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Cher public,

La commémoration de l’abolition est toujours un moment chargé d’émotions que j’approche avec beaucoup de circonspection. C’est un grand honneur de rendre hommage à la mémoire de nos ancêtres pour lesquels cette journée existe au titre de l’histoire de Saint-Martin.

Au-delà du devoir de mémoire qui nous invite à mettre au premier plan les conditions d’existence et la capacité de résilience de nos ancêtres qui ont subi des siècles d’esclavage et à qui nous devons notre liberté aujourd’hui, cette journée est l’occasion pour nous de mieux comprendre l’importance de l’abolition de l’esclavage en tant que telle.

Cette commémoration est donc aussi une occasion d’affirmer qui nous sommes, notre afro-descendance, notre identité caribéenne.

La fierté d’être noire et libre est vraisemblablement le premier socle de la lutte que nous avons engagée tous ensemble dans la défense de nos spécificités d’insulaires caribéens et dans une grande mesure, d’anglophones.

It is imperative that we always use moments like this to state the high price that was paid for us to be free.

That first sacrifice that was acknowledged on May 28th, 1848 should encourage each and every one of us to continue in these modern days to reclaim what is defining us as a people.

The way we live, the way we talk, the way we laugh, the way we dance, the way we think are all parts of the heritance that was left for us by our ancestors.

Le rendez-vous que nous avons aujourd’hui est un moment fort durant lequel nous devons nous focaliser sur l’importance de commémorer ce qui est à l’origine de notre riche patrimoine culturel tant matériel qu’immatériel.

Je me dois donc de saluer les défenseurs de notre culture, de notre histoire.

Je pense notamment à Mme Daniella Jeffrey, qui nous a quittés mais dont le travail de recherche acharné a permis de faire connaitre ce qui est propre à l’Histoire de Saint-Martin, telle que la date de commémoration de l’abolition de l’esclavage à Saint-Martin qui est le 28 mai et non le 27 mai comme en Guadeloupe, ou encore le 22 mai en Martinique.

Nous devons maintenant en tant qu’autorité publique, avec le concours de nos services, engager le travail de pédagogie auprès de notre jeunesse afin que jamais l’histoire ne soit oubliée.

Nous devons faire en sorte qu’une ère nouvelle fondée sur des valeurs de liberté, de respect d’autrui et d’égalité entre les êtres humains soit le fil directeur de la société saint-martinoise.

Nous devons veiller à ce que la richesse culturelle et patrimoniale unique que nous partageons soit sans cesse promue et préservée.

Je suis convaincue que c’est au travers de ces valeurs fédératrices de partage que nous devons trouver notre inspiration pour avancer ensemble, unis, bienveillants les uns envers les autres.

My engagement in politics allows me to retrace, research, learn, share with others the true definition of who we are as a people. Remember to succeed we need to best understand where we came from and in the absence of knowledge of our history we would continue to fail.

For this, we have decided to challenge ourselves and go beyond our current limitations. We have decided to work relentlessly and retrace our history.

This year, the constraints imposed by the fight against the Covid-19 reveals more than ever that the fight for freedom and further understanding and greater definition of who we are as a people must prevail.

Consciously continue to work towards a further emancipation from mental slavery where we can think for ourselves and by ourselves. We know what is best for WE.

So, on this historical day let’s enjoy who we are, who we consciously aspire to be, soyons consciemment les garants de notre présent et ceux d’un avenir collectif à la fois constructif, serein et respectueux de nos valeurs et de notre identité.

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