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Cet éditorial résonne comme un appel à la prise de conscience, comme une interpellation de la gouvernance locale, une fois de plus !

Avez vous un seul instant réfléchi, analysé, pris en compte l’exaspération et la lassitude de la population ? Au nom de quelle légitimité pouvez-vous incarner les aspirations  populaires ?

Dans un de mes derniers éditoriaux, j’ai mis en cause la gestion et l’organisation des chantiers, notamment, celui de Grand Case, exemplaire par l’improvisation et le mépris que porte le maître d’ouvrage aux malheureux automobilistes !

Certes, les horaires ont été quelque peu modifiés, mais tous les jours des centaines d’utilisateurs se font voler leur temps. On peut alors s’interroger sur l’existence d’une autorité, d’un responsable, d’un décideur dans la nébuleuse de notre merveilleuse collectivité. Cela ne constitue absolument pas une exception.

Il serait souhaitable que la Présidence, ou un groupe d’élus, arpente le territoire, visite Marigot, commerces fermés, trottoirs défoncés, éclairages publics inexistants… Peut-être pourraient-ils aussi dialoguer avec les commerçants, les citoyens, et faire le constat d’une déshérence totale du centre ville.

Ils pourraient poursuivre le chemin par la Marina Port la Royale, l’Auberge des Mers, territoires abandonnés, restaurants fermés, etc… de préférence de jour, de toutes façons, la nuit, ils n’oseraient pas !

Peut-être finiraient ils par une visite de nos containeurs, illustration future du Grand Marigot. Je leur suggère de les transformer en abri pour les sans abris… vision sociale d’un cimetière de containeurs…

Ils   pourraient visiter les quartiers défavorisés, l’habitat insalubre, ou les chantiers privés abandonnés…

Peut-être le temps d’un regard, apercevront-ils la réalité sociale, le combat des socio-professionnels, le chômage des jeunes, la pauvreté et l’exclusion. Ce sont des thèmes et une vision en dehors de la stratégie électorale mais qui vous colle aux pieds, comme la glaise.

Quand vous aurez compris l’exaspération, la lassitude, la colère d’une population, il sera trop tard. Mais une fois de plus, vous invoquerez dans vos explications, les remugles d’IRMA, la crise du COVID, les insuffisances de l’État lorsque le temps sera venu de renouer avec les électeurs…

Certes, mais à quelques lieues, l’activité touristique de Saint Barthélémy progresse, la Guadeloupe connaît une fréquentation d’une attractivité supérieure aux prévisions…

A Saint Martin, le touriste se morfond et anticipe son départ quand il n’annule pas son déplacement… Car le COVID s’est créé sur notre territoire et a inondé selon certains médias, la Caraïbe,  l’Amérique Latine, jusqu’à l’Antarctique … Ni la Collectivité, ni l’Office du Tourisme ne se sont mobilisés pour arrêter ces rumeurs et ces informations transformées et surmédiatisées. Et cela ne diffère guère  du  discours gouvernemental et des multiples  annonces relatives à la deuxième vague, prévue en automne, la troisième vague, en hiver, etc…

Nous sommes repartis dans la dramatisation et la manipulation de l’opinion. L’analyse des chiffres apporte des éléments d’appréciation simple, le taux de mortalité en France entre le 1er  mai et le 31 juillet est   inférieur à ceux de 2019 et 2018.

En Guadeloupe et en Martinique, les décès sont inférieurs de 7% à ceux de 2019… avec un taux de mortalité inférieur à 3%. Le COVID génère moins de victimes que le choléra ou le zika.

Le virus continuera à circuler, il est d’ailleurs dans le contexte actuel, souhaitable qu’il circule, pour amener progressivement à une immunité collective avant la découverte et la mise à disposition du vaccin.

Il suffit d’analyser les chiffres d’hospitalisation pour comprendre qu’il s’agit d’une épidémie comme une autre. Le problème n’est pas la diffusion de la maladie, mais  la prise en charge des personnes à risques. Mais cela nécessite un autre développement

Il faut en conclusion revenir à la déshérence de notre territoire et aux conséquences sociales et économiques d’une telle inaction.

Peut-être celles et ceux qui se réfèrent à Georges Clémenceau devraient-ils commenter cette phrase :
« En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables »

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