Temps de lecture estimé : 3 minutes

D’aucuns prétendent que les forces de l’ordre ne pénètrent jamais à Sandy Ground, que le quartier serait une zone de non-droit. La gendarmerie s’y est toutefois aventurée en début de semaine et n’est pas repartie bredouille…

Ils ne sont pas venus pour rien…

L’opération d’envergure menée lundi matin a, selon nos informations, ainsi donné lieu à 6 gardes à vue et à la saisie d’un fort appréciable butin :  une quantité certaine de cannabis, une importante somme d’argent, 3 armes de poing, 1 arme d’épaule, des munitions, 1 scooter et même… 1 bateau type speed boat. Un arsenal assez impressionnant pour une destination touristique paradisiaque mais qui explique certainement pourquoi les interventions se font avec d’infinies précautions…

A l’heure où nous mettons sous presse, les comptages et investigations se poursuivent, autant que le traditionnel mutisme du commandement de gendarmerie qui n’a pas pour habitude de communiquer sur les affaires en cours.

Mais nous ne doutons pas que celle-ci fera l’objet d’une communication officielle le temps venu, ne serait-ce que pour faire taire les mauvaises langues et autres commentateurs en chaise longue quant à l’abandon de Sandy Ground par les forces de sécurité… 

Pendant ce temps…

En Guadeloupe, le préfet, la procureure générale et les partenaires de l’opération ont lancé l’édition 2020 de la campagne “Déposons les armes” contre la circulation des armes sur le territoire. Il s’agit, comme chaque année et jusqu’au 31 décembre 2020, d’inviter la population à venir déposer volontairement ses armes en gendarmerie, dans les commissariats ou auprès de la police municipale de leur commune, sans crainte de s’exposer à des poursuites par la justice pour détention illégale.

Le préfet Rochatte a rappelé à cette occasion que “conserver une arme pour se défendre ou se protéger n’est pas acceptable dans un Etat de droit. On ne se fait pas justice soi-même. Pour se protéger, on peut compter sur les forces de  force et des armes en cas d’absolue nécessité. Si l’on se sent menacé, le premier réflexe est d’appeler le 17.”


LA RÉGLEMENTATION SUR LES ARMES
Les armes sont réparties en quatre catégories : A (pour les armes et matériels interdits), B (pour les armes soumises à autorisation), C (pour les armes soumises à déclaration) et D (pour les armes à détention libre).
Acheter, vendre ou détenir une ou plusieurs armes de catégorie B sans en avoir l’autorisation est sanctionné par une peine de prison de 5 ans et une amende de 75 000 €. Ceci est également valable pour les détenteurs dont la validité de l’autorisation a expiré.
Porter ou transporter hors de son domicile et sans motif légitime une arme des catégories suivantes : B constitue un délit et est passible d’une peine de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000€ d’amende ; C constitue un délit et est passible d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000€ d’amende.
Commenter avec Facebook

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.