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Les riverains concernés n’auront pas attendu les données scientifiques et les communiqués officiels pour constater le retour du fléau sargassien sur nos rivages.

Et tandis que Météo France prévoyait, le 11 février qu’en termes de sargasses, “Pour Saint-Barth et St-Martin, les filaments détectés loin au sud-est sont contrariés par un gyre mais finiront par se rapprocher de ces îles à l’échéance de 15 jours ou 3 semaines”, les résidents de Cul de Sac notamment subissait les assauts de l’algue brune dès cette semaine. Même si, au moment où nous mettions sous presse, les échouements semblaient plus modérés, comme dirait le président Gibbs, “le temps est à l’inquiétude”

Ces algues posent en effet de nombreux problèmes, une fois échouées : pollution olfactive et visuelle, détérioration des écosystèmes, danger sanitaire, érosion accélérée des équipements et impacts évidents sur l’activité touristique ou de plaisance…

Or, en dépit des nombreuses annonces gouvernementales et territoriales, qui du plan national doté de 10 M€ mis en place en 2018, qui des 370 k€ débloqués localement en juin 2019 pour l’acquisition de matériel lourd destiné au ramassage des algues, la prise en charge factuelle des sargasses demeure un réel problème sur notre île, de l’anticipation à la réactivité en passant par le règlement des prestations (effectuées ou pas ?), sans même évoquer la passation de marchés publics que nous nous sommes promis de ne pas évoquer dans cette édition…

Pour autant, gouverner, c’est prévoir et même si nous ne disposons pas localement d’outil agréé de mesure en sulfure d’hydrogène et en ammoniac permettant de niveler l’information et les alertes publiques, à l’instar de Gwad’Air, on sait par expérience que la période critique se situe en général entre février et mars, c’est à dire maintenant…

“Ce phénomène est un désastre. D’abord pour nos écosystèmes littoraux, qui en sont profondément altérés. Ensuite pour nos économies, notamment quand elles sont orientées vers le tourisme, pour la pêche et pour l’aquaculture. Enfin pour nos populations, affectées par les émanations de sulfure d’hydrogène.”

Édouard PHILIPPE, Premier ministre lors de la conférence internationale sur les Sargasses – Guadeloupe, 26 octobre 2019
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