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2020… “année maudite”

Les États-Unis ont connu des années bien pires que 2020 au cours de leur histoire, et le reste du monde aussi, mais la plupart d’entre nous n’ont jamais rien connu de tel de leur vivant”, c’est la petite phrase qui introduit la UNE du Times pour lequel 2020 fut la pire année de tous les temps.

Une position qu’il faut certainement pondérer quelque peu, 2020 ne fut pas pire que d’autres années mais plus personne n’est là pour en témoigner ou presque.

Pour autant, l’énorme secousse mondiale provoquée par ce virus en 2020 ne laisse pas augurer une année 2021 de tout repos sans compter que pendant que nous nous attachons à gérer l’immédiat, d’autres problématiques moins directes mais toutes aussi inquiétantes prospèrent sans que l’on semble à même de les enrayer : le réchauffement climatique, l’effroyable déclin de la biodiversité et la disparition d’espèces par milliers, la montée du fondamentalisme…

S’il est de coutume de se parer de tout ce que l’on dispose d’optimisme pour affronter une nouvelle année et que cela se matérialise par la traditionnelle expression des vœux, il est fort à parier que ceux ci cette année ne verront pas les grandes envolées habituelles et que le pragmatisme va appeler les spécialistes en la matière à plus de pondération, une bonne occasion de cesser de prendre le peuple pour un ramassis de candides écervellés.

2021 : année de la convalescence ?

Avec l’arrivée des vaccins, nous devrions connaître une année 2021 plus sereine sur le plan sanitaire que celle qui vient de s’écouler, plus sereine en termes d’état d’esprit même si les anti-vax sauront donner de la voix. Mais la convalescence, sur tous les plans, sera lente et laborieuse, avec d’autres risques à anticiper. L’effet dopant du vaccin sur le moral des populations pourrait n’être que de courte durée puisque les difficultés économiques ne manqueront pas de plonger les plus fragiles dans la précarité.

Le défi sous-jacent est bien économique : se frayer un chemin au gré des restrictions, confinements, couvre-feux et autres dispositifs déployés pour juguler les vagues successives. La dette publique sous influence d’un certain “no limit” explose et explosera encore en 2021 pour tenter de maintenir un fragile équilibre économique, seul garant d’une relative paix sociale.

2021… quelle saison cyclonique ?

Les perspectives saisonnières de la saison des ouragans du bassin de l’Atlantique 2021 seront publiées jeudi 8 avril, jeudi 3 juin, jeudi 8 juillet et jeudi 5 août par la CSU (Colorado State University). 

Mais le Dr Philip Klotzbach planche déjà sur le sujet puisqu’il n’est plus à démontrer que l’impact économique et humain des phénomènes cycloniques en Atlantique Nord va croissant. Sans qu’il soit possible d’évaluer le nombre d’événements pour le moment, la saison cyclonique 2021 sera pourtant selon la CSU plus active que la normale. Cela est directement imputable à une température de l’eau en constante augmentation et aux effets combinés d’El Nino et d’El Nina, le premier nous protégeant des formations cycloniques, le second les favorisant.

2021… Le rendez-vous de nos élus au tribunal

Ce moment qui devait amener Daniel Gibbs, Valérie Damaseau et Annick Petrus devant leur accusateur, à savoir le Procureur de la République, sera vraisemblablement reporté… pour la troisième fois.

Si Annick Petrus avait elle demandé à ce que les 3 dossiers soient disjoints, son avocate Maître Chapelle a aussi demandé le renvoi pour raison personnelle. De son côté, le Président Gibbs est clair à dire que cette affaire a assez duré et n’est pas favorable à ce report. La 1ère Vice Présidente Valérie Damaseau affirme être dans la même ligne que le Président Gibbs, même si, de source sûre, son avocat Maître Leborgne a aussi demandé un renvoi, de quoi semer quelque peu la confusion.

A la marge de ce moment, l’affaire “MWI” devrait elle aussi prospérer assez rapidement et proposer de nouveaux moments judiciaires.

2021… l’accélérateur de particules politiques…

Daniel Gibbs, Louis Mussington, Jules Charville, sans oublier Guillaume Arnell, Marthe Ogoundélé, Frantz Gumbs, Alain Richardson ou Horace Whit, cette année 2021 est une année de campagne puisque nous voterons au premier trimestre 2022 pour le renouvellement du Conseil Territorial.

Pour le Président Gibbs, 2021 va devoir se conjuguer avec les réalisations et en urgence puisqu’Irma et la crise sanitaire ont été des freins conséquents, impossible d’envisager un second mandat sans un sérieux bilan.

Pour les autres, s’il est une chose qu’il faudra intégrer, c’est que les temps changent ! Tant pour ce qui relève de la liste électorale que par le cadre qui est le nôtre aujourd’hui, en prise beaucoup plus directe avec les gardes fous de l’Etat.

D’autres noms ne manqueront pas d’apparaître mais une chose est certaines, trouver les 23 (+ 2 suppléants) qui répondent aux critères d’éligibilité sera un vrai parcours du combattant.

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1 comment

  1. Effectivement igor, le Covid a profité à de nombreux politiques
    Les élections israéliennes peuvent en témoigner.
    Le top israélien a de nouveau échappé à ses juges.

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