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Les autorités publiques n’ont aucunement analysé ou pris conscience des errements antérieurs, de la gestion de l’épidémie de mars à juin, de ses conséquences sociales et économiques. Elles s’enferment à nouveau dans une campagne d’affolement, de psychose, sans effectuer un examen lucide de l’évolution de l’épidémie et de ses effets sur la vie sociale et économique, sans assurer une information claire et préventive aux citoyens. 

Test : pas de priorité aux résidents domiens ???

Une illustration parfaite de la capacité de gestion peut être constatée dans l’organisation des tests PCR, de la communication des résultats, voire de la prise en charge d’éventuels cas positifs.

Il suffit de se rendre à Orly, le matin, de suivre la longue file de clients nécessitant quatre à cinq heures d’attente pour des résultats qui seront communiqués après le départ du vol (résultats exigés pour se rendre dans les DOM) mais les Domiens, ne sont pas prioritaires !!!

Aucun laboratoire n’est disponible en région parisienne, et susceptible de vous confirmer un résultat avant 4 ou 5 jours. Soulignons qu’en Allemagne, en Italie ou en Suisse, les tests salivaires rapides sont commercialisés, surtout qu’ils sont produits par une société guadeloupéenne en liaison avec le C.N.R.S. et le C.H.U. de Montpellier… Cherchez l’erreur ! 

Utilité des tests : je m’interroge…

Il faut dès lors se poser la question de l‘utilité des tests puisqu’il semblerait, selon la Haute Autorité ou le Conseil Scientifique, que la période d’incubation du COVID dure cinq jours et que le virus  n’est plus “contaminant” après sept jours … 

Il n’existe donc plus aucun argument qui légitime la multiplication des tests, sauf l’apparition de symptômes ou la prise en charge des personnes à risques.

Il suffit, pour s’en convaincre, de procéder à un inventaire des facteurs déterminants, la prétendue recrudescence de l’épidémie. 

En premier lieu, l’augmentation du nombre de cas positifs est corrélée avec la multiplication des tests, selon le Ministre, plus d’un million par semaine… alors que la mortalité et la létalité  restent faibles par rapport aux contaminations, ainsi que les admissions en réanimation.  L’hospitalisation publique serait sous tension… alors que la coopération avec la médecine libérale et le secteur hospitalier privé se révèle comme antérieurement inopérante.

La réalité du rebond me laisse dubitatif

La  recrudescence de l’épidémie, thème majeur des médias, ne repose sur aucun facteur objectif et pour différents éléments. 

Sur l’ensemble des tests, il est admis qu’il existe 3% de faux positifs. Faites le calcul par rapport au nombre hebdomadaire de tests. 

Un deuxième élément est lié à la nature et à la méthode utilisée, les tests PCR sont excessivement puissants, avec des “cycles d’amplification”, plus il y a de cycles, plus vous trouverez des cas positifs alors qu’il pourrait s’agir d’un virus mort ou d’une infection ancienne. 

A titre d’exemple, à l’I.H.U de Marseille, lorsque des cas positifs se font tester, ils ressortent négatifs à 30 à 40% puisque le nombre de cycles d’amplification du test est inférieur. Si on appliquait une norme plus stricte, plus de la moitié des cas positifs disparaîtraient. 

Troisième facteur, l’équipe des chercheurs de l’I.H.U. de Marseille indique : “les séquelles de l’épidémie de février à mai ont manifestement disparu et celles de l’épidémie actuelle (juin-août) appartiennent à de nouveaux génotypes ayant un taux de mutation beaucoup plus élevé.”

Comme dans toutes les épidémies virales, le virus tend à muter et à devenir moins agressif et cela se confirme dans le développement actuel de l’épidémie par région. 

Il faut enfin citer l’exemple suédois, toujours décrié, où tout est resté ouvert, les bars, restaurants, salles de spectacle, sans imposer le port du masque dans les transports, ni à l’air libre….

Résultat : la Suède n’a pas plus de morts que l’Espagne, l’Italie ou le Royaume Uni… avec un taux d’hospitalisation et des admissions en réanimation faibles depuis des semaines.

Bien sûr, une fois de plus, certains m’opposeront l’exception culturelle. Je ne citerai pas l’Allemagne où les écoles sont ouvertes, sans masque obligatoire et sans distanciation…

Des taux de mortalité comparés annuellement peu significatifs

Pour rappel,  malgré les effets de la canicule (voir les cycles antérieurs), la mortalité à fin août 2020 est inférieure à celle de 2019. 

Je citerai enfin le cas des Antilles françaises, Martinique et Guadeloupe, qui en matière sanitaire sont dans une situation de très forte vulnérabilité, la mortalité est inférieure de 6% à celle de 2019 alors que pour la Guyane, elle est supérieure de 1% à celle de 2019. 

Ces éléments démontrent une approche lucide de l’épidémie, alors que la psychose ou la panique sont généralement utilisées pour imposer l’interdiction, la restriction sans faire appel à la responsabilité et surtout sans évaluer un instant les conséquences sociales et économiques beaucoup plus mortifères que le COVID.

Ouvrir la gestion à l’espace privé !

La gestion de l’épidémie suppose aussi une autre méthode de prise en charge au traitement en impliquant la médecine libérale qui est parfaitement capable d’identifier les personnes à risques et de bâtir des protocoles de suivis réguliers et rigoureux. 

Enfin, l’Assurance Maladie connaît parfaitement le profil de chaque assuré et établit des protocoles pour personnes à risques.

En croisant, ce type d’identification, il nous paraît parfaitement possible de déterminer un mode et un dispositif de prise en  charge et de prévention… sans confiner ou restreindre encore la vie sociale et économique en difficulté sur nos territoires.

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