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Lorsque les médias s’emplissent de faits divers, c’est souvent le témoignage du retour d’une chape de plomb au dessus des instances et de ceux qui nous dirigent.

Mais qui sont donc les sources du Weeks ? Une ritournelle qui a aujourd’hui pris une place suffisante pour que les civils servants soient briefés par leur hiérarchie et que le spectre du “devoir de réserve” leur soit servi à toutes les sauces… “ne parlez pas au Week’s” ! C’est vrai à la COM, c’est vrai à l’Hôpital, c’est vrai au Pôle Emploi etc…

En attendant, parce que la chape est lourde, les chuchotements qui en émanent ressemblent aux jets de vapeur d’une cocotte minute.

Les élus d’abord…

Silence radio… comme si les sénatoriales avaient plombé les velléités des uns et des autres. Comme si l’éclatante division de la majorité dans les semaines précédant l’élection et les résultats de l’élection elle même n’avait pas de fondement… Il n’en est rien, il n’est de silence qu’en surface, certainement motivé pour certain(e)s par la crainte de se voir écarter du cercle rapproché qui concentre le pouvoir et les décisions.

L’accession au rang de Vice Présidente de Sofia Carti d’abord ne fait pas plus l’unanimité que la candidature unique et imposée au groupe majoritaire d’Annick Petrus. Notons d’ailleurs que la sénatrice, qui redeviendra simple conseillère territoriale, pourrait garder les portefeuilles de l’éducation et de la formation. Il faut aussi se souvenir que Sofia Carti était passée très proche de la démission en janvier 2018 et qu’il avait fallu user de beaucoup de persuasion pour qu’elle ne quitte pas le Conseil Territorial et la majorité.

Un autre point d’achoppement turlupine aussi nos élus et c’est la destinée qui est offerte à Jean Sébastien Hamlet, jeune élu dynamique et prometteur qui porte entre autres choses le dossier de la SAS Tintamarre.

En effet, si la démarche n’a rien d’illégale, le fait que l’élu de la majorité soit aussi devenu l’assistant parlementaire de la sénatrice Annick Petrus interpelle bon nombre d’entre eux, suscite naturellement convoitise et jalousie : la sénatrice conseillère territoriale choisit donc son assistant parlementaire dans les rangs de la majorité territoriale pour laquelle elle siège encore… d’évidence ce choix a dû lui être susurré avant les élections et aura certainement influé sur la sécurisation de votes en sa faveur tout comme le fait d’avoir choisi comme remplaçant le fils d’une autre élue.

Rien de délictueux… juste une sensation d’un entre soi assez toxique dans un contexte où le sujet collaborateurs parlementaires s’invite régulièrement dans les colonnes d’une certaine presse nationale, de François Bayrou à Marine Le Pen en passant par François Fillon. Pour autant, n’en doutons pas, maintenant dotée d’une équipe au grand complet, et selon les propres mots de la sénatrice : “Le travail peut commencer”.

Les agents ensuite…

Il ne sera pas nécessaire de hurler à la fake news… le fait est que les nouvelles recrues à la Collectivité en bavent et que certaines lorgnent déjà vers des avenirs plus radieux ou postulent dans des administrations moins tortueuses ou aux passés moins lourds. Le navire est ce qu’il est et il n’est rien de surprenant à ce que certaines et certains veuillent en changer. Certaines défections, si elles devaient advenir seraient assez handicapantes puisqu’il semblerait bien que les salaires à 5 chiffres, les villas aux Terres Basses, la prise en charge des frais de déplacement and co ne soient plus suffisants pour que Saint-Martin parvienne à sédentariser ses fonctionnaires territoriaux et ses compétences importées.

Il en va de même en interne, les demandes de mutation, de changements de postes vont bon train et cela n’est pas le témoignage d’une technostructure sereine et performante.

Cerise sur le gâteau, les agents de la Collectivité ont, fait rarissime, été payés avec quelques jours de retard… signe que tout fout le camp, même la DRH !

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