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Les outre-mer devraient également bénéficier du plan de relance annoncé par la Premier ministre le 3 septembre dernier, puisque quelques 1.5 Mds € ont d’ores et déjà été fléchés vers les territoires ultramarins pour financer des projets en 2021 et 2022. A ce montant, viendront en outre s’ajouter d’autres financements spécifiques dans le cadre d’appels à projets auxquels les acteurs locaux devront répondre.

Du concret pour les DROM

Sur les trois axes prioritaires définis par le Gouvernement, 80 M€ seront consacrés au verdissement de l’économie ultramarine pour des actions de transformation agricole, la modernisation des abattoirs et le renouvellement des agroéquipements ; 50 M€ seront consacrés à rénovation des systèmes de production d’eau potable et des réseaux en Guadeloupe, à Mayotte et en Guyane ; 50 autres M€ iront vers la mise aux normes des bâtiments publics dans le cadre du plan séisme Antilles.

Ce ne sont là que quelque exemples des fléchages d’ores et déjà identifiés par le Gouvernement, dans le cadre du plan de relance, à destination des départements et régions d’outre-mer.

De l’Etat pour les COM

En ce qui concerne les COM, dont fait partie Saint-Martin, le spectre est moins large et circonscrit principalement au renforcement de l’action régalienne sur ces territoires à travers notamment la rénovation des bâtiments publics de l’Etat ou encore celle des hôpitaux et de celui de Wallis et Futuna en particulier.

Le Gouvernement prévoit également des mesures de soutien à l’économie et à l’emploi dans ces COM mais celles-ci n’ont pas encore été clairement définies, la volonté gouvernementale étant qu’elles soient spécifiques aux besoins de chaque territoire.

Du boulot pour tous !

Ainsi, que ce soit pour les DROM ou pour les COM, les actions et projets éligibles au plan de relance devront faire l’objet de plans territoriaux construits sous l’égide des préfets d’ici la fin de l’année 2020.

Autant dire, au regard des délais et de la démarche multiaxiale qui devra comprendre à la fois une concertation services de l’Etat / élus locaux / socioprofessionnels et l’articulation des financements européens notamment, que ces plans s’appuieront sur des projets d’ores et déjà identifiés, voire prêts à être lancés.

Et c’est bien là où quelques doutes s’instillent lorsque l’on sait la capacité de notre territoire à travailler en concertation avec la représentation locale de l’Etat ou engager des projets.

Wait and see… 

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