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Le Conseil des ministres réuni le 22 juillet a mis fin au suspense qui régnait depuis l’annonce du départ du Préfet Gustin vers le ministère des outre-mer et nommé son successeur en la personne d’Alexandre ROCHATTE, préfet de la Meuse depuis janvier 2019.

Il faudra bien évidemment attendre la prise de fonction et les premières actions du nouveau préfet de la région Guadeloupe, préfet de la Guadeloupe, représentant de l’Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, pour savoir si ce changement de personnes permettra de redéfinir les relations de notre territoire et de notre gouvernance à l’Etat. Toutefois, à la lecture du parcours de l’homme, quelques lignes se dessinent déjà.

“Instruit pour vaincre, il veille pour la patrie”

Né en 1969, Alexandre ROCHATTE est  titulaire d’un MBA de l’ESSEC (École supérieure des sciences économiques et commerciales) et diplômé de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr dont la devise est “ils s’instruisent pour vaincre”.

D’abord officier des troupes de marines en début de carrière, Alexandre ROCHATTE a ensuite officié en tant que contrôleur général des armées entre 2006 et 2009.

Outre cette expérience militaire, l’homme a également passé un peu de temps entre 2012 et 2014 à la direction générale de la Police nationale (DGPN) en qualité de sous-directeur des finances et de la performance avant de devenir chef de service de la délégation à la sécurité routière du ministère de l’intérieur.

Tout cela pour dire que Discipline, Honneur, Patrie sont des valeurs qui font partie de l’ADN de notre nouveau préfet et devraient donc présider à son action territoriale.

Habitué aux dossiers sensibles 

Par ailleurs, si l’on s’appuie sur son action et ses interventions en tant que préfet de la Meuse où il se voulait “assembleur”, il semblerait qu’Alexandre ROCHATTE soit surtout un homme de terrain, d’analyse et de dialogue, habitué aux contextes socio-économiques compliqués.

Dans le Grand Est où il ne sera finalement pas resté très longtemps, le préfet ROCHATTE a tout de même eu le temps de mettre en place un plan départemental de prévention et de lutte contre les addictions pour traiter notamment la consommation d’héroïne ainsi qu’un plan d’actions départemental de lutte contre les violences conjugales, deux thématiques qu’il pourra aussi retrouver localement.

Plus globalement, le préfet ROCHATTE se décrit lui-même en ces termes : “Particulièrement intéressé par le domaine du management et des finances, j’ai une expertise en matière de gestion du changement et en capacité de gestion de crise, dans un environnement interministériel.” Gageons qu’il ne sera pas déçu…

Sous contrôle

Enfin, Alexandre ROCHATTE a également été sous-directeur en charge du service de l’évaluation, de la prospective et de la dépense de l’Etat à la délégation générale à l’outre-mer en 2009 avant de devenir, un an plus tard, secrétaire général du haut-commissariat de la République en Polynésie française, fonction qu’il aura occupée durant 2 ans.

S’il peut ainsi se prévaloir d’expériences ultramarines, celles-ci ont surtout été tournées vers le contrôle, notamment de la bonne utilisation des deniers publics, problématique particulièrement prégnante et encore plus d’actualité pour Saint-Martin depuis que Philippe GUSTIN garde un oeil averti sur notre territoire depuis la rue Oudinot où il a rejoint le nouveau ministre des Outre-mer, Sébastien LECORNU qui jouit par ailleurs d’un autre atout local en la personne de la DGS de la COM, Christiane AYACHE, dont on le dit proche. 

Le successeur du préfet Gustin devrait ainsi naturellement poursuivre localement son action, surtout si l’on en croit ses mots prononcés à son départ de la Polynésie française :

Lorsqu’on accepte un poste comme celui-ci, on sait que l’on s’inscrit dans une continuité.

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