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Vendredi 10 à minuit, la France (en dehors de Mayotte et de la Guyane) sortira de l’état d’urgence sanitaire déclenché il y a près de quatre mois.

Concrètement, cette sortie ne changera rien à notre vie quotidienne maintenant largement déconfinée d’autant que le projet de loi afférent prévoit que le Gouvernement conserve une certaine latitude, jusqu’à fin octobre, pour restreindre les déplacements et les rassemblements en fonction de l’évolution de l’épidémie de COVID-19.

Ainsi le Premier Ministre pourra, entre le 11 juillet et le 30 octobre, par voie de décret :

  • Réglementer la circulation des personnes et des véhicules et l’accès aux transports collectifs
  • Contrôler l’ouverture des établissements recevant du public ainsi que les rassemblements et les réunions sur la voie publique et dans les lieux publics
  • Imposer un test virologique aux personnes qui voyagent en avion entre la métropole et les outre-mer et entre les outre-mer

Par contre, à compter de ce samedi 11 juillet donc, les heures supplémentaires ne bénéficieront plus d’une exonération d’impôt, le délai de carence de trois jours en cas d’arrêt maladie dans le secteur privé s’appliquera de nouveau.

En outre, les préfets peuvent être amenés à prendre des mesures de restriction. Si elles concernent un seul département, ils pourront être autorisés à les décider eux-mêmes (pour alléger les mesures nationales si les circonstances locales le permettent ou, à l’inverse, les renforcer en cas de recrudescence de l’épidémie ou d’apparition de clusters). Ils pourrent également fermer, au cas par cas, des établissements ne respectant pas les mesures barrières et les règles d’accès fixées par décret. 

Enfin, en cas de résurgence forte de l’épidémie, le gouvernement peut  jusqu’au 1er avril 2021 déclarer l’état d’urgence sanitaire dans d’autres territoires que la Guyane et Mayotte.

Cette fin d’état d’urgence en France intervient tandis que, selon les experts, la menace d’une deuxième vague devient de moins en moins hypothétique sur le plan national et que l’Organisation Mondiale de la Santé met de plus en plus en garde contre une nouvelle accélération de la pandémie dans le monde et s’inquiète des preuves qui commencent à émerger concernant une possible transmission du virus par l’air.

Ainsi, lors d’une conférence de presse le 7 juillet, l’OMS a indiqué que l’épidémie avait atteint les 400 000 nouveaux cas au cours du week-end dernier (autant que les 12 premières semaines), tout en soulignant que le pic n’avait pas encore été atteint malgré les 11,4 millions de cas recensés dans le monde à ce jour.

“Il faut se préparer à une reprise de l’épidémie, voire à une deuxième vague (…) cet automne ou cet hiver.”
Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, dans le Figaro mercredi 08 Juillet 2020
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