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Après le GHTG-UMIH Guadeloupe, après l’AHSM, après l’ensemble des responsables des organisations patronales, mais encore par l’ensemble des députés, sénateurs, présidents de collectivité, présidents d’EPIC et présidents des chambres consulaires (24 signataires), après la FEDOM et après Bruno Magras, c’est au tour de Daniel Gibbs de saisir le Gouvernement afin d’alléger les restrictions de voyages qui pèsent sur le territoire.

C’est au Premier ministre, Edouard Philippe que le président du Conseil territorial a choisi d’adresser ses demandes « expresses ».


Courrier de Daniel Gibbs à Edouard Philippe en date du 4 juin 2020
Monsieur le Premier Ministre,
Suite aux mesures de déconfinement annoncées le 28 mai dernier, nous tenions à attirer votre attention sur les conséquences dramatiques d’une « mise sous cloche » des territoires ultramarins, notamment de Saint-Martin.
Comme vous le savez, l’économie saint-martinoise repose sur un seul secteur d’activité – le tourisme -dont pas loin de 70% des emplois (directs et indirects) de la partie française dépendent. La reprise de l’activité touristique, même dans un contexte international difficile, est vitale pour le maintien de nos emplois.
Comme de nombreux acteurs publics et privés d’autre-mer, nous avions accueilli très favorablement vos annonces du 14 mai dernier à l’issue du comité interministériel, traduisant la volonté du gouvernement de relancer l’économie des territoires d’Outre-mer.
Or, votre récente décision de maintenir les restrictions de déplacement entre la métropole et les outre­mer, sans date connue afin d’anticiper les réouvertures quant à un rétablissement de la liberté de circulation, nous inquiète profondément.
Alors que l’économie touristique métropolitaine, y compris la Corse, pourra profiter de la suppression des limitations de déplacement et que plusieurs destinations de la Caraïbe s’apprêtent à accueillir de nouveau des touristes, Saint-Martin subira encore de fortes restrictions. La poursuite de l’isolement serait fatale à notre économie.
La reprise de l’activité touristique ne peut se faire sans anticipation tant pour les professionnels du tourisme, qui se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de promouvoir la destination sans visibilité, que pour les visiteurs dont les réservations restent fortement conditionnées à un assouplissement des conditions de voyage.
Nous sommes bien conscients de la nécessaire protection de la santé publique qui ne doit pas pour autant mettre davantage en péril nos emplois et nos entreprises. Nous demandons simplement à bénéficier des mêmes conditions que l’hexagone, alors même que la situation sanitaire a toujours été bien plus favorable dans les Antilles que dans le reste du territoire national. Aussi nous demandons expressément : 
– La levée immédiate de l’obligation de motifs impérieux pour se déplacer vers et depuis Saint-Martin ;
– La levée de la « quatorzaine » à compter du 22 juin 2020 et la mise en place d’un test au départ puis à J+8 pour tous les passagers ;
L’annonce officielle de la levée des restrictions dans les plus brefs délais, afin d’inciter les réservations pour les prochains mois ;
Monsieur le Premier Ministre, nous sommes convaincus de votre détermination à agir pour la sauvegarde de nos emplois, en empêchant l’asphyxie de notre économie.
Comptant sur votre action, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 

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