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Le durcissement des mesures de restriction de déplacement lié à la recrudescence des cas variants de coronavirus a, comme à l’accoutumée maintenant depuis près d’un an, entraîné son lot de mécontentements et de contestations.  

Feu vert pour le retour des étudiants ultramarins

Premiers touchés par l’instauration de motifs impérieux de déplacement en cette veille de vacances scolaires, les étudiants ultramarins, réunionnais en particulier, se sont mobilisés pour réclamer le droit de rentrer se ressourcer sur leurs territoires, aux côtés de leurs proches. 

Ils ont été entendus par le ministre des outre-mer qui a donc demandé au délégué ministériel à l’égalité des chances de Français d’outre-mer de se pencher sur la question. Maël Disa a tranché le 17 février et indiqué sur son compte Twitter que le retour des étudiants ultramarins auprès de leurs proches était désormais considéré comme un motif impérieux, et soumis à la présentation d’un justificatif de domicile en Outre-mer.

Levée des motifs impérieux à l’orange

D’autres ultramarins, parmi lesquels les présidents des Collectivités de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, avaient eux aussi réclamé la levée des motifs impérieux à l’entrée de leurs territoires.

D’après le Journal de Saint Barth, le ministre des Outre-mer aurait répondu au Président Magras le 16 février que l’Etat souhaitait maintenir sa stratégie de fermeture des frontières pour encore quelques semaines. Côté saint-martinois, aucun écho officiel n’a été donné quant à quelque réponse ministérielle mais l’on voit mal comment une réponse positive pourrait nous parvenir alors que Saint Barth, qui avait jusque-là pu jouir de mesures exceptionnelles, a essuyé un refus. Le président Gibbs s’était pourtant déplacé en personne à Paris pour tenter de sauver le soldat Tourisme…

Pendant ce temps, à Sint Maarten…

Nos voisins du Sud sont compétents en matière de santé et ont quant à eux décidé, depuis le 17 février, d’assouplir leurs conditions d’entrée en validant l’usage des tests antigéniques pour les passagers en provenance des Etats-Unis et du Canada.

Dans son communiqué de presse, la ministre du tourisme et des affaires économiques de Sint Maarten, Ludmila de Weever, indiquait ainsi être “très heureuse d’annoncer cette mesure qui permettra sans conteste d’accroître le nombre de touristes et le taux de remplissage des compagnies aériennes.” 

One island, One people certes, mais certainement pas une destinée unique et encore moins les mêmes considérations présidant aux décisions gouvernementales…

En attendant la réaction de la préfecture de Saint-Martin qui avait indiqué que l’apparition de variants sur notre territoire changerait inévitablement la donne quant à la libre circulation.

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