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Bonjour Oswald, comment as-tu vécu ces derniers mois avec la crise du Covid, pas facile d’être un artiste en ce moment, non ?

  • C’était assez compliqué, sachant que j’ai été personnellement affecté par cette maladie, en métropole. Cela m’a permis d’avoir le temps de me concentrer sur mes projets et sur la création des différents titres de mon prochain album, qui sortira l’année prochaine.

Tu as sorti cette année deux singles, « T’en allez », avec la chanteuse Stony et « sur un carreau », au mois de juillet dernier. Quel impact que cela a eu sur l’évolution de ta carrière ?

  • Honnêtement, vu que j’étais à la maison, je ne tournais pas et je ne faisais pas de date, je n’avais pas vraiment réalisé comment les titres tournaient en radio, aux Antilles et en métropole. Il était difficile de savoir comment les deux titres étaient perçus par le public. Aujourd’hui, avec le recul, les deux titres rencontrent un vif succès dans les tops et les charts. J’en suis très heureux  et je remercie les principales radios pour l’accueil qu’ils continuent à donner à ma musique.

Avais-tu, un jour, imaginé retrouvé deux de tes titres, classés en même temps dans le top des charts,  de la caraïbe, de la métropole et de l’océan indien ?

  • Honnêtement, non. Je ne savais même pas que les titres étaient classés sur countdown ou Yacast. A ma grande surprise, ils ont bien tournés, malgré la situation. C’est l’une des choses, avec le support du publique, qui a permis que ma carrière continue à avancer de manière aussi positive malgré les conditions imposées par la situation sanitaire.

Parle-nous de tes futurs projets stp… Nous avons appris que tu as monté ton propre groupe, afin de te produire en live à l’avenir. Quels ont été tes motivations ? Et quelles sont tes attentes, à travers cette nouvelle aventure ?

  • J’ai eu la possibilité d’avoir plusieurs expériences, avec des groupes live, tels que Carimi, Vyb et Kay. J’ai tourné avec ces groupes et j’ai clairement compris qu’il y a des choses que tu ne peux pas dégager ou exprimer, quand tu es en solo sur scène. J’ai pris énormément de plaisir en live et c’est ce qui m’a poussé à monter mon propre groupe “Oswald Band”. Nous devions commencer nos tournées au mois de mars, mais nous avons été obligé de tout repousser à cause de la crise du Covid. Nous avons commencé malgré tout à nous produire en live virtuel, qui ont eu un excellent impact en ligne, sur les réseaux sociaux. Nous avons bénéficié de l’appui de pas mal de médias majeurs à travers le monde, tel que Trace. J’ai conscience de m’être engagé dans un grand challenge, mais je crois que ce n’est que la suite logique de ma carrière artistique, je veux me poser sur le long terme.

Tu as pris la décision de t’installer en métropole, de quitter St Martin. Qu’est-ce que cela a changer dans ta vie et quel impact sur l’évolution de ta carrière ?

  • Je compare pas ma vie souvent à un parcours scolaire. À Saint-Martin, j’ai atteint un certain niveau et il a fallu partir autre part pour entrer en école supérieure. Tout ce que j’ai fait dans la musique jusqu’à présent, a été accompli parce que je me suis mis très tôt dans une position où je me suis interdit de me donner le choix. Donc, quand l’idée de faire passer ma carrière à un autre niveau s’est posée, c’est naturellement que je me suis engagé dans ce nouveau challenge en partant m’installer en métropole, afin de continuer à faire avancer ma carrière.

Tu es devenu, l’un des artistes les plus plébiscités et les plus en vogue de la scène musicale Antillaise. Tu es donc souvent demandé pour tes talents de compositeur, d’arrangeur et de chanteur afin de travailler en collaboration avec d’autres artistes. Comment tu sélectionnes les projets sur lesquels tu t’engages ?

  • Pour moi, cela se fait de manière naturelle et au feeling. Très souvent parce que j’ai des bons contacts ou de bonnes relations avec tel ou tel artistes. Quand je reçois des demandes de projets, si je suis inspiré, je réagis instinctivement. Par la suite, nos équipes conviennent en parallèle des conditions de travail et de nos plannings. Et nous nous mettons au travail.

Aujourd’hui sort un nouveau single, en collaboration avec l’un des meilleurs artistes de la scène reggae de la Martinique, Sael. On ne t’attendait pas forcément sur ce type de projet, mélangeant le reggae et le compas. Parle nous de cette nouvelle collaboration.

  • C’est l’exemple type d’un projet qui s’est mis en place au feeling. Nous nous sommes rencontrées et le même jour, nous avons été en studio commencé à travailler sur le titre. Stanisky, qui est l’un des meilleurs réalisateurs de la Martinique, nous a fait écouter l’instru. Sael a amené la couleur et moi mon univers et nous avons décidé de travailler sur ce titre, qui je l’espère plaira à nos fans.

Tu es de retour à sxm pour une série de dates avant ton départ pour la grosse tournée en Haïti jusqu’à la fin du mois de décembre. Tu as été longtemps absent de la scène à cause de la crise du Covid. À quoi devra  s’attendre le public qui déplacera pour te voir ?

  • À cause de la situation, je n’ai pas eu la possibilité de chanter sur scène, les titres qui sont sortis cette année. C’est donc l’occasion pour moi de les partager avec mon public. Nous faisons des dates beaucoup plus intimistes, pour des questions de sécurité, ça va être très sympa, très fusionnel. C’est pour cela que nous avons décidé pour la première fois de faire plusieurs dates, afin de donner la possibilité au plus grand nombre de se déplacer en toute sécurité. Je reviendrais par la suite l’année prochaine me produire avec mon groupe dans des conditions différentes, dès que nous retrouverons une situation un peu plus normale.

Merci Oswald et à bientôt.

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