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Nous n’avions pas prévu de revenir sur ce Conseil territorial dont nous vous avons dévoilé le contenu la semaine dernière et dont les aspects techniques sont disponibles sur notre site Internet. Mais nous ne pouvons résister à partager avec vous l’ambiance générale et quelques petits détails, à notre sens, révélateurs.

Annick Pétrus, absente non représentée…

La sénatrice, par ailleurs conseillère territoriale, actuellement absente du territoire ne siégeait pas à cette première réunion de l’année et cela n’a rien de surprenant eu égard à son agenda parlementaire et à ses prérogatives propres. Ce qui l’est plus est que Mme Petrus n’ait pas daigné confier de procuration à un de ses colistiers…

Sans vouloir présumer des raisons d’un tel manquement, nous ne pouvons toutefois nous empêcher de nous interroger sur l’état des relations entre la sénatrice qui n’avait pas fait l’unanimité au sein même de son groupe lors de son élection en septembre dernier, et son leader, le président Gibbs qui avait jugé utile de la recadrer sur plusieurs points lors de la conférence de presse pour la signature de l’accord du plan de relance, la semaine dernière…

Nous ne doutons pas que l’exiguïté de notre territoire, ses interconnexions et sa parole libérée sous couvert de la protection des sources nous livreront très rapidement les réponses à nos questions. Stay tuned!

Le président remonté comme une pile !

Vraisemblablement féru de Confucius dont les citations émaillent régulièrement ses interventions et adresses, le président Gibbs ne semble pas pour autant en posséder la patience et la placidité… Et c’est à une séance digne d’un match de boxe et chronométrée qu’il nous a été donné d’assister.

Heureusement, au regard de l’actualité de ces derniers mois et de ceux à venir, nous avons un stock de pop corn assez conséquent, toujours Ready for the show, même inéquitable puisque la police des séances est assurée par le président lui-même.

Et c’est ainsi que autoritarisme, rappels à l’ordre, recadrages, piques diverses et variées, dénis de responsabilité (“C’est pas moi, c’est les autres avant moi”…) et petits mots bien placés, à l’endroit du conseiller Charville notamment, accusé de “faire de la politique politicienne”, ont présidé aux débats territoriaux jeudi dernier.

Bref, l’humeur belliqueuse du président jurait avec le jaune chatoyant (couleur de… l’optimisme, mais aussi de l’ego) que portait sa cheffe de cabinet… Et ce n’est qu’après une “escale technique” durant laquelle Daniel Gibbs s’est absenté que le président est apparu quelque peu apaisé, mais pas moins combattif… 

Avis d’orage sur le CESC

Autre victime de la vindicte présidentielle : le CESC représenté par son président, Julien Gumbs, avec qui la lune de miel semble avoir tourné court alors que l’on se réjouissait de voir enfin la COM et son organe consultatif entretenir de cordiales relations, porteuses d’espoir.

Sur le premier avis rendu par le CESC (il est vrai, particulièrement étoffé), c’est son directeur, Sébastien Culetto, qui a été vertement rappelé à l’ordre quant à ce qui était attendu dans le cadre de ses missions… rémunérées par la Collectivité, en ces termes : “Monsieur le Directeur, je suis un peu déçu sur un certain nombre de choses vis-à-vis du CESC à qui vous êtes chargé de donner conseil, et des avis d’opportunité et non pas des analyses techniques et juridiques. Vous compilez analyste juridique, juriste, avocat, technicien, médiateur, juge, c’est super… (…). En tous cas, ce qu’on vous demande, c’est un avis d’opportunité, pour l’avis juridique, nous avons nos instances…”

Un peu plus tard, c’est “l’honnêteté intellectuelle” du président Gumbs qui était remise en question par le président, avant que le vice-président Yawo Nyuiadzi ne l’enjoigne à “savoir tenir sa place”… Cela fait beaucoup pour un seul homme, au point que le conseiller Jules Charville a dû, à son tour, intervenir quant au traitement administré à Julien Gumbs ce jour-là.

Pas de quoi émouvoir outre-mesure le président Gibbs à qui nous avons, à l’issue de ce conseil, comme une envie de rappeler une autre parole de Confucius : “Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide”…

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