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Certes les échéances n’ont plus rien à voir avec les effets d’annonce post-Irma, mais la fibre continue son déploiement sur le territoire. Dans l’attente, tous les usagers qui étaient dépendants du filaire (cuivre ou coaxial), se retrouvent le bec dans l’eau, à user de palliatifs qui s’appuient sur le réseau de la data mobile avec des débits très fluctuants et pour des coûts assez prohibitifs (si l’on compare les offres disponibles sur d’autres territoires). Alors oui, nombreux sont ceux qui attendent cette démocratisation de la fibre pour vivre pleinement l’avènement de la réduction de leur fracture numérique…

Oui mais c’est pas toujours facile…

Et non, ce serait trop simple si tout était facile. Et en matière de déploiement de fibre les opérateurs se retrouvent parfois à affronter des conditions assez hors norme. Si l’usager a le bec dans l’eau, le professionnel a lui parfois le bec dans l’huile !

Pour pouvoir tirer de la fibre, les opérateurs utilisent les infrastructures qui jusque là accueillaient le réseau “cuivre”. A intervalles réguliers, ces infrastructures disposent de regards qui permettent l’inspections des réseaux et le passage de nouveaux câbles. Mais, il semblerait qu’il arrive que ces espaces souterrains trouvent un autre objet, en l’occurrence, celui de collecteur d’huiles de vidange usagées.

On rappellera, pour la forme, que ces réseaux secs ne font pas l’objet d’un traitement x ou y avant que leur contenu réputé non liquide n’atteigne l’environnement.

On marche sur la tête et en mode “haut débit”

Il y a quelque chose de déroutant à observer le déploiement de la fibre, outil de modernité et garant d’un certain futur, et l’usage illicite et juste irresponsable qui est fait à la marge de ces infrastructures. Point une grande surprise pour autant, puisque nos étangs, ravines et réseaux humides servent eux aussi de collecteurs de tout ce dont que le quidam, individu ou entreprise, ne veut pas assumer la mise en décharge ou en décheterie (quand elle est ouverte).

C’est un point d’autant plus déroutant que la réflexion est bien engagée quant à la pertinence de solliciter de l’Etat la part de la compétence environnement qui ne nous incombe pas. Comment étayer cette demande, au delà du volet budgétaire de la compensation de la charge, si la conscience environnementale moyenne du territoire est proche du nul ?

Chantier ingrat s’il en est puisque l’environnement est encore trop souvent considéré par les élus comme une stricte contrainte, une charge improductive, mais le respect de l’endroit où l’on vit s’apprend et les filières y compris technologiques et avant-gardistes existent dans ce secteur qui n’est plus un poids mort des politiques publiques depuis bien longtemps… ailleurs !

Lançons donc un petit défi aux prétendants au trône de 2022 : réussir à poser dans les programme une vraie politique sexy en la matière ! L’électeur, un peu comme Kevin pour ceux qui ont la “ref”, veut des paillettes dans sa vie, pas de l’huile de vidange !

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