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La gestion de la crise sanitaire a été marquée pour les Outre Mers par des mesures plus contraignantes et des restrictions de libertés plus conséquentes au nom de la fragilité des territoires… Quelle fragilité ?

Ce dispositif d’encadrement des libertés a été maintenu alors qu’il n’existe plus aucune contrainte sur le territoire national. Sous la pression des socio-professionnels, chambres consulaires…, les autorités publiques se sont trouvées dans l’obligation d’alléger le dispositif, autoriser le trafic aérien, sous condition de test, quarantaine, septaine… avec une limitation du nombre de places, par vol, à 200 passagers en provenance de la France Métropolitaine.

Depuis une quinzaine de jours, cet obstacle a été levé mais ce n’est plus le nombre de places qui est limité, mais le nombre de vols. Par décision préfectorale, le trafic ouvert pour l’ensemble des compagnies a été ramené pour juillet/août à moins de 40% de celui de 2019.

Il n’y a guère de place disponible en classe économique sur juillet/août sur l’ensemble des compagnies. Il faut souligner que les compagnies aériennes n’ont pas modifié leurs tarifications par rapport à 2019.

Il s’agit d’une mesure plus insidieuse afin de limiter la fréquentation de nos îles au détriment de l’industrie touristique et ses dérivés… alors que toutes les compagnies affichent soit des licenciements, ou maintiennent le chômage partiel.

A titre d’exemple, 400 personnels navigants sont en chômage sur 1 200 pour la Compagnie AIR CARAÏBES. Ces choix et ces restrictions constituent un volet du plan de relance !!! 

Cette limitation de vols et de l’activité aérienne, se traduisent par un fort impact sur la gestion des aéroports avec une belle pagaille, accès limités, port du masque, prises de température, files d’attente, limitation des sièges disponibles dans les salles d’embarquement, multiplication des formulaires, etc… pour un suivi impossible.

Cela se justifie par la nécessité de protéger les populations fragiles des Outre Mers parce que les services publics essentiels sont en difficulté. Mais peut-être aurait-il fallu aussi protéger ces territoires contre la croissance des prix à la consommation…

La diminution du nombre de vols réduit fortement les capacités de fret, et en conséquence une réelle augmentation du coût des transports qui est immédiatement répercuté sur le panier de la ménagère, sans prendre en compte les ruptures d’approvisionnement… Peut-être serait-il nécessaire de mettre en exergue la qualité du trafic postal…

Nous recevons péniblement les courriers du mois de mars et certaines commandes  de colis sont toujours en cours depuis mars. 

Les cartes de crédit, attestations d’assurances, autres documents, font partie des envois en attente… Mais cela ne relève pas de l’urgence, sauf que dans les envois, existent des produits, médicaments ou réactifs parfois indispensables à certaines institutions…

Tous ces éléments qui rythment la vie quotidienne des citoyens des Outre Mers sont anecdotiques face à la logique administrative et un service public défaillant.

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