Temps de lecture estimé : 5 minutes

Ces décrets bordent les conditions de vie qui sont les nôtres dans le cadre de l’urgence sanitaire déployée pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Ces conditions ont pris depuis que l’épidémie vit une décroissance un caractère dominé par l’économie et la nécessité d’une reprise d’activité.

Pour les territoires ultramarins, dont certains comme Saint-Martin vivent une ultra-dépendance aux flux aériens, les dispositions prises et leur tempo conditionnent la reprise économique, qui, si elle est part trop “empêchée”, laissera place à une nouvelle crise profonde et durable alors que la saison cyclonique débute ce jour.

Les articles relatifs à ce sujet “transport aérien” vous sont livrés ci-après avec un point capital, le poids des ajustements locaux par l’entremise du pouvoir délégué aux représentants de l’Etat et leur capacité à compléter en fonction des situations sanitaires territoriales les mesures préconisées nationalement par ce nouveau décret.

Section 2 : Dispositions concernant le transport aérien Article 10

I. – Sont interdits, sauf s’ils sont fondés sur un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, un motif de santé relevant de l’urgence ou un motif professionnel ne pouvant être différé, les déplacements de personnes par transport public aérien :

  1. Au départ du territoire continental de la France à destination de l’une des collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution ou de la collectivité de Corse ;
  2. Au départ de l’une de ces collectivités à destination du territoire continental de la France ;
  3. Entre ces collectivités.

II. – Pour les vols au départ ou à destination de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, en fonction des circonstances locales, le représentant de l’Etat est habilité à compléter la liste des motifs de nature à justifier les déplacements mentionnés au I du présent article.

III. – Pour les déplacements mentionnés au 3° du I du présent article, les représentants de l’Etat dans les collectivités concernées sont habilités, en fonction des circonstances locales, à compléter par arrêté conjoint la liste des motifs de nature à justifier les déplacements mentionnés au premier alinéa du I.

Article 11 En savoir plus sur cet article…

I. – Les personnes souhaitant bénéficier de l’une des exceptions mentionnées à l’article 10 présentent à l’entreprise de transport aérien, lors de leur embarquement, une déclaration sur l’honneur du motif de leur déplacement accompagnée d’un ou plusieurs documents permettant de justifier de ce motif.
Tout passager présente à l’entreprise de transport aérien, avant son embarquement, outre le ou les documents prévus au premier alinéa du présent I, une déclaration sur l’honneur attestant qu’il ne présente pas de symptôme d’infection au covid-19 et qu’il n’a pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de covid-19 dans les quatorze jours précédant le vol. Sans préjudice des sanctions pénales prévues à l’article L. 3136-1 du code de la santé publique, à défaut de présentation de ces documents, l’embarquement est refusé et le passager est reconduit à l’extérieur des espaces concernés.

II. – Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans les espaces accessibles aux passagers des aérogares ou les véhicules réservés aux transferts des passagers porte un masque de protection.
Toute personne de onze ans ou plus porte, à bord des aéronefs effectuant du transport public à destination, en provenance ou à l’intérieur du territoire national, dès l’embarquement, le masque de protection mentionné au I de l’article 49.
Sans préjudice des sanctions pénales prévues à l’article L. 3136-1 du code de la santé publique, l’accès auxdits espaces, véhicules et aéronefs est refusé à toute personne qui ne respecte pas cette obligation et la personne est reconduite à l’extérieur des espaces, véhicules et aéronefs concernés.
L’obligation du port du masque pesant sur le passager ne fait pas obstacle à ce qu’il lui soit demandé de le retirer pour la stricte nécessité du contrôle de son identité.Article 12 En savoir plus sur cet article…
L’exploitant d’aéroport et l’entreprise de transport aérien informent les passagers des mesures d’hygiène et de distanciation mentionnées à l’article 1er par des annonces sonores, ainsi que par un affichage en aérogare et une information à bord des aéronefs.
L’exploitant d’aéroport et l’entreprise de transport aérien permettent l’accès à un point d’eau et de savon ou à du gel hydro-alcoolique pour les passagers.
L’entreprise de transport aérien veille, dans la mesure du possible, à la distanciation physique à bord de chaque aéronef de sorte que les passagers qui y sont embarqués soient le moins possible assis les uns à côté des autres.
L’exploitant d’aéroport et l’entreprise de transport aérien sont autorisés à soumettre les passagers à des contrôles de température. L’entreprise de transport aérien peut également refuser l’embarquement aux passagers qui ont refusé de se soumettre à un contrôle de température.
L’entreprise de transport aérien assure la distribution et le recueil des fiches de traçabilité mentionnées à l’article R. 3115-67 du code de la santé publique et vérifie qu’elles sont remplies par l’ensemble de ses passagers avant le débarquement dans les conditions prévues au II et III de ce même article.Article 13
Le préfet territorialement compétent est habilité, lorsque les circonstances locales l’exigent, à limiter l’accès à l’aérogare des personnes accompagnant les passagers, à l’exception des personnes accompagnant des personnes mineures, des personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite ou des personnes vulnérables.

Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.