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L’INSEE vient de publier ses dernières analyses, même si les chiffres étudiés datent de 2017, lsur a pauvreté et le niveau de vie dans les DOM : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte. Saint-Martin, ne disposant toujours pas d’outil statistique propre, c’est dans les chiffres guadeloupéens que l’on peut espérer retrouver un peu de la réalité locale.

Un habitant sur cinq a un très faible niveau de vie

En Guadeloupe donc, 134 800 personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté national fixé à 1010 euros par mois et par unité de consommation en 2017. À titre de comparaison, le taux de pauvreté en France métropolitaine est de 14 %.

Etroitesse du marché, isolement géographique, bas niveau de qualification, inégalités d’accès à la formation… Autant de paramètres qui, selon li’INSEE, expliquent le niveau de pauvreté guadeloupéen enclavé dans « une situation économique particulière. »

Ainsi, l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi conduit non seulement à un taux de chômage important (21%), mais également à l’existence d’une économie informelle et une sous-déclaration des revenus des ménages, l’absence d’emploi expliquant en premier lieu le taux de pauvreté élevé en Guadeloupe.

De fortes inégalités de niveau de vie

En 2017, les 10 % de personnes ayant les niveaux de vie les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 600 euros par mois et par UC. Les 10% de personnes ayant les niveaux de vie les plus élevés ont un niveau de vie supérieur à 2940 euros par mois et par UC , soit 5 fois plus que les ménages les plus modestes.

En France métropolitaine, les inégalités sont moins fortes : le rapport est de 3,3. La répartition des richesses est donc plus inégalitaire que celle de la France métropolitaine. La moitié des personnes ayant les niveaux de vie les plus modestes ne disposent que de 26% de la masse des niveaux de vie tandis que les 20% de personnes les plus aisées en perçoivent 47%.

60% de prestations sociales

Les prestations sociales représentent 58 % du revenu disponible des ménages les plus modestes avec un poids prépondérant du RSA, ce que ne pourra nier la COM qui en assume la charge financière à Saint-Martin. Viennent ensuite les prestations familiales (12 %), puis les aides au logement (10 %) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et l’allocation adulte handicapé (9 %).

L’INSEE précise toutefois que le taux de pauvreté en Guadeloupe a diminué de 4 points entre 2011 et 2017. On attend avec impatience les chiffres de 2020, que l’on devrait donc avoir en 2020…, afin de mesurer l’impact des différentes crises, cyclonique, sociales et sanitaire sur le niveau de vie des Guadeloupéens mais surement pas encore des Saint-Martinois…

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