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Après plusieurs semaines de discussions avec la préfecture et l’ARS, – notamment pour anticiper la problématique scolaire posée par les contrôles- ;

…Après avoir protesté contre le maintien de ces contrôles et opposé un ensemble d’arguments légitimes et de propositions de solutions auprès des plus hautes autorités de l’Etat, attestant de la nécessité socio-économique urgente de rouvrir la circulation entre le nord et le sud de l’île ;

…Après que la population est descendue dans la rue pour appuyer la contestation de ces restrictions et faire entendre sa voix, avec le soutien des élus des deux parties de l’île;

Nous ne pouvons que nous féliciter, collectivement, que cette unité aboutisse à la fin des contrôles aux frontières et au retour à la libre circulation entre le nord et le sud. C’est un soulagement pour nous tous.

Pour autant, la victoire contre le Covid-19 est loin d’être gagnée et il est de la responsabilité de chacun d’agir individuellement et collectivement, en respectant les mesures barrières.

Néanmoins, si cette responsabilité nous incombe à chacun, la sensibilisation, la communication et le contrôle en matière sanitaire demeurent un devoir des services de l’Etat, qui en ont la compétence et les moyens humains et financiers. Je ne saurai laisser reposer les responsabilités de cette mission sur les seuls citoyens, même si chacun peut se positionner en acteurs de la lutte contre cette épidémie.

Malgré la satisfaction pour le peuple saint-martinois d’avoir obtenu gain de cause, nous ne pouvons que nous interroger à nouveau sur la manière dont les services de l’Etat considèrent aujourd’hui les élus locaux de la République, et singulièrement ceux des outre-mer.

Notre devoir d’élus locaux consiste à alerter et conseiller la représentation locale de l’Etat et les ministères sur la nécessité de reconnaître nos spécificités et d’agir pour lutter contre la propagation du Covid19 ; Ce que nous nous attachons à faire avec un engagement sans faille, en étant en plus force de proposition.

Nous attendons de ces mêmes services un respect de la représentation politique locale qui a vocation à protéger les citoyens et empêcher des manifestations de mécontentement qui ne devraient pas avoir lieu.

Selon les déclarations de madame la préfète, la décision de libérer les frontières aurait été prise en réponse à la menace de troubles à l’ordre public exprimée par les membres d’une association.

Quel manque de considération envers la mobilisation et l’engagement de la classe politique locale ! Quelle réduction pour Saint-Martin et sa population.

Mais notre priorité aujourd’hui est de faire entendre nos arguments et d’instaurer un protocole sanitaire à l’échelle de l’île pour protéger les Saint-Martinois. Aujourd’hui, je me rendrai à Sint-Maarten avec mes vice-présidents, à l’invitation de la Première Ministre Sylvéria Jacobs, pour discuter des possibilités d’actions conjointes. La Préfète a été conviée, à ma demande.

Comme je le martèle depuis plusieurs mois, c’est à l’échelle de cette petite île qu’il faut agir pour combattre durablement ce virus, et nous mettrons toute notre énergie pour que des dispositifs tels que le Centre de dépistage et de surveillance conjoint Saint-Martin/Sint Maarten, voit rapidement le jour.

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