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La Cour des comptes vient de rendre son rapport sur le système éducatif dans les académies ultramarines et… il est plutôt mauvais.

L’enquête de la Cour, réalisée à la demande de la commission des finances du Sénat, portait sur l’organisation, le fonctionnement, le coût et les résultats du système scolaire en Martinique, Guadeloupe, Guyane, à La Réunion, et à Mayotte et si la Cour reconnaît que la mission éducative est objectivement plus ardue en Outre-mer qu’en Métropole, elle pointe aussi :

– un coût annuel supérieur à celui de l’Hexagone (en raison principalement des sur-rémunérations versées aux agents titulaires affectés en outre-mer) 

– des écarts importants et inexpliqués entre résultats aux diplômes nationaux et résultats aux évaluations de niveau

– un nombre de jours d’enseignement inférieur à celui de l’Hexagone (qui pourrait “expliquer des niveaux d’acquis scolaires préoccupants.”)

– le faible taux de remplacement des absences des enseignants

– des règles de gestion du personnel inadaptées

– des “surconsommations” d’emplois administratifs aux Antilles et à La Réunion, tandis que la productivité des services rectoraux, mesurée par les indicateurs du ministère, est faible.

La Cour a peut être oublié de se pencher sur la capacité qu’ont certains fonctionnaires de l’éducation nationale à se sécuriser dans leur poste et à se soustraire à la mobilité qui caractérise généralement ces postes à responsabilité.

A l’heure de la remise des bulletins scolaires du 1er trimestre, l’élève Outre-mer, toutes académies confondues, n’a pas de quoi être fier…

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