’en connaître l’histoire, et au-delà, de connaître l’histoire commune à toutes les iles de la caraïbe.

Le devoir de mémoire ne doit pas être occulté, mais respecté. Les drames de l’Histoire ne doivent jamais se répéter. Cette réflexion et cette acceptation est la seule voie qui permettra une cohésion réelle et durable sur un territoire.

Il est important d’accepter le dialogue et de faire de ce passé, non pas un poids mais un moteur dans notre manière de vivre ensemble, sans discrimination et sans colère.

Les populations afro-caribéennes sont belles, fortes et combattantes. Elles ont construit une identité sur des siècles dramatiques, mais elles ont su se relever accéder à l’apaisement, poussées par une volonté d’emprise sur l’avenir, qui prend racines dans une éthique commune et une mémoire lucide et sereine.

Saint-Martinoises, Saint-Martinois, à tous les habitants de Saint-Martin, le respect de l’autre, quel qu’il soit, est la clé d’une vie en harmonie.

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