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Au lendemain de l’interview du 14 juillet du Président de la République, le Premier ministre, Jean Castex a prononcé mercredi dernier son discours de politique générale. Du plan de relance économique, à la réforme des retraites, en passant par la justice de proximité et une nouvelle étape de la décentralisation, le Premier ministre a présenté la ligne directrice du gouvernement pour les deux années à venir, sur fond de crise économique et sanitaire.

Les principales annonces en quelques chiffres

Évidemment axées sur des mesures post-Covid, les ambitions du Gouvernement Castex reposent principalement sur les aides européennes dans le cadre du plan de relance que la France espère voir adopter par les 27 pays de l’UE, et sur de l’endettement :

  • 100 Mds pour la relance incluant notamment la création d’un Commissariat au Plan et des mesures de reconstruction de l’industrie,
  • 20 Mds pour l’environnement dédiés à la rénovation thermique des bâtiments, soutenir les technologies vertes et soutenir une alimentation plus locale et durable. Tous les territoires devront être dotés de “contrats de développement écologiques à échéance fin 2021,
  • 6 Mds pour le système de santé venant s’ajouter aux 13 milliards d’euros de reprise de la dette hospitalière d’ores et déjà prévus par le gouvernement,
  • 8 Mds consacrés au chômage partiel en 2021,
  • 1.5 Mds pour la formation,
  • 300 000 contrats d’insertion et 100 000 places offertes en service civique,
  • 4 000 euros de prime à l’embauche pour les jeunes de moins de 25 ans,
  • Revalorisation de 100 € de l’allocation de rentrée scolaire,
  • Repas à 1 € dans les restaurants universitaires pour les étudiants boursiers.

Une ambitieuse feuille de route

Au-delà de ces chiffres, le Premier ministre a également précisé certaines des priorités qui dicteront à l’action gouvernementale dans les mois à venir.

Ainsi, en terme d’aménagement du territoire, Jean Castex souhaite l’accélération du développement du très haut débit ainsi que celle de l’approvisionnement en eau, la sauvegarde des petites lignes ferroviaires et le déploiement d’un programme “petites villes de demain”.

La réforme des retraites sera relancée avec à terme la disparition des régimes spéciaux et le Premier ministre s’est engagé à poursuivre la refonte de l’école de la République, le combat pour l’égalité hommes femmes, ainsi que celui pour la laïcité au travers d’un  projet de loi contre les séparatismes notamment.

En ce qui concerne l’Outre-mer, cité une seule fois n’en déplaise à nos susceptibles egos ultramarins, aucune mesure propre n’a été évoquée dans le cadre de ce discours de politique générale mais les territoires ultramarins, si attachés à leurs spécificités, pourront au même titre que les autres territoires de la République compter sur la création d’un droit à la différenciation qui sera inscrit dans une loi organique.

Peut-être l’occasion pour Saint-Martin de plancher enfin sur ce toilettage institutionnel que beaucoup appellent de leurs voeux depuis plusieurs années…

Confiance accordée, à quelques exceptions près

Après plusieurs heures de débat, le Premier ministre a obtenu la confiance de l’Assemblée nationale avec 345 voix pour, 177 contre et 43 abstentions.

A titre de comparaison, Edouard Philippe avait lui recueilli 370 votes favorables en juillet 2017 pour sa première déclaration de politique générale, puis 363 en juin 2019 pour la seconde, signe peut être d’un certain effritement de la “macronmania” sur les bancs de l’Assemblée.

La Députée de Saint-Barthélemy et Saint Barth, Claire Guion-Firmin a voté contre, à l’instar de son groupe Les Républicains.

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