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La fin d’année correspond traditionnellement à cette période où les médias peuvent “se lâcher” et compiler les bourdes et autres glissades des grands de ce monde sous forme de bêtisier. A notre petite échelle insulaire, ce seul mois de décembre a su nous offrir suffisamment de perles à enfiler sur les colliers de la dérision, voire de la sidération parfois. 

Florilège non exhaustif de ces mots posés sur nos maux…

… et de ces petites phrases qui en disent long…

Très récemment, lors du conseil territorial du 17 décembre, Louis Mussington, leader de l’opposition, faisait allégeance au président Gibbs en ces termes : “Je n’ai pas la science infuse, donc j’accepte et me soumets.” 

 

 

Lors de ce même Conseil territorial, Christiane Ayache, DGS de la COM, livrait publiquement son sentiment quant au fonctionnement de l’Administration qu’elle est censée manager : “cette incurie administrative qu’il faut bien qualifier comme telle…”

 

 

Pendant ce temps, tandis que le Club du tourisme regrettait que “Il est impossible d’être en règle lorsque la règle n’existe pas”, le responsable du Centre des finances publiques, Alain Contant, rappelait à chaque fois qu’il le pouvait, que “Saint-Martin n’aurait pas besoin de contributions nationales ou européennes si  toutes les entreprises déclaraient la réalité de leur chiffre d’affaires et de leurs bénéfices, tous les foyers fiscaux déclaraient la réalité de leurs ressources et enfin, si tous ceux-là s’acquittaient des taxes et impôts afférents”

Sans même en être conscient puisque le commentaire s’appliquait à un tout autre sujet, le préfet Gouteyron, fraîchement arrivé, nous offrait lors de sa première conférence de presse, le 16 décembre, un mantra particulièrement adapté à notre territoire et aux femmes et hommes qui le dirigent : “C’est bien d’avoir des experts, c’est mieux d’avoir du courage !” 

On n’aurait pas mieux dit…

Notre favori : le président

Forcément plus exposé de par sa fonction et son rôle d’animateur des conseils territoriaux, Daniel Gibbs est de plus un émotionnel, de ceux pour qui la contradiction ou la remise en question donnent lieu à certaines envolées mémorables. 

Exemples : “Il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour savoir que dans un budget à un moment donné, il y a un réajustement possible” ou encore “On n’est pas dans une basse cour ici !”, “Que ce soit dit ! Dont acte… J’ai dit !” lorsque les autres membres du conseil territorial ont le don de l’exaspérer, ou lorsque certains se pensent autorisés à voter de manière dissidente : “Chacun a sa cohérence, Messieurs et Dames. Après… chacun en assumera les conséquences…”

Pas seulement autoritaire, Daniel Gibbs sait aussi faire montre d’une certaine créativité lorsque son bilinguisme naturel sort du cadre officiellement établi notamment ou qu’il revisite les versions originales de maximes populaires : 

  • Je ne veux pas refiler le bébé avec l’eau à l’État
  • A un moment, enough était enough
  • He say, they say, Dem say, y’a qu’à, faut qu’on…

Nous avons évidemment ici une petite pensée pour ses communicant(e)s qui doivent frémir à chaque sortie de route, mais parfois, les mots présidentiels tels que posés dans les scripts officiels ou non dictés par l’emportement, valent aussi le détour ; comme lorsqu’il s’épanche quant à l’administration qu’il tente de réformer : “Aujourd’hui nous récoltons une collectivité qui est ce qu’elle est. (…) Dans la fonction publique vous avez une certaine rigueur et un certain formalisme et on ne peut pas passer les concours à la place des agents.”

Ou lorsqu’il ne résiste pas à évoquer sa bête noire, la préfète Sylvie Feucher, même après son départ : “C’est vous dire la pression et la vision de certaines personnes que je ne regrette pas”

Mais, si conscients que nous sommes d’être à un moment charnière de notre Histoire et de la nécessité d’être bien armés pour faire face aux challenges à venir, notre préférée, celle qui nous fait languir d’être à demain, est sans conteste cette perle du propos liminaire du président lors du dernier CT : “pour gagner une bataille, on a besoin de bons généraux ; pour gagner une guerre, on a besoin de bons officiers, et de bons fantassins. Parfois aussi de bons commandos !!…”

Dont acte”… le président “ayant dit”, nous avons enfourché sans attendre nos jet-skis, à défaut de chevaux blancs, et nous sommes rendus à Saint Barth, île de prédilection des stars même éculées, en quête d’Arnold Schwarzenegger qui y a des habitudes afin d’être parfaitement prêts lorsqu’il sera temps de sonner le glas, présents et à l’ordre…


Un commando est un petit groupe d’hommes (généralement de forces spéciales) entraînés et équipés pour des opérations spécifiques et ciblées. Le commando peut être aussi un soldat qui dirige une équipe ou une unité militaire et agir en tant que commandant. Par métonymie, un commando ou une opération commando désigne un coup de main au sens militaire, c’est-à-dire une opération rapide et ponctuelle visant un objectif précis. (Source : Wikipédia)
Mais “Commando”, C’est aussi le titre d’un film d’action américain de 1985 mettant en scène l’invicible Schwarzenegger
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